Rédaction Web : savoir écrire, au vrai sens du terme (1/3)

Dans « rédaction Web », il y a WEB, mais il y a aussi et d’abord RÉDACTION…

content seoQuand on parle de rédaction Web, on pense aussitôt et systématiquement à l’adaptation des mots, rebaptisés « mots-clés », traités comme de véritables vaches sacrées, pour plaire au référencement. Car ce qui compte, semble-t-il n’est hélas plus ce que l’on dit mais comment on le dit.

Le concept calculateur de SEO s’est installé au détriment de la belle langue dont l’écriture représentait de la rédaction, enfin, au premier sens du terme…

Rédaction : action de rédiger

Dans « rédaction », il y a d’abord le fait de rédiger, de choisir les mots justes pour créer une phrase. C’est d’ailleurs la définition originelle de ce mot : action de rédiger. Le verbe « rédiger » étant au départ défini par « écrire, formuler ».

Cela peut être une pensée, un message publicitaire, un cours, une démonstration, une histoire humoristique, une annonce, une réponse, un compte rendu, un reportage, un pamphlet, une critique, bref, il existe moult natures de texte et encore plus de styles d’écriture.

Néanmoins, et pour en revenir à ce qui nous intéresse, le but de toute rédaction est donc de rédiger un texte formé de phrases qui ont du sens, à la fois en elles-mêmes et dans le contexte général du texte, du message.

Mais pas seulement. Il est tout aussi important – et respectueux pour le lecteur – de créer des phrases offrant une certaine élégance, c’est-à-dire équilibrées et surtout bien écrites, sans erreurs d’ordre syntaxique, orthographique, grammatical ni même d’ordre typographique… Sans parler du style.

Car si le but premier est de se faire comprendre, il n’en reste pas moins qu’un texte dont le flux coule harmonieusement, comme une rivière, laisse un goût bien plus agréable au lecteur. Au risque de me répéter, il est évident qu’on ne pense pas assez au confort de lecture !

Or, outre une mise en page aérée, le style et le respect des règles de la langue dans laquelle on rédige, y contribuent !

Voir mon billet précédent au sujet des fautes.

Qualité d’un contenu : attention aux fautes !

UnknownJe voudrais donner mon avis sur un billet que je ne peux décemment pas laisser passer tant celui-ci m’a contrariée. Je veux parler de la qualité rédactionnelle, la vraie, pas celle focalisée sur les mots-clés en vue d’un référencement et autre trafic juteux.

 

Revenons aux fondamentaux

Un contenu de qualité, on ne le répètera jamais assez, passe par trois éléments : la valeur du propos (ce que l’on dit), la forme de l’écriture (comment on le dit), et enfin le respect des règles (grammaire, syntaxe, orthographe, typographie).

Ce sont les trois axes principaux : Lire la suite « Qualité d’un contenu : attention aux fautes ! »

Il y a contenu et contenu !

Après avoir tenté une définition du contenu il y a trois ans (déjà !), penchons-nous à nouveau sur les aspects principaux de ce fameux mot devenu magique et utilisé à tout bout de champ : le « contenu »

Deux aspects caractérisent cette notion

1. Le contenu en tant qu’élément : par exemple un texte, une image, une vidéo, un tableau, un titre, une infographie, etc.

Et en sous-éléments (comme l’idée de poupées russes qu’il m’est arrivé d’évoquer auparavant) : la nature par exemple d’un texte : article classique, brève, histoire, publicité…

Le choix de ces « supports » varie selon les objectifs du message que l’on veut partager : newsletter, email, vidéo, blog, le tout transmis de manière adaptée selon les outils-supports (ordinateur, tablette, smartphone…).

Tout cela représente la forme.

Tout comme le style du message transmis : sur un ton pédagogique, humoristique, alarmant, sérieux…

2. Mais l’idée de contenu, c’est aussi ce qui est dit : le fond. Si possible un fond qui a du sens. La première chose à laquelle je pense quand on me parle de « contenu » est non pas sous quelle forme (vidéo, texte, son, etc.), mais bel et bien ce que l’on va DIRE. Le propos servi par des mots cohérents qui vont signifier une information, une idée, une réflexion. Le sens profond du contenu, est à mes yeux, la valeur intrinsèque de ce qui se partage, quelle que soit la forme sous laquelle le message est transmis.

Or, c’est très souvent que ces deux aspects sont mélangés, ou plutôt confondus, et encore plus souvent que l’on parle de contenu dans son premier aspect. Comme si ce que l’on dit n’avait pas d’importance, on remplit parce que « allez, il faut du contenu, il faut remplir à tout prix, on va mettre une vidéo, un titre, une image, les gens adorent ça… ».

Le danger est que l’on occulte la force du message lui-même, son intérêt profond, sa qualité, ce qui fait sa valeur, non pas en termes de buzz ou de clics, mais en termes de signification, de sens du propos.

En effet, quid de ce qui est exactement dit ?  Si l’on produit du contenu pour du contenu, il est fort probable que la majorité de celui-ci contient du vent, de l’éphémère, improductif.

Car tout de même, l’intérêt d’une bonne communication n’est-il pas de transmettre un message qui serve réellement à quelque chose ?

Pourquoi les éléments de langage sont improductifs

Ils ne fonctionnent pas. Ils ne fonctionnent plus… De quoi s’agit-il ? Des éléments de langage qui habillent la parole politique ; ces mots, ces formules que vont répéter quelques personnes enfermées dans une idéologie, quelle qu’elle soit, qui souhaitent gérer une crise ou  simplement répondre à une question, en proposant un message construit sur mesure. Que l’information soit vraie ou non…
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Pourquoi les éléments de langage deviennent improductifs ?

Parce qu’il y en a trop, qu’ils sont trop souvent utilisés et par trop de monde. Des formulations en boucle supportées par nos oreilles finissent par engendrer une contre-productivité, dont le résultat se manifeste – chez les individus à qui s’adressent ces messages – soit par une forme de rejet, de dérision ou d’indifférence, de défiance, de doute, de provocation ou de ras-le-bol.

Dans tous les cas, cela peut être perçu comme du mépris et ce n’est jamais bon, particulièrement pour la démocratie.

Le discours est tellement voulu, léché, si peu original et surtout tellement répétitif. Bien sûr, des idées communes demandent d’être sur la même longueur d’ondes au niveau du message et nous sommes d’accord qu’une communication doit avoir préparé un axe cohérent, partagé de concert par tous les membres d’un même mouvement. Mais de là à utiliser le marteau issu du même moule, sans aspérités, sans originalité, et surtout sans authenticité…

Si le but initial est de convaincre, en martelant les mêmes mots comme des robots, on finit par obtenir l’opposé. En effet, à force d’entendre exactement la même forme, construite et préparée pour être diffusée à la virgule près, on ne peut que s’éloigner du naturel. Or, être naturel, être soi-même, reste la meilleure manière d’être apprécié à sa juste valeur.

J’ai envie de comparer ces éléments de langage aux fruits et légumes « traités », rangés comme des petits soldats dans les casiers des supermarchés… Toutes ces denrées se ressemblent ; elles sont bien calibrées. Le problème est qu’au final, non seulement, elles n’ont aucun goût mais elles peuvent être nuisibles (merci les pesticides).

Certes, comparaison n’est pas raison, mais je n’ai pas trouvé d’autre métaphore.

Quand la répétition de mots-clés prend des allures de spam 

Beaucoup de domaines ont leur jargon, leur novlangue (que dire de l’économie par exemple). Mais la politique est une sphère particulièrement aliénée depuis des décennies par les « conseillers en communication » pour qui l’utilisation des éléments de langage est devenue systématique – sous couvert d’être pédagogiques, tout en faisant passer l’info que l’on veut.

Le problème est que cela est devenu un tel réflexe que le récepteur ne peut plus croire au message lui-même. D’autant qu’avec du recul et une observation simple, force est de constater le gap entre lesdits discours en kit et les faits réels, les actions menées « sur le terrain », voire les éventuels changements (positifs bien entendu).

Vous allez me dire qu’il est nécessaire d’avoir une cohésion, qu’il est par conséquent logique de valider un « discours » repris par tous les membres d’un même groupe, d’un même mouvement. (Cf. plus haut.)

Certes, mais n’oublions pas que l’énonciation, la façon de dire un message, possède l’extraordinaire caractéristique de pouvoir varier. C’est d’ailleurs, la grande force et la magnificence de la langue française. Selon les personnes, leur nature, leur éducation, leur culture, cette forme peut prendre différentes tournures.

On pourra se payer autant d’heures de media training que l’on veut, lorsque l’on s’adresse au plus grand nombre, le mieux est de s’exprimer le plus simplement du monde.

À l’inverse, le langage fabriqué, qui fait que tous répondent sans même faire l’effort d’essayer un synonyme – non, non, je ne parle pas de la langue de bois, ce greffon pavlovien si souvent partagé – pour que les idées soient formulées à l’identique de peur d’un dérapage incontrôlé (enjeu électoral oblige), est l’outil le mieux partagé au sein d’un parti, il est aujourd’hui indiscutable que c’est justement ce même langage ronronnant qui finit par devenir improductif, voire contre-productif !

L’omniprésence des éléments de langage dans les messages politiques actuels polluent les échanges. L’overdose guette. Au point qu’il ne serait pas illogique de les comparer au langage des spameurs ! Or, on sait tous où un spam termine sa course…

La réalité est que rien ne vaut de parler vrai, sur ce qui vous anime, sur ce qui fait que vous êtes là, à vouloir convaincre votre prochain. Mais pour convaincre, il faut être soi-même convaincu par ce que l’on dit ! Plus encore, y croire totalement. La gestuelle, le ton, les mots qui habillent le message, lorsque l’on accepte d’être soi-même, ont bien plus de force qu’une leçon technique apprise en dehors de tout sentiment.

Il est en effet évident que l’on sent tout de suite, quand vous vous exprimez oralement, si vous êtes sincère, si vous êtes convaincu. Contrairement à ce que les fourbisseurs de « belles » paroles peuvent penser, il est assez aisé de discerner une parole mécanique. Les éléments de langage tels que programmés sur mesure, ôtent toute forme de sincérité au propos, et cela se ressent.

La sincérité étant la base pour transmettre une conviction, il est aisé de comprendre que, sans elle, on obtient l’effet inverse.

Maîtriser son sujet permet une spontanéité

Autre chose, le recours aux éléments de langage cache parfois une inculture, un manque de maîtrise d’un sujet, voire une absence d’idées et de solutions. On veut sauver son image ou imposer son parti et l’on pense que la forme suffit.

Mais la communication, ce n’est pas ça ! Ce n’est pas que de la pédagogie en boîte. C’est même tout le contraire. Les spin doctors auraient-il si peu de recul ou de psychologie pour ne pas comprendre que le marketing fabriqué (pléonasme), ne fait pas tout, et possède même des limites ? Est-ce qu’ils se posent la question de savoir pourquoi l’image des politiques est si dégradée ?

Je dis souvent que « la forme fait passer le fond ». Mais, premièrement, une forme trop léchée visiblement travaillée, est toujours suspicieuse, particulièrement dans la bouche d’un personnage public. Deuxièmement, même si la forme est bonne, et qu’effectivement elle arrive à ses fins, le fond reste primordial sur la durée. La valeur du message ressort lorsque ce message a du sens. Il peut alors être compris. Encore faut-il avoir du fond et des idées… Sinon, toute tentative de communication serait du vent.

Pour cela, rien ne vaut de réfléchir en profondeur à la validité et à la pertinence de ses arguments, de bien savoir de quoi on parle, d’avoir des idées et de connaître ses dossiers.

S’il n’y a pas de matière, de réflexion, de fond solide, intelligent, intéressant, logique, ouvert aux autres et porteur d’éléments propres à faire évoluer des choses en apportant une réelle nouveauté, l’image de celui qui aura diffusé le discours en question, ne durera qu’un temps.

Le but d’une communication est d’être compris(e)

Les foules attendent qu’on leur parle de manière naturelle. Elles sont (nous sommes) sensibles à la sincérité. Or, ce qu’il faut bien comprendre justement, c’est que cette sincérité transpire toujours d’un discours : tout passe dans le ton, dans le ton de conviction, dans la gestuelle… et dans la façon de dire les choses. On voit tout de suite quand une personne parle avec ses tripes. Cela ne trompe pas.

Inversement, si l’orateur répète une leçon apprise, si les mots ne sont pas les siens mais des éléments de langage bien huilés, s’il ne les a pas vraiment choisis, le récepteur du message le ressent également tout de suite. Parler avec son cœur, avec ses tripes (c’est-à-dire avec conviction), désolée, mais cela ne s’apprend pas.

Le problème avec les éléments de langage, véhiculés à travers les médias, c’est qu’ils peuvent cacher la vacuité d’un propos. De ce point de vue, la plume de Jean-Claude Guillebaud reste parmi les plus affûtées et maîtrisées pour décrire régulièrement le vide tristement sidéral de la sphère politicienne (et médiatique) qui tente de surnager dans une société devenue spectacle.

Au risque de me répéter, quels que soient les efforts que leurs représentants élus font sur la forme, qu’ils croient à ce qu’il disent ou non d’ailleurs (attention, certains peuvent être sincères au fond d’eux), rien ne vaut de parler franchement, de dire les choses telles qu’elles sont.

Par ailleurs et logiquement « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ».

Alors attention aux formules toutes faites, aussi éphémères qu’une médaille en chocolat au soleil ; attention aux mauvais mots dont on abuse pour recouvrir les maux de la société, au lieu d’appeler un chat un chat et prendre ses responsabilités.

Une communication qui porte ses fruits, qui séduit, passe par un message moins robotisé, que ce soit dans la forme (on respecte son auditoire) ou sur le fond (on partage du sens).
Tout le contraire de la langue de bois finalement…

Pourquoi le français est souvent remplacé par l’anglais

ID-100230255De plus en plus de formulations françaises, pourtant simples et compréhensibles, se voient bousculées par une vague de termes en anglais.

Cela peut se comprendre lorsqu’il s’agit de nouvelles notions importées et partagées dans le monde entier, particulièrement dans les secteurs des technologies, de la finance, de l’innovation, dans ceux du business et du marketing.

Mais attention : cela peut aussi donner un néologisme ou autre franglais jusqu’à en devenir ridicule… Lire la suite « Pourquoi le français est souvent remplacé par l’anglais »

Numérique ou digital ? Une ambiguïté bien française

file0002120440786Petit rappel de base

DIGITAL en français vient de digitus (doigt). Il s’agit de tout ce qui requiert l’utilisation des doigts. Par extension, cela inclut tous les supports aux contenus dits virtuels auxquels on peut accéder en usant de ses mains : que ce soit par un clavier ou par un écran tactile.

  • À noter qu’en anglais, digital relève des numéros puisque « digit » veut dire chiffre

Là où cela peut prêter à sourire, c’est qu’écrire à la plume, pardon, au stylo – oui, vous savez sur un papier en bois d’arbre… – demande aussi l’utilisation de la main, les doigts bien rassemblés autour de l’outil. Donc logiquement, on peut penser qu’ici, l’approche est tout aussi digitale…

NUMÉRIQUE vient de numerus (nombre) et sous-entend une numérotation.

Quand on dit « numérique », on pense souvent à « en ligne » on pense aussi à électronique, symbolisé par le « e » (voir plus bas).

Digital = numérique (et inversement)

Notez-le une fois pour toute : l’adjectif anglais digital se traduit en français par « numérique ». Les deux termes sont donc SYNONYMES !

Comme le préconise la règle avancée par l’Académie française, le terme francophone à employer est donc bien numérique.

Le problème est que la réalité est tout autre : notamment parce que les termes anglo-saxons envahissent aisément la sphère lexicale dans des domaines aussi divers que la communication, le marketing, l’innovation et bien sûr les technologies : « raconter une histoire pour des supports numériques » est évidemment plus long que de dire digital storytelling

D’autre part, avant 1968, le terme français digital(e) ne se référait pas aux nombres, mais aux doigts ; de plus, il n’a toujours rien à voir avec son faux-ami anglo-saxon !
Le terme anglais digital, quant à lui, s’applique à l’informatique depuis 1945.
Encore un quiproquo qui tend à nourrir la confusion ! (Voir plus bas.)
En savoir plus.

En français, beaucoup de mots possèdent plusieurs définitions. L’idéal serait de les connaître toutes…

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Utilisation

Bref, le terme « digital » est utilisé de plus en plus à toutes les sauces.
Mais en matière informatique, « numérique » convient en français. Il est d’ailleurs utilisé pour des objets concrets, comme par exemple un appareil photo, auquel on attribue le qualificatif « numérique » : boîtier numérique, caméra numérique (les Anglais disent digital camera donc), tableau numérique, tablette numérique (ou tactile).

On prononce parfois uniquement l’adjectif, qui devient alors tout à fait librement un nom commun : « Passe-moi ton numérique » !
(Notons, en passant, que l’on se met à dire également « le digital » comme nom donné au champ qu’il recouvre.)

L’adjectif « numérique » s’emploie également pour d’autres aspects :

  • cantine numérique, école numérique, bibliothèque numérique, comme par exemple la BSN (espaces, lieux scientifique ou culturel) ; on parle également de « territoire numérique ».
  • salon du numérique, assises du numérique, transition numérique (événement, période) ;
  • journal numérique (que l’on peut appeler aussi journal électronique…), d’ailleurs on parle aussi souvent de « document électronique ».

Personnellement, j’aime assez utiliser l’adjectif « électronique » car au moins, il veut dire la même chose en anglais et en français. On voit tout de suite de quoi on parle. Il permet de mettre tout le monde d’accord dans cette ambiguïté purement francophone.

Électronique : le premier terme apparu, avec le e de electronic collé devant, fut sans nul doute le e-mail. On voit souvent passer des e-book, sans parler de e-commerce, de e-boutique, de e-marketing, de e-learning. On a « franglisé » peu à peu, en raccourcissant les termes afin de rester au plus proche de ce qui se dit dans le monde (donc en anglais).
Et puis le « e » devant un terme est vraiment un symbole international que tout le monde identifie tout de suite comme relatif à ce qui est virtuel, c’est-à-dire en ligne. Aujourd’hui, le trait d’union tend à disparaître et c’est de plus en plus souvent que l’on peut lire : ebook, email, epub, etc.

Le français entretien la confusion

Exemple : dans son titre de référencement nancy numérique se définit comme un « cluster de l’économie digitale« .

Alors que la cantine numérique de Toulouse, « La Mêlée », se définit comme « association fédératrice des acteurs de l’économie numérique

Il existe ainsi des centaines d’exemples. Tantôt certains acteurs utilisent l’adjectif « digital(e) » quand d’autres utilisent « numérique ». En France, on a tendance à utiliser tour à tour l’un ou l’autre de ces termes pour dire la même chose, puisque ce sont des synonymes.

Et quand on hésite ? Libération précise les deux dans un titre !!

La confusion est constamment entretenue entre ces deux termes, d’autant plus qu’un troisième « sens » intervient pour parler de cette notion de manière plus générale…

Digital au sens large

En effet, le terme digital est aujourd’hui beaucoup plus souvent employé au sens large pour parler de tout ce qui suppose se rapporter aux technologies numériques (aux supports, aux réseaux), mais aussi aux services et autres notions professionnelles relatives à une utilisation de la sphère numérique.

Cela vient essentiellement du fait que le jargon utilisé dans certaines disciplines, garde les termes anglais. Le vocabulaire anglo-saxon s’installe et s’étend dans tous les pays de fait.

Ainsi : digital content (pour contenu numérique), digital 2.0, digital storytelling, digital media, digital branding, digital native, etc. Mais au lieu de traduire par exemple digital marketing en marketing numérique, les professionnels ont pris l’habitude de dire « marketing digital ».

« Digital » devient une norme. Et du coup, on se met à franciser : communication digitale, foyer digital… Ce qui est risqué et faux au niveau du sens (si l’on s’en tient aux définitions de base). Par exemple, il est plus logique de dire technologies numériques que technologies digitales.

De même, « empreinte digitale » (empreinte des doigts…) n’a rien à voir avec la formule « empreinte numérique » qui n’a pas vraiment de sens.

Pourtant, il faut se rendre à l’évidence que « contenu numérique » est un peu malheureux à l’oreille avec cette double syllabe « nu ».

Du coup, comme « contenu digital » n’est pas juste, on a tendance à garder la version anglaise digital content (qui elle, est juste). Vous suivez ?

Pour les francophones, « numérique » est logiquement la réponse au titre de ce billet !
Alors, digital ou numérique ? Les deux mon Général, à condition de savoir les utiliser correctement, dans le bon contexte.
Si les Français étaient bilingues anglais (rêvons un peu), l’ambiguïté serait plus facile à lever car ils pourraient mieux comprendre la différence linguistique.


Une chose est sûre : en France, on aime bien se compliquer la vie. De quoi en perdre son latin !
Surtout quand on se pose d’autres questions pertinentes comme FrenchWeb l’a fait dernièrement avec cet article « Où est le digital dans la transformation digitale ?« .


Et « Tactile » ?

Un support tactile est un support qui réagit quand on le touche :  toute chose vivante, par définition, est tactile. Mais sur le plan technologique, l’informatique propose depuis pas mal d’années maintenant des écrans tactiles : un écran qui peut prendre différentes formes (tablette, smartphone, montre, borne, tv, plateau table…) et qui réagit lorsqu’on le touche. Créant une interactivité, sans fil, sans clavier.

GOODY

Pourquoi Twitter commence à me décevoir

Qu'est-ce que tu fais… Twitter ?!
Qu’est-ce que tu fais… Twitter ?!

Un petit coup de clavier ce matin concernant, chose rare, mon réseau social préféré, j’ai nommé Twitter.
Pourquoi ai-je la désagréable sensation que le Twitter d’origine, si efficace, commence à me décevoir ?
Tout est parti hier d’un article de Mashable, information reprise par les blogs français.
Le site de l’oiseau
bleu chercherait à faire évoluer sa présentation vers un ersatz de page Facebook.
Pitié ! Dites-moi que ce n’est pas vrai.

Simplicité, fluidité, rapidité

Le fait d’avoir de l’info en temps (plus que) réel est génial, pratique et productif, particulièrement pour quelqu’un comme moi, féru d’informations. On peut échanger, lire des articles qui nous auraient échappé, découvrir des gens intéressants, bref, une bonne plate-forme de microblogging, dont l’ergonomie ne gênait en rien les performances (notez que je parle au passé).

La lecture des infos allait vite, l’œil balayait parfaitement l’essentiel (l’heure du post, l’info) parce que tout autour était sobre, le visuel était « ramassé », sans aucune gêne visuelle. On voyait tout de suite l’heure à droite des tweets. La sobriété visuelle permettait une lisibilité immédiate.

Des changements contre-productifs

Mais depuis son entrée en Bourse, on dirait que l’équipe de Twitter fait tout pour détruire son originalité et surtout son efficacité, en voulant montrer qu’il bouge. Comme s’il fallait évoluer à tout prix ? Aurait-il peur ? N’aurait-il pas confiance en lui ?

Certes, il reste des ajustements d’ordre technique. Mais visuellement, l’ergonomie et le design contribuaient à une lecture instantanée parfaite.

L’évolution récente du design de Twitter m’a personnellement beaucoup gênée. L’œil, qui avait pris ses marques, était habitué à aller à l’essentiel, à voir tout de suite la qualité d’un tweet et son histoire. La sobriété générale permettait de se focaliser immédiatement sur le tweet et ses éventuels liens.

Mais à la seconde où mon compte s’est ouvert sur la nouvelle version, j’ai été confrontée à ce que je déteste le plus quand je suis en mode travail : perdre du temps.

  • La largeur de la TL a augmenté et fait aujourd’hui 14 cm.
  • Ce changement de taille a désorganisé l’emplacement des mots dans la bio.
  • Les « compteurs » se sont colorés (couleur choisie de votre thème), ont grossi et ont été intervertis avec leur titre.
  • Beaucoup de fonctions ont pris la couleur que vous choisissez au départ dans le thème et qui sert de couleur de base à vos tweets (lien, hashtag, nom de twittos, etc.) : le regard n’est plus attiré uniquement par ce qui était l’essentiel, l’info. Il est gêné par du coloriage inutile, notamment au niveau des onglets du menu…
  • l’heure du post d’un tweet est maintenant « perdue » dans le groupe d’informations, collée au @nomdutwittos, on la repère moins vite. Bizarrement, l’heure est restée affichée à droite dans le flux des interaction (onglet « @Connecter »).
  • une info supplémentaire (vraiment inutile) vient s’ajouter parfois au-dessus signalant qu’untel parmi vos followers l’a retweeté.
  • En allant sur l’onglet de la roue crantée (« paramètre et aide »), il n’y a plus de liste déroulante automatique et nous voilà obligés de cliquer pour avancer dans les fonctions : encore une seconde perdue !

Bref, la lisibilité est troublée, moins pertinente, perdant au passage des micro-secondes d’abord à se concentrer sur le tweet, puis à déchiffrer l’info tweetée. Sans compter les images jointes, visibles directement (à moins d’indiquer dans le paramètre de votre smartphone qu’on ne veut pas les voir d’emblée).

Je passe sur la colorisation à tout prix de certains éléments, ce qui « brouille » la vue et déconcentre. Et je ne parle pas du point (couleur choisie de votre thème) qui apparaît en haut à gauche, à côté du « home » pour signaler un nouveau tweet à lire, alors que le flux fait son travail tout seul (le nombre de nouveaux tweets dans votre TL étant indiqué déjà en haut).

Comparaison (version ordinateur) :

Avant
Avant
Après
Après

 

Comment perdre ce qui fait son originalité ?

Cherchant à transformer son interface, Twitter testerait l’idée de rapprocher son visuel de celui de Facebook ! Son intention serait de passer d’une seule colonne en streaming vertical (une seule info à la fois) à une sorte de tableau où les yeux auraient plus de mal à se poser, puisque des infos seraient placées à la fois en haut, en bas, à droite.

Encore une perte de temps à balayer du regard des choses inutiles pour arriver à la simple information postées par des twittos que l’on suit.

Twitter devrait abandonner cette idée et garder ce qui fait sa personnalité et sa différence depuis le début : à moins qu’il tienne absolument à perdre ce qui faisait à la fois sa personnalité et son efficacité.

La mise en page d’un visuel détermine son impact !

Le design et l’ergonomie sont déterminants en termes de confort de lecture. Twitter était parfait au début. Mais le début de la fin a commencé par les images qui apparaissent maintenant directement. Si sur la version mobile, on peut demander à les cacher, la version ordi, en revanche, n’a pas encore cette option.

Or, il se trouve que des gens – en l’occurrence votre serviteur – travaillent sur grand écran. Or, je n’ai pas forcément envie d’être agressée dès le matin par des images que je n’ai pas choisi de voir.

Par ailleurs, si je veux garder le flux de ma TL sous les yeux sous forme de petite fenêtre dans un coin de mon écran – en plus, cette version pour ordinateur de Twitter n’est pas responsive ! – cela me prend une place supplémentaire si je veux tout voir. Pourquoi ? Parce que la largeur de la TL a augmenté d’environ 2 cm (voir plus haut).

Alors,  bien sûr, c’est comme pour (presque) tout : on va s’habituer. Mais depuis cette évolution design, qui semble pourtant imperceptible, ma concentration en a pris un coup. Je sens que je lis moins de tweets et je tweete également un peu moins. 

La forme, mais aussi le fond…

De nombreux hashtags plus débiles les uns que les autres viennent souvent polluer la TT. Et je ne parle pas des jeunes qui sont là en touristes pour ne dire que des gros mots.

Pire, le fait que des propos ouvertement racistes ne soient ni relevés, ni sanctionnés (même si quelques comptes finissent par être fermés parfois), tout cela devient extrêmement nauséabond, voire inadmissible de la part d’une start-up qui devraient se donner la peine de suivre une éthique.

Pour le reste, espérons que Twitter se tienne tranquille et renonce à ses envies de moutonnerie en faisant preuve d’un développement UX un peu plus sérieux. Sept ans de réflexion pour en arriver là serait décevant.

Espérant surtout qu’il parcourt les nombreux commentaires, qui vont dans mon sens, dans les différents articles américains qui traitent de ses envies de design à la mode.

Faut-il rappeler à Twitter qu’un internaute déçu est un internaute qui peut aller voir ailleurs ?

Photo 1 by Chinen Keiya : « Attribution Creative Commons Licence ».

Partage d’articles et boutons de réseaux sociaux

PARTAGECeci est un billet d’humeur concernant le partage d’information, plus précisément ce dont on parle peu : la gestion des boutons de partage. Partager l’information est le minimum d’une action de communication. Je lis beaucoup, je tweete pas mal et j’aime être réactive. Mais lorsque je souhaite partager un article, c’est alors que la quête du Graal commence… La quête du Graal ? Tout simplement la recherche des boutons de partage…

Partager vite ? Oui, mais comment ?

Vous allez me dire que je n’ai qu’à raccourcir… Certes, on peut toujours partager un article « à la main ». En copiant l’URL en question et réduisant ce lien grâce à des outils prévus pour, listés ici.
MAIS cette manipulation peut durer 10 secondes en tout. C’est déjà trop lorsque l’on veut partager un contenu tout de suite (surtout sur Twitter).

Si vous êtes un partageur compulsif, dix fois par jour, c’est déjà 100 secondes (soit 1 min 40). Vous arrivez vite à environ une demi-heure par mois, rien que pour ça !

Alors s’il vous plaît, merci de PENSER À INSTALLER des boutons de partage (puisqu’ils existent). Vous aurez la surprise et le plaisir d’avoir peut-être même davantage de clics donc de visibilité.

Car ne nous y trompons pas, « pas de boutons, pas de bonbons ». En effet, à moins d’une information importante ou utile, la frustration peut rapidement engendrer un acte d’abandon.

Ainsi, après lecture d’un contenu non accompagné de boutons permettant de le partager en deux clics, il faut décider de prendre le temps de réduire l’URL, en sachant que cela occasionnera pas moins de cinq gestes (voir sept si l’on copie-colle le titre de l’article), jusqu’au partage. Cela fait plusieurs mois qu’une certaine frustration me gagne à ce sujet, surtout lorsque cela se répète.

Cela peut paraître étonnant, mais c’est un fait que je constate encore sur beaucoup de sites, français ou pas d’ailleurs (exemple : drakkaronline.com). Parmi ceux-ci, des blogs, mais aussi des poids lourds à fort taux de visiteurs. Le plus incroyable est qu’il s’agit parfois de sites d’information ! Ces derniers n’ont pas toujours des liens de partage totalement au point.

Conséquence : je passe pas mal d’articles à la trappe au lieu de les retweeter. Pas le temps de raccourcir l’URL ou bien de changer de navigateur !

Social links : des boutons pas toujours opérationnels

ID-10091994Si par bonheur, des boutons existent, certains plugins ne sont pas toujours actualisés et ont pour effet de ne pas bien fonctionner. Vous avez beau cliquer dessus, rien ne se passe…
Phénomène également souvent observé, le bouton Twitter est le seul à ne pas apparaître visuellement, voire à ne pas marcher du tout : double perte de temps, double frustration.

Problème avec Safari 6.1

En fait, cela dépend du navigateur utilisé
Sous Safari 6*, le bouton de partage Twitter apparaît parfois en texte à côté des autres boutons, alors que sous Firefox et Chrome, tous les boutons sont visibles (très courant)…
Toujours sous Safari 6, parfois aucun bouton de partage n’apparaît (leparisien.fr, boursorama.com). Ou alors, ils apparaissent, mais sont inactifs.

Sur ouest-france.fr (et ses petits frères jactiv.ouest-france.fr et entreprises.ouest-france.fr), aucun bouton de partage ne s’affiche ! Même sous la version 6.1 et 6.1.1 de Safari !

Pareillement, les deux boutons « imprimante » et mail », pourtant visibles, ne fonctionnent pas toujours.

Je lance donc un petit appel aux gestionnaires de sites de contenu : vérifiez bien la fonctionnalité de vos liens sociaux et n’oubliez pas que Safari vient de passer deuxième des navigateurs web les plus utilisés en France…

Parce que, non, on n’a pas forcément envie de naviguer sous IE, Chrome, Firefox ou Opéra ! Et tout le monde ne pense pas à updater les dernières versions dès qu’elles sortent.

Car si les utilisateurs de Safari ne se pressent pas pour télécharger les dernières versions (en l’occurrence 7 et 7.1) qui devraient apporter quelques correctifs, c’est justement parce que souvent, d’autres bugs ou nouvelles incompatibilités apparaissent.
La prudence alors est d’attendre un peu.
Plus d’info.

* Apparemment, la dernière version 6 de Safari n'est utilisable que sur iMac. Pour Safari sous Windows, utilisez une version antérieure ou installer la version 7, à vos risques.

Optimiser les fonctions de partage

Il arrive aussi que, même si tous les boutons de partage sont affichés et fonctionnent, en cliquant dessus, la petite fenêtre qui s’ouvre (pour Twitter notamment) ne propose que le lien mais pas le titre de l’article, que vous devez alors retaper ou copier-coller…

Certains plugins proposent le raccourci automatique (pratique), mais pas tous. À vous de voir si vous laissez le lien tel que ou si vous prenez le temps de le raccourcir.
Dans tous les cas, une solution qui permet de minimiser les compatibilités de lecture, est d’ajouter soi-même « à la main » un code pour chaque bouton, à placer à la fin de chaque article…

Autre observation : certaines pages n’affichent parfois pas plus de deux boutons…, qui plus est ceux de réseaux sociaux de moindre fréquentation et moins utilisés que Facebook ou Twitter. Or, un article est quand même fait pour être lu, donc partagé. Non ?

Enfin
, on voit parfois les boutons placés en haut (top) plutôt qu’en fin d’article (bottom). Cela reste un choix. On peut aussi les mettre sur le côté, ce qui est assez pratique quand ceux-ci descendent au fur et à mesure de votre lecture ; attention cependant à leur bonne fonctionnalité en cas de responsive design. On les trouve de plus en plus avant l’article.

Mais au terme d’une lecture entière, pour peu que le contenu soit assez long et que l’on ait envie de le partager, on peut se retrouver Gros-Jean comme devant, face à une absence de liens sociaux en bas, ce qui oblige l’internaute à remonter en haut du site…

Je ne dis ça, je ne dis rien, mais ma préférence reste logiquement à une présence de boutons de partage en bas d’article. (Et bien sûr, vous êtes libre de les placer à la fois en haut ET en bas.)

Bref, quel que soit le navigateur, et même si l’on n’est jamais à l’abri de défauts de leur part, notamment dus aux différentes versions, rappelons à tous les blogueurs et gestionnaires de sites de contenu de faire des tests. Parce que les boutons de partage restent indispensables.

Mon vœu pour 2014 ? Des boutons de partage qui ne font pas perdre de temps… 

Tendance : une nouvelle année couleur orchidée

ID-100198645Radiant Orchid (prononcé « orkid » évidemment).
Le code RVB exact est facile à retenir :
117
40
100
ou #752864 en html.

Ce qui produit une couleur plus proche du mauve foncé que du prune (quoique), et certainement pas du rose en tout cas. Certains y verront tout simplement un couleur de la famille du violet.

Parmi les fleurs appelées orchidées, vous en avez aussi des roses, des pourpres, des blanches, des rouges, des oranges, des jaunes, et même des vertes.

Quoi qu’il en soit, 2014 sera radiant orchid ou ne sera pas ! Foi de Pantone.

 

Pourquoi des couleurs ?

Marché, création, actualisation, production, cette coutume provient du monde de la mode et du design. À chaque saison de la mode, il faut une couleur de tissu qui prédomine et détermine les mariages de couleurs (malheureusement parfois pas très heureux).

Derrière, la société entière se met au diapason pour harmoniser le reste avec la tendance, marketing oblige. L’idée est de contribuer à faire marcher l’économie donc.

C’est ainsi que chaque année, on tire une couleur Pantone de la boîte de Pandore.

Le flop du vert de l’année dernière

Pourquoi le Pantone #009B77 n’a pas très bien marché en 2013 ?

Même si l’actrice Nathalie Baye s’y est mise très vite en étant une des premières à porter du vert émeraude (Emerald) début 2013 et en continuant tout au long de l’année, cette couleur ne fut pas forcément des plus faciles à porter par tout le monde, ni des plus attractives.

Nous avons vu aussi passer des objets qui ne pouvaient décemment pas coller dans une décoration intérieure à moins de tout repeindre, sans compter qu’en présence de plantes vertes (genre vert tendre, et non vert foncé, comme les caoutchoucs), la cacophonie visuelle pouvait vous pousser directement… aux toilettes.

Nonobstant le fait que d’autres tons de vert sont assimilés à l’écologie et que vu le sujet, cette couleur est finalement assez répandue ; je ne parle pas d’un vert émeraude (2013) mais d’un vert tige par exemple.

Il se peut également que parmi les consommateurs très à cheval sur la mode et les tendances, sachant que cette couleur annuelle est éphémère, certains n’ont tout simplement pas eu envie d’investir dans un objet dont ils n’apprécient pas la couleur habituellement.

Évidemment les années touchant à la famille du « bleu » (plutôt foncé) du « beige » ou du « gris » sont plus rentables car ce sont des valeurs sûres, qui vont avec presque tout. Une base classique d’une garde-robe chic.

Enfin, parce qu’à la télévision, le vert passe mal. Par ailleurs, quand on tourne en studio avec l’intention d’incruster ultérieurement une image en arrière-plan, le fond est souvent vert lors de l’enregistrement. Si la personne porte un vêtement vert, je plains les yeux du cameraman.

Et puis tout le monde sait que la superstition persiste dans les métiers du théâtre et du cinéma, porter du vert sur scène est toujours assimilé à un risque, la légende rapportant que Molière mourut quelques heures après sa dernière représentation (du Malade imaginaire) pour laquelle il portait un costume vert…
ID-100134192

Je pensais que 2014 aurait opté pour le Placid Blue, le Dazzling Blue ou carrément le Celosia Orange (trois couleurs également en lice). Voilà que l’on nous met en avant rien moins que du sirupeux, qui n’est ni du rose (beurk) ni du mauve (bien que les milieux de la mode parlent déjà de « mauve mania »), et qui devrait malheureusement définir le reste de l’année.

Peut-on passer outre ?

Si vous vous en fichez, oui !

Si vous évoluez dans des métiers visuels (design, graphisme, stylisme, décoration, communication), cela devient un peu plus difficile de se départir de ladite « mode ». Ne serait-ce que parce que les consommateurs (la cible) se jettent sur ce qu’on leur dit et que le système, produit un cercle qui se referme sur le seul but : consommer. Si les médias et la mode véhiculent une couleur édictée comme la tendance, il vaut mieux être prêt.

Mais ce choix d’un « rose » tirant sur le mauve est peut-être aussi stratégique puisque psychologiquement, cette couleur permet d’adoucir une société qui n’est pas sans tensions.
Sur le plan du design, les couleurs sont un peu comme les tendances typographiques. Voyez comme le thin a fait place les années passées à du seventies, avec le retour des pattes d’eph, par exemple :

louisianne
Même si la lisibilité en prend un coup avec certaines polices dont on abuse sans penser à l’impact visuel justement, on continue de voir partout les mêmes polices de caractère ! Du moins pour les titres. Heureusement, la très lisible Arial reste une valeur sûre (pour lire un texte long). Et pour 2014, la police « Open Sans » devrait avoir tout sa place (source).
Retour à plus de finesse donc. Ouf.

Question finesse, je déconseillerais à la gent masculine d’arborer cette couleur orchidée radiant, au risque de ressembler à un commercial VRP des années 90 auquel personne n’osait faire de remarque sur la couleur bordeaux, tirant sur le lie de vin, de sa chemise.
Enfin, chacun ses goûts évidemment…

Pour pallier cette difficulté, n’ayez crainte, le printemps prochain verra aussi le bleu ressortir à égalité, histoire d’amortir le choc visuel. Déjà, le catalogue de la Redoute (préparé il y a quelques mois), a bien intégré l’info si l’on en juge par sa couverture.

La tendance prend donc ses aises, afin de ne pas restreindre le marché potentiel à cause d’une couleur orchidée qui ne convient pas à tout le monde…

Contenu : le roi est nu !

radis assiette #1On répète tous les jours que le contenu est ROI. Et c’est vrai.

Mais alors pourquoi est-il si souvent la cinquième roue du carrosse ?
Ou pire, qu’il soit obligé de courir tout nu derrière ?

Un site sans stratégie de contenu ne sert à rien.
Lire la suite « Contenu : le roi est nu ! »

Vous avez dit communication ?

YoupiPitcher : action de faire un pitch. Le mot anglais « pitch » a plusieurs définitions. Celle qui nous intéresse : « résumé très court d’un scénario, destiné à convaincre en quelques mots. »

Pitch, en anglais, vient du latin pix (pixel). Par extension, ce terme est employé familièrement pour toute présentation courte d’un projet. Le but est donc de bien communiquer pour réussir son pitch

Or, cette semaine, je découvre un billet vantant les mérites de présentations, parlant de « leçon de communication ».
Je vous invite à le lire avant de continuer.

 

Des évidences, mais…

Au point 3 de l’article, on peut lire : « Oubliez-vous, pensez surtout aux gens dans la salle. Pensez que ce sont des amis, des enfants de maternelle : ils ne sont pas là pour vous juger, ils sont en récré et ils sont gentils. » (Sic)

« Oubliez-vous » : certes, l’empathie demande de penser à ceux auxquels on s’adresse, mais attention de s’oublier totalement. Il s’agit au contraire d’être en éveil, bien conscient d’être ici et maintenant, et de penser à ce que l’on fait. Être à la fois naturel (c’est bien d’être en effet passionné), mais aussi maîtrisé (on a préparé), on se contrôle un minimum.

Même si prendre la parole en public peut ressembler à une scène, assimilant votre intervention à une forme de show, il y a quand même une différence. L’enjeu n’est pas le même !

En effet, un public a payé pour voir un humoriste sur scène, ce dernier vous distrait, si vous repartez déçu, c’est dommage mais ce n’est pas grave, l’artiste touchera quand même son cachet issu de la recette…

En revanche, un entrepreneur qui présente son projet a bien plus d’enjeux à la clé ! Et que ce soit l’humoriste ou le pitcher d’un jour, rien ne s’improvise. Penser en effet au public, mais sans perdre le fil de sa présentation, en faisant en sorte de toujours revenir au cœur du projet.

« De maternelle » : hum, pas très sympa de considérer son auditoire comme des bébés. C’est à égalité que vous vous adressez à des personnes, qui ont quand même un vécu, un parcours, une histoire, et que vous devez respecter.

« En récré et gentils » : a priori, on n’est pas dans une cour d’école. Le public est plutôt en attente d’information, souhaitant découvrir quelque chose de nouveau, histoire de ne pas avoir perdu son temps.

« Pas là pour vous juger » : à la fin, ce sont quand même eux qui jugent de la qualité du projet présenté. Et l’on sait très bien que la nature humaine est ainsi faite qu’elle peut rarement s’empêcher de juger.

équilbreQuestion d’équilibre…

En réalité, je suis d’accord sur pas mal de points évoqués dans cet article. L’auteur l’a écrit sous le coup de l’enthousiasme, séduit par une présentation. Nous sommes d’accord qu’une prise de parole en public est un exercice périlleux.

Et la quasi-totalité des points évoqués dans l’article cité sont de bons conseils. Néanmoins…

 

« Je réalise que je ne retiens pas vraiment ce qu’ils disent »

L’auteur de l’article nous dit aussi qu’il ne retient rien du fond Or, ce fond n’est-il pas l’essentiel ? Ainsi, il est reparti sans savoir ce qui a été dit ? C’est tout de même un peu embêtant. L’impression qu’il a eue de ces intervenants est positive, c’est déjà pas mal. (Entre nous, c’est la moindre des choses d’être enthousiaste quand on est jeune).

Mais s’il est incapable de savoir de quoi il retourne, je ne vois pas en quoi on peut parler d’une « leçon de communication »…

La forme doit faire passer le fond

Séduit par la présentation certes, mais celle-ci n’était peut-être pas si adaptée… Car la séduction a été telle, qu’elle a créé une sorte d’hypnose, occultant totalement la nature du propos. Or le but de ces pitches (comme celui de tout pitch bien mené) est quand même de présenter sa start-up, de faire passer des informations… et pas uniquement des impressions.

L’auteur de l’article aurait pu éventuellement parler de leçon de présentation orale ou de séduction. Mais au final ? Si vous n’avez pas retenu ce qui s’est dit… en quoi cette communication est-elle vraiment réussie ?

Un pitch n’est pas qu’une présentation où tout le monde sourit. C’est aussi une démonstration qui doit séduire sur trois plans : le fond, la forme et la présentation.

Trouver l’équilibre demande que l’on ait préparé à fond son intervention, mais surtout que l’on connaisse bien son projet. Faire le clown, être passionné, c’est très bien, mais en sortant de la salle, si le public est incapable de résumer le projet et repart uniquement avec des sensations, ce n’est pas le meilleur résultat que l’on puisse espérer.

Être séduit par l’intervenant est une chose, être séduit par le projet de celui-ci en est une autre. Or l’intervenant est le vecteur de son projet : c’est son projet qu’il « vend » et non pas lui-même. Pour bien transmettre une information, certes, il faut séduire. Jusque-là, nous sommes d’accord.

Mais toute la subtilité réside dans la façon de séduire de manière à faire imprimer l’information. II s’agit de relier les deux.

Pour faire passer le fond, la présentation doit être complémentaire de la forme ! Aucun de ces deux paramètres ne doit prendre le pas sur l’autre. C’est vraiment une question d’équilibre !

Ce n’est pas parce que vous portez une belle cravate jaune à pois rouge que cela aidera. Au contraire. Bien sûr, il faut être soigné, et surtout sobre et neutre : toute ostentation ou couleurs attirant le regard, déconcentrent le public qui, focalisé sur une couleur, écoutera moins bien.

Là-dessus, il est évident que le pull noir de Steve Jobs permettait de se focaliser sur la présentation et non sur le bonhomme.

Ensuite, il y a la façon de dire les choses…

  • Le choix des mots, au bon moment.
  • Le fait de répéter exprès, en appuyant (lentement).
  • Le ton utilisé pour telle ou telle phrase ou information (chiffre par exemple).
  • Le fait aussi de placer quelques silences (en regardant son public dans les yeux).
  • Ne jamais prendre l’auditoire pour moins intelligent qu’il n’est ; au contraire, élever le débat.
  • Établir une connivence maîtrisée.
  • Parler à la fois avec le cœur ET la raison (ah ! ça se corse, comme dirait Napoléon).

Il serait trop long de détailler le sujet ici… Mais sachez que quelle que soit la préparation que vous faites avant de pitcher, votre nature et votre personnalité joueront pour beaucoup. Si vous êtes doté d’un minimum de psychologie et de diplomatie, cela ne peut qu’aider.
Enfin, aimer les autres et s’aimer soi-même (estime de soi = confiance en soi) : la cerise sur le gâteau.

Quoi qu’il en soit, c’est votre projet qui compte. Quelle que soit la couleur de votre chemise, si vous connaissez bien votre « bébé », que vous l’aimez, que vous y croyez, cela se ressent, y compris dans les arguments qui le portent.

Le premier objectif est que l’auditoire reparte avec la conviction que votre projet est génial. Il faut donc bien qu’il en ait retenu quelque chose !

Mots, sigles, visuels, notre bain quotidien

Tous les jours, que dis-je, chaque seconde, nos yeux sont sollicités. Nous « voyons » et surtout nous déchiffrons. On n’y pense plus, mais notre quotidien est cerné d’écriture, que ce soit sous forme de mot, de dessin, de sigle, bref, de visuels… Nous baignons dans les signes.

Langage croate datant de l'an 1100.
Langage croate datant de l’an 1100.

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Nous sommes entourés de visuels

Imaginez : dès le matin, vous ouvrez un œil, puis deux, et la première chose que vous voyez ce sont les couleurs puis dans la centième de seconde les formes qui portent les couleurs en question (votre commode, votre store, votre tapis, votre poster sur le mur…). Vous voilà rassuré(e), vous êtes bien dans le cocon de votre chambre.

Ensuite très vite, vous avez faim, alors direction la cuisine pour un petit-déjeuner peut-être : là, machinalement, vous attrapez la brique de lait, le paquet de café, de chocolat, de thé ou de céréales, selon vos habitudes. Ces paquets ont certes un design, une couleur que vous reconnaissez, avec le plus souvent un logo qui vous est familier.

Tous ces éléments vous font comprendre et vous assurent que c’est bien le bon produit dont votre main se saisit… Nous sommes là dans du visuel, même si sur les paquets en question sont imprimés avec un titre, une marque, une formule, une étiquette, voire une recette (de la com écrite donc).

Maintenant, imaginez que votre frigo renferme deux jus de fruits quasi-identiques : certes, vous allez d’abord chercher la différence de dessin qui montre les fruits. Mais inconsciemment, comme pour vous en assurer complètement, votre regard balayant les bouteilles se posera aussi sur l’écrit : « pamplemousse » ou « pommes », histoire encore une fois d’être tout à faire sûr(e). Tout ceci de manière à la fois automatique, quasi-instantanée et inconsciente.

Une fois prêt(e), vous sortez pour vous rendre soit au bureau, à l’école, ou dans un magasin, chez un ami, bref à vos occupations obligataires ou choisies. Sur le chemin, en voiture, à vélo, en transport en commun, votre regard va nécessairement, à un moment ou à un autre, se poser sur un support qui attire l’œil, une pollution visuelle (le plus souvent une grande affiche publicitaire 4×4).

Et pour peu que vous soyez arrêté(e) à un feu, vous allez même peut-être lire l’information qui ressort de cette publicité. Un slogan court que votre cerveau va happer dès le matin. Encore et toujours de la communication…

Des visuels à l’intérieur comme à l’extérieur

Et ne parlons pas des panneaux de signalisation (qui portent bien leur nom donc) : vous vous rendez dans un lieu pour la première fois, les panneaux vont vous indiquer si vous êtes dans la bonne direction (car non, le GPS ne fait pas tout). Et même arrivé(e) à destination grâce uniquement au GPS ou à votre smartphone, il vous viendra le besoin de vérifier sur place.

Votre recherche va donc solliciter une fois de plus vos yeux pour chercher de l’information, comme par exemple une affichette indiquant l’étage où se tient la réunion, ou tout simplement le nom de la salle indiqué sur la porte… Tout ceci n’a l’air de rien et va très vite.

Tout ce que je viens de décrire, on le fait machinalement. Ce que je veux dire, c’est que l’on a tout le temps besoin de communication.
drapeau plage #1

Même de simples visuels en couleur peuvent servir d’indication. Par exemple, en été, dès votre arrivée sur votre plage préférée, vous jetez un œil sur le drapeau : Orange ? je fais attention… Vert ? youpi, je peux me baigner !

De même, vous êtes en train de faire la course pour montrer votre magnifique crawl ; mais soudain, les sauveteurs de la plage brandissent leur porte-voix pour signaler aux baigneurs qu’il est préférable de sortir de l’eau, un énorme banc de méduses ayant été repéré à proximité. Vous avez décodé ce son et l’avez compris en tant que message préconisant de faire demi-tour. Langage = communication = Information. Encore faut-il partager la même langue…

En symbiose avec les symboles

Les signes sont d’abord des visuels !

La colonisation de votre main par le smartphone est venue amplifier le phénomène – vous déconcentrant par une focalisation (mais ceci est un autre sujet) – et le balayage de votre regard a cette fois pour but la recherche d’info à tout prix : mails, tweets, blog, actu, SMS, appli, météo… du visuel et encore beaucoup d’écrit. Un mot, une lettre ou un signe reconnaissable dans le petit carré qui sert de logo à une application, suffit pour vous renseigner, vous guider…

Je souhaitais simplement rappeler que l’écriture est partout. Le langage régit notre vie et nous ne nous en apercevons même plus. Pourtant cela reste extraordinaire ! Oui, un langage est une merveille. C’est un code qui permet à celui qui le connaît, de s’informer, d’échanger, de s’exprimer, de se déplacer, de se cultiver, de vivre en société.

Alors que le mois d’août se prélasse dans une parenthèse propice à l’oubli, J’avais envie de remettre à l’honneur cet « outil », servi par les mots, ces mêmes mots qui m’ont permis d’écrire ce billet et à vous, de le lire…

Langage : origine, utilité, évolution :

Un site Web a besoin d’une stratégie éditoriale

file000132267159Vous êtes une entreprise et vous vous dites qu’il est temps de vous montrer sur Internet, d’avoir (enfin) votre site, ou bien de refondre la page qui vous servait de vitrine, devenue obsolète.
Excellente idée !

Mais un site Web étant un support de communication qui parle à votre place, la seule question qui doit présider à la démarche est : qu’est-ce je mets dedans ?
Une question directement liée à vos objectifs…
Lire la suite « Un site Web a besoin d’une stratégie éditoriale »

Quelle différence entre Internet et Web

file000349823764Le Net, la toile, Internet, numérique, digital, appli, ces termes sont devenus tellement communs que l’on n’y fait plus attention, on s’en sert comme on respire. Du coup, on a tendance à tout mettre dans le même panier. 

Or, on oublie que le Web est en quelque sorte le « contenu » d’Internet mais qu’inversement, Internet n’est PAS QUE le Web.

Un petit rappel basique ne fait pas de mal : Lire la suite « Quelle différence entre Internet et Web »

URL : comment trouver un (bon) nom de domaine libre ?

wwwS’il est un phénomène que je constate de manière récurrente dans mon activité, c’est bien celui de la négligence du nom de domaine lors de sa réservation, dans le cadre d’une création (entreprise, start-up, marque, événement…).

Avec plus de 800 000 sites créés chaque jour rien qu’aux États-Unis*, comment trouver son ‘Uniform Resource Locator’ : son adresse Web ?


Ra
pide état des lieux en chiffres

Il est très difficile d’avoir une fourchette valable de données à propos du nombre de sites qui se créent (que ce soit par jour ou par an), actifs ou non, professionnels ou personnels. Certains domaines ont plusieurs extensions qui « dorment », d’autres retrouvent leur liberté et donc le marché (voir plus bas), soit parce qu’un site meurt de sa belle mort soit parce que le domaine n’est pas renouvelé. Et ne parlons pas des blogs qui peuvent être aussi des sous-domaines !

Quoi qu’il en soit, il ne faut pas confondre nombre de sites en ligne et nombre de domaines réservés : sachant qu’un site peut être lié à plusieurs noms de domaine, ces derniers sont forcément plus nombreux.

Compte tenu de ce qui a pu être mesuré (donc uniquement ce qui est mesurable), la société Netcraft – qui effectue un calcul mensuel depuis 1995 – fait ressortir plus de 670 millions de sites Internet actifs fin avril 2013, tous profils confondus, avec presque 24 millions de nouveaux sites dans le monde en un mois.

L’Américain Brad Frost avance plus de 800 000 créations de sites par jour. En multipliant ce chiffre par 30 jours, nous arrivons effectivement à 24 millions par mois. Mais 24 millions multipliés par 12 mois font a priori 288 millions de créations de sites par an.

siteWeb

*Source : Death To Bullshit from Brad Frost

Petit calcul mathématique (pour une littéraire, c’est un défi !) mais je voudrais y voir plus clair car on peut rapidement y perdre son latin : même si certains ont parlé de 644 millions de sites en 2012, je préfère toujours me référer à Netcraft qui pour la même année calculait 580 millions de sites sur le Web. L’augmentation serait donc d’environ 100 000 millions en un an.

Or, si l’on part des 23 millions de nouveaux sites constatés depuis le mois dernier et qu’on les multiplie par 12 mois (en imaginant une stagnation), nous arrivons à 276 millions de plus en un an. Une pensée vertigineuse, surtout si l’on imagine une progression mensuelle…

Toutefois, seulement un cinquième de ces sites créés seraient réellement actifs. Cela est d’autant plus rageant quand on se met à chercher un nom de domaine (ndd) et que l’on constate que celui que l’on voulait est en stand-by, réservé mais ne servant à rien…

Sans parler de ceux qui font du pur business autour de l’achat de noms de domaine simplement pour les bloquer et essayer de les revendre : une pratique sans nom (si l’on peut dire) ; leur dernière lubie étant de réserver votre patronyme, espérant vous le vendre quelques dollars.

La prudence serait donc que chacun d’entre nous réserve son domaine personnel, pour être tranquille. Mais la démarche est encore loin d’être systématique. On se souvient à ce propos, de l’aventure que vécut Inès de la Fressange. Or, même si vous n’êtes pas connu, même si vous ne représentez pas une marque, répétons ici que « prudence est mère de sûreté ».

Nom de domaine, nom tout court…

Un client croit souvent que trouver un domaine est facile, qu’il suffit de l’acheter (certains ne savent pas encore qu’il s’agit d’une location, tout comme pour l’hébergement).

La première difficulté lorsqu’un client qui n’est pas rôdé à Internet vous demande de trouver un nom, c’est lorsqu’il arrive avec ses propres propositions dont vous savez pertinemment qu’elles sont déjà évidemment toutes indisponibles…

Il s’agit alors de gérer dans la foulée à la fois sa surprise et sa déception. C’est d’ailleurs assez curieux, car il se comporte comme s’il était seul au monde. Comme s’il n’arrivait pas à se représenter, à visualiser, le volume de flux vertigineux qui vit sur la toile. Il ne pense pas que le nom qu’il souhaite puisse être déjà pris…

En termes d’appropriation de noms et de dépôt de marques, Internet est évidemment venu tout bousculer. Et certaines TPE qui se réveillent actuellement pour créer (enfin) leur site, peuvent découvrir que leur nom est déjà réservé, voire actif en ligne, et cela bien que leur nom de société soit à l’INPI

La création d’un nom, société ou marque, est aujourd’hui directement liée à la disponibilité d’un domaine. Et comme la toile est incontournable pour la communication que vous allez forcément devoir faire, il vaut mieux vérifier à deux fois au moment où vous déposez un nom (voir plus bas).

Ces différents paramètres compliquent donc la tâche… S’ajoutent à cela les noms de domaine des applications. Comme dirait Sempé, « rien n’est simple, tout se complique » avec la multitude d’extensions ou tld (top level domain), que le client a d’ailleurs tendance à confondre avec le nom de domaine lui-même…

Pour pallier cette croissance des noms de domaine, l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) – qui y réfléchissait depuis 2008 – permet maintenant un choix élargi avec par exemple des extensions de régions (.corsica .bzh), ou de villes (.berlin .paris) (1). Mais aussi prochainement les .marque et les noms d’entreprise. Et bien sûr le .appli qui est au smartphone ce que le .com est à l’ordinateur.

En termes de nombre, les applications risquent d’ailleurs non seulement de rattraper les sites Web, mais certainement de les dépasser. Les extensions se diversifient et l’on pourra bientôt choisir n’importe quel mot.

Bref, attendons-nous à un bel imbroglio au niveau référencement et surtout à un petit coup de massue budgétaire pour peu que l’on veuille (doive) sécuriser son image en additionnant différentes extensions à un même nom de domaine, en plus de le décliner (au pluriel, collé, etc.)

(1) Espérons que la Ville de Paris se soit mise dans les starting-blocks pour pré-réserver « paris.paris », qui résonne si bien…

La réponse qui tue :  » Parce que j’aime bien »

La deuxième difficulté est de gérer le désir du client, lequel est rarement compatible avec la réalité et une stratégie qui vise un impact (communication, référencement).

En général, le client (et c’est légitime) demande un nom court, sympa, moderne, parfois en anglais  » parce que ça fait bien « , ou bien exactement le nom de sa boîte ou de son produit ou service.

Toute la difficulté est, entre autres :

  • de lui décrire l’ampleur de la situation ;
  • de lui demander d’imaginer les millions de réservations déjà effectuées sur tous les mots de quatre lettres ainsi que tous les noms simples et courants ;
  • de lui faire comprendre que si on ne lui a rien proposé d’emblée, c’est parce que l’on sait déjà quelle est la réponse à une vérification ;
  • de lui souligner que l’anglais risque d’être contre-productif si les clients qu’il cible sont uniquement francophones ;
  • de justifier du temps dépensé à lui faire découvrir une problématique qu’il ne soupçonnait pas.

S’il vous dit qu’il aimerait tel ou tel nom de domaine, le défi est d’arriver à lui faire comprendre

que de toute façon, TOUS LES MOTS de trois, quatre (voire bientôt cinq) lettres ne sont pas disponibles. En passant, vous pouvez lui rappeler qu’un « ndd » peut se composer de lettres de l’alphabet, de tirets mais aussi de chiffres.

Par ailleurs, un bon nom – car oui, au fait, qu’entend-on par « bon » ? – est aujourd’hui un ou plusieurs mots qui vous identifient tout de suite, qui fait comprendre votre secteur d’activité ou votre démarche, mais pas que. En fait, le référencement (parce qu’on en est là quand même), commence par le mot-clé qui fait office de tête de gondole dans votre URL.

Par habitude, le .com reste la base de référence (aux côtés de l’extension de votre pays). Quand un nom est libre, il est préférable de réserver plusieurs extensions pour être tranquille. Mais pas seulement : il est aussi conseillé de réserver des noms de domaine approchant… avec traits d’union (on dit plus souvent « tiret ») et tout attachés (on dit plus souvent « collés »), ou encore une version au pluriel s’il est au singulier, et inversement.

En effet, après les noms courts et les noms en anglais, les noms en forme de « phrase » est une troisième tendance, faisant donc apparaître plusieurs mots-clés. Pour un meilleur référencement, il vaut mieux les séparer.

EXEMPLE

Prenons un domaine qui apparaît libre le jour où j’écris ce billet (11 mai 2013) :
« la communication transmedia« .

Il est donc possible de réserver au moins :

lacommunicationtransmedia.com
la-communication-transmedia.com

Le second URL est certes plus long mais plus lisible et si un seul de ces mots est « googlisé », au niveau de la sémantique, il pourra être mieux repéré et mieux positionné qu’un bloc de lettres attachées. En effet, les moteurs de recherche ont plus de mal à séparer les mots s’ils sont collés.

Notre second URL serait donc choisi pour l’hébergement.
Mais on sera également inspiré de réserver lacommunicationtransmedia.fr et bien sûr la-communication-transmedia.fr

Or, tant qu’on y est, il faut penser aussi à le faire sans l’article :

communicationtransmedia.com
communicationtransmedia.fr
communication-transmedia.com
communication-transmedia.fr

Ainsi,  l’adresse principale rattachée à l’hébergement pourrait être :
http://communication-transmedia.com 

ndd1     ndd2
Cliquez pour zoomer.

Et si vous voulez vraiment dormir sur vos deux oreilles, vous pouvez dans la foulée réserver les deux versions (collées et avec tiret) en .org et .net…

Tout ce petit monde pourra ensuite pointer vers l’URL choisi officiellement pour votre site Web.
(À souligner que ces deux termes, « communication » et « transmedia », sont les mêmes en anglais…).

Pour cet exemple, nous avons donc vérifié sa disponibilité, écrit à toutes les sauces. Il est intéressant de constater que le 30 janvier 2013, un Franco-Brésilien vivant à Paris a réservé, via Gandi, uniquement communicationtransmedia.fr et pas le .com ni même communication-transmedia.fr (source : afnic). Quatre mois et demi et toujours rien en ligne…

Que faire ?

Deux solutions se présentent : soit vous laissez tomber et trouvez autre chose, soit de votre côté, vous avez un projet dont l’objet est directement lié à ces deux mots-clés et décidez d’utiliser cette appellation : vous réservez alors tous les exemples cités plus haut (en ajoutant pourquoi pas quelques extensions, histoire de blinder), vous créez votre site, développez votre projet (ou inversement). Vous êtes donc heureux.

En passant, voici une petite astuce au cas où vous mettriez du temps à fignoler votre site avant sa mise en ligne, et qui permettrait un crawl plus rapide le jour-j…

À ce stade, pris de cours (et peut-être dépité), le loueur du domaine communicationtransmedia.fr, abandonnera son unique URL que vous vous empresserez de récupérer. Bien sûr, cela dépend aussi du profil de celui qui a réservé un domaine avec une seule extension. Il s’agit vraiment de peser le pour et le contre, de discerner (un professionnel d’un particulier par exemple), de deviner leurs ambitions.

Tout ceci demande une veille et une recherche supplémentaire, histoire de vérifier.

Par exemple, en cherchant bien, nous avons découvert que le domaine communication-transmedia.gd était pris (.gd pour Grenade). Mais cela laisse de la marge ! De toute façon, dans la mesure où le transmedia est une approche qui va se développer rapidement et largement, il serait surprenant que le top level reste libre très longtemps pour ce domaine.

Tout cela peut paraître évident à certains, mais je préfère le préciser et le répéter car malheureusement, je constate encore pas mal de jeunes startupeurs qui n’y pensent pas forcément, trop contents d’avoir trouvé un « super » nom !

Pensez à verrouiller, même si cela coûte quelques euros de plus.

Réseaux sociaux : anticiper, vérifier, décliner

Dans cette course non pas à l’échalote mais à une e-cohérence, et avant de crier victoire, il s’agit d’anticiper la disponibilité d’un nom au-delà de l’URL et de l’extension : il faut penser aujourd’hui aux réseaux sociaux, particulièrement et en priorité à Twitter, Facebook…
Ce devrait être automatique, même si vous n’avez pas l’intention de passer par ces plateformes.

Cette recherche fait déjà partie de la stratégie de communication globale et anticipatrice, nécessaire si vous ne voulez pas vous prendre un mur par la suite. Préparer le terrain (anticiper), c’est réserver tout de suite, si bien sûr le nom en question est libre partout.
(Je ferai ultérieurement un billet sur la question des comptes Twitter.)

Il faut donc penser à se projeter pour sécuriser votre future image et pouvoir créer une communication logique sans interférences. Et comme dirait Monsieur de la Palisse, communiquer à partir d’une image cohérente offre un meilleur impact.

Réfléchir à une communication globale dès le début

Pour une start-up, le défi est d’être à la fois efficace, avoir si possible du sens et être référençable : bref, trouver un « bon » nom de domaine aujourd’hui, relève du casse-tête chinois (pléonasme).

Le choix d’un nom de domaine pour son activité dépend aussi de son secteur, de son profil, de sa cible, du marché sur lequel on se positionne. Une boutique en ligne de vêtements pour bébés par exemple n’aura pas du tout la même démarche de réflexion sur la question qu’une start-up technologique qui propose un nouveau logiciel.

Pour une boutique en ligne, de création, de mode, ou tout autre produit d’ailleurs, cela se révèlera plus « facile », plus souple, plus ouvert : vous pouvez lister vos atouts et en retirer des mots-clés que vous utiliserez pour créer un univers.

D’ailleurs, ces derniers temps, la tendance est aux domaines longs (parfois même des phrases entières) reprenant ce qu’un internaute serait susceptible de taper dans un moteur de recherche. Par exemples : jechercheunchat.com ; jeprepareunvoyage.com ce qui permet un référencement plus pertinent.

Penser son concept et sa communication en même temps que son nom de domaine.

Après, tout dépend de vos objectifs, de la concurrence, etc. Le marketing entre en jeu très rapidement. Ne l’oubliez pas lorsque vous démarrez votre petite entreprise sur Internet.

La question de la langue étrangère 

Par ailleurs, pour le fondateur qui ambitionne de développer sa start-up à l’international, il s’agit de bien penser son projet et ses objectifs de développement (même théoriques) en amont. En effet, même si ce n’est pas à l’ordre du jour et que vous vous développez pour le moment uniquement dans votre pays (par exemple, en France), vous serez bien heureux de pouvoir toucher un jour (voire, très vite) le marché américain.

Quid alors du nom de domaine et des extensions ? Soit votre nom est en français et il faut l’imaginer en anglais : donc vérifier s’il est déjà pris ou pas (s’il est pris, à vous de l’adapter différemment) ; soit votre nom est déjà en anglais, qui plus est, réservé en .com et alors a priori le chemin semble plus ouvert.

Quoi qu’il en soit, veillez toujours à réfléchir de manière globale avant de faire quoi que ce soit. Anticiper évite des pertes de temps, voire d’argent, et de désagréables surprises, sans compter des nuits blanches à trouver des alternatives.

PS : même si vous êtes bilingue anglais, faites appel à une personne dont c’est la langue maternelle, car l’américain tout comme l’anglais recèlent parfois des pièges, et ce serait idiot de vous développer avec un URL dont une signification populaire qui vous aurait échappé vous fasse devenir la risée d’un pays.

Une astuce qui vaut ce qu’elle vaut

Comme il est, vous l’aurez compris, très difficile d’établir un super nom peu ou pas du tout utilisé, il est parfois intéressant de surfer sur les forums et les réseaux pour lire les pseudos, car certains peuvent donner des idées, être suffisamment imaginatifs et surtout se révéler disponibles… Parce qu’on ne le répétera jamais assez, en matière de nom de domaine, c’est « le premier qui dit qui y est » !

Tenter le rachat ?

Une seconde chance : avec ces millions de domaines en circulation, beaucoup finissent aux oubliettes, redevenant disponibles, après avoir eu une vie… et un référencement. Eh oui ! Pourquoi ne pas penser à utiliser un « ancien » domaine si celui-ci convient à votre profil, votre activité, vos objectifs, votre image ?

Pour les connaître, Kevin Lion a eu la bonne idée de lancer adopteundomaine.com ce qui peut s’avérer pratique vu le contexte. Il explique ici le pourquoi du comment de son site qu’il positionne à juste titre comme le spécialiste des noms de domaine expirés.

Si vous rachetez un domaine pour en faire quelque chose avec une stratégie de communication derrière, pensez à vérifier si ce nom est aussi utilisé sur les divers réseaux et comment il se présente en tant que pseudo.

Goody !

Je termine avec un peu d’humour sur ce sujet inépuisable : pour l’anecdote.

Au fait, qu’appelle-t-on contenu ?

Rubbish basket full of white crumpled papersProduction de contenu, du contenu web, des contenus, contenu de marque (brand content), contenu de site… Avec ses divers aspects, le terme « contenu » est devenu une grosse patate chaude que l’on met à toutes les sauces.
Or, ce sac qui ressemble à un fourre-tout « contient » plusieurs définitions.


Un contenu : c’est ce que contient quelque chose, ce que l’on trouve à l’intérieur.


Petit rappel

Il existe deux grandes familles :

  • d’une part les contenus physiques, matériels. Par exemple, le bric-à-brac qui s’agglutine dans un sac à main… ou encore les ingrédients alimentaires d’un produit fini, d’une recette ;
    .
  • d’autre part, les éléments virtuels, immatériels, appelés aussi intellectuels. Par exemple, la teneur d’un propos, « le fond de la pensée », l’idée, le sujet. C’est ce que l’on exprime.

Régulièrement sont confondus le « contenu » et le « moyen », c’est-à-dire la réflexion, le sens du message et le transmetteur. Tout comme persiste la confusion entre les notions d’information et de communication (le message VS son vecteur, le fait de le diffuser).

Sur le plan numérique, et particulièrement sur Internet, il s’agit de tout élément que l’on peut lire, entendre, voir (séparément ou ensemble). Il s’agit d’une donnée, d’une info, sous la forme d’un visuel, de chiffres, de mots, d’histoire, etc.

Il y a vingt ans, en parlant de multimédia, on commençait à parler de « contenu », mais pas réellement du fond. Je me souviens qu’il y a quelques années, le mot TIC revenait dans toutes les bouches comme un tic. Et en tant que rédactrice, je me demandais quid du fond ?

Je parlais du contenu au sens d’information : c’était bien beau de créer des moyens magiques de communiquer encore plus et encore plus vite, mais pour dire quoi ? Parce que, oui, quand on veut diffuser du contenu (« produire » du contenu pour parler vulgairement), il faut quand même avoir quelque chose à dire…

Remplissage

Le terme contenu est apparu assez vite, mais pas forcément au sens où je l’entendais. En effet, ce terme très utilisé aujourd’hui est interprété plutôt comme un outil (qui va principalement servir à vendre, ou à provoquer une affluence). On va ainsi parler de vidéo, de son, de bloc de texte, de photo, de musique, de BD, d’animation, d’image (surtout d’image) afin d’étoffer une plateforme de diffusion (site, blog, appli).

Il faut remplir à tout prix, apporter du contenu, produire. Et sans cesse, comme si l’accumulation allait changer le monde. Un smartphone contient des applications ; une application contient un média ou un jeu ; ce média va contenir de l’information, le jeu va contenir une histoire, des fonctions, etc. Ainsi, dans ce vaste domaine du contenu, avons-nous parfois affaire à des poupées russes.

On entend partout « le contenu est roi », « un site sans contenu est un site mort ». Certes. Mais après s’être écrié « il faut mettre du contenu ! », la question principale est « quel contenu va-t-on mettre ? ».

C’est là que l’on sous-entend « page, rubrique, image, vidéo, texte, musique »… Donc des outils, des vecteurs, des moyens, mais pas forcément le message lui-même. Oui, les oxymores sont à la mode : après « développement durable », on peut voir passer des « contenus vides ». Mais revenons à nos moutons (de Panurge ou pas).

À ce stade, vous avez compris que je suis particulièrement à cheval sur la valeur d’un contenu.

Information

Nous retrouvons ici la notion de fond et de forme, auquel j’ajouterais la présentation (certains confondent forme et présentation, j’y reviendrai ultérieurement).

Tout ceci demande de bien faire la distinction, de connaître la définition de chacun de ces concepts.

Bref, si créer un site ou un blog est sympathique, voire nécessaire, la question du contenu commence par son « fond », son message.

Ce n’est pas pour rien que la première démarche de la stratégie (de contenu évidemment), est celle de définir sa ligne éditoriale ! Le temps doit être pris pour bien réfléchir à son positionnement, à ce que l’on va pouvoir dire, à ce que l’on va vouloir dire, et comment.

Au siècle dernier, Souchon chantait « j’veux du cuir », aujourd’hui, Google impose « j’veux du contenu ». Pas le même air… Moins romantique, l’ère du numérique ?

PS : n’oublions pas la troisième définition du verbe contenir, qui touche notamment la sphère de l’émotion. C’est le fait de retenir quelque chose : contenir ses larmes, sa joie, sa colère, etc. Mais aussi, un barrage qui contient l’eau d’une vallée.