Partage d’articles et boutons de réseaux sociaux

PARTAGECeci est un billet d’humeur concernant le partage d’information, plus précisément ce dont on parle peu : la gestion des boutons de partage. Partager l’information est le minimum d’une action de communication. Je lis beaucoup, je tweete pas mal et j’aime être réactive. Mais lorsque je souhaite partager un article, c’est alors que la quête du Graal commence… La quête du Graal ? Tout simplement la recherche des boutons de partage…

Partager vite ? Oui, mais comment ?

Vous allez me dire que je n’ai qu’à raccourcir… Certes, on peut toujours partager un article “à la main”. En copiant l’URL en question et réduisant ce lien grâce à des outils prévus pour, listés ici.
MAIS cette manipulation peut durer 10 secondes en tout. C’est déjà trop lorsque l’on veut partager un contenu tout de suite (surtout sur Twitter).

Si vous êtes un partageur compulsif, dix fois par jour, c’est déjà 100 secondes (soit 1 min 40). Vous arrivez vite à environ une demi-heure par mois, rien que pour ça !

Alors s’il vous plaît, merci de PENSER À INSTALLER des boutons de partage (puisqu’ils existent). Vous aurez la surprise et le plaisir d’avoir peut-être même davantage de clics donc de visibilité.

Car ne nous y trompons pas, “pas de boutons, pas de bonbons”. En effet, à moins d’une information importante ou utile, la frustration peut rapidement engendrer un acte d’abandon.

Ainsi, après lecture d’un contenu non accompagné de boutons permettant de le partager en deux clics, il faut décider de prendre le temps de réduire l’URL, en sachant que cela occasionnera pas moins de cinq gestes (voir sept si l’on copie-colle le titre de l’article), jusqu’au partage. Cela fait plusieurs mois qu’une certaine frustration me gagne à ce sujet, surtout lorsque cela se répète.

Cela peut paraître étonnant, mais c’est un fait que je constate encore sur beaucoup de sites, français ou pas d’ailleurs (exemple : drakkaronline.com). Parmi ceux-ci, des blogs, mais aussi des poids lourds à fort taux de visiteurs. Le plus incroyable est qu’il s’agit parfois de sites d’information ! Ces derniers n’ont pas toujours des liens de partage totalement au point.

Conséquence : je passe pas mal d’articles à la trappe au lieu de les retweeter. Pas le temps de raccourcir l’URL ou bien de changer de navigateur !

Social links : des boutons pas toujours opérationnels

ID-10091994Si par bonheur, des boutons existent, certains plugins ne sont pas toujours actualisés et ont pour effet de ne pas bien fonctionner. Vous avez beau cliquer dessus, rien ne se passe…
Phénomène également souvent observé, le bouton Twitter est le seul à ne pas apparaître visuellement, voire à ne pas marcher du tout : double perte de temps, double frustration.

Problème avec Safari 6.1

En fait, cela dépend du navigateur utilisé
Sous Safari 6*, le bouton de partage Twitter apparaît parfois en texte à côté des autres boutons, alors que sous Firefox et Chrome, tous les boutons sont visibles (très courant)…
Toujours sous Safari 6, parfois aucun bouton de partage n’apparaît (leparisien.fr, boursorama.com). Ou alors, ils apparaissent, mais sont inactifs.

Sur ouest-france.fr (et ses petits frères jactiv.ouest-france.fr et entreprises.ouest-france.fr), aucun bouton de partage ne s’affiche ! Même sous la version 6.1 et 6.1.1 de Safari !

Pareillement, les deux boutons “imprimante” et mail”, pourtant visibles, ne fonctionnent pas toujours.

Je lance donc un petit appel aux gestionnaires de sites de contenu : vérifiez bien la fonctionnalité de vos liens sociaux et n’oubliez pas que Safari vient de passer deuxième des navigateurs web les plus utilisés en France…

Parce que, non, on n’a pas forcément envie de naviguer sous IE, Chrome, Firefox ou Opéra ! Et tout le monde ne pense pas à updater les dernières versions dès qu’elles sortent.

Car si les utilisateurs de Safari ne se pressent pas pour télécharger les dernières versions (en l’occurrence 7 et 7.1) qui devraient apporter quelques correctifs, c’est justement parce que souvent, d’autres bugs ou nouvelles incompatibilités apparaissent.
La prudence alors est d’attendre un peu.
Plus d’info.

* Apparemment, la dernière version 6 de Safari n'est utilisable que sur iMac. Pour Safari sous Windows, utilisez une version antérieure ou installer la version 7, à vos risques.

Optimiser les fonctions de partage

Il arrive aussi que, même si tous les boutons de partage sont affichés et fonctionnent, en cliquant dessus, la petite fenêtre qui s’ouvre (pour Twitter notamment) ne propose que le lien mais pas le titre de l’article, que vous devez alors retaper ou copier-coller…

Certains plugins proposent le raccourci automatique (pratique), mais pas tous. À vous de voir si vous laissez le lien tel que ou si vous prenez le temps de le raccourcir.
Dans tous les cas, une solution qui permet de minimiser les compatibilités de lecture, est d’ajouter soi-même “à la main” un code pour chaque bouton, à placer à la fin de chaque article…

Autre observation : certaines pages n’affichent parfois pas plus de deux boutons…, qui plus est ceux de réseaux sociaux de moindre fréquentation et moins utilisés que Facebook ou Twitter. Or, un article est quand même fait pour être lu, donc partagé. Non ?

Enfin
, on voit parfois les boutons placés en haut (top) plutôt qu’en fin d’article (bottom). Cela reste un choix. On peut aussi les mettre sur le côté, ce qui est assez pratique quand ceux-ci descendent au fur et à mesure de votre lecture ; attention cependant à leur bonne fonctionnalité en cas de responsive design. On les trouve de plus en plus avant l’article.

Mais au terme d’une lecture entière, pour peu que le contenu soit assez long et que l’on ait envie de le partager, on peut se retrouver Gros-Jean comme devant, face à une absence de liens sociaux en bas, ce qui oblige l’internaute à remonter en haut du site…

Je ne dis ça, je ne dis rien, mais ma préférence reste logiquement à une présence de boutons de partage en bas d’article. (Et bien sûr, vous êtes libre de les placer à la fois en haut ET en bas.)

Bref, quel que soit le navigateur, et même si l’on n’est jamais à l’abri de défauts de leur part, notamment dus aux différentes versions, rappelons à tous les blogueurs et gestionnaires de sites de contenu de faire des tests. Parce que les boutons de partage restent indispensables.

Mon vœu pour 2014 ? Des boutons de partage qui ne font pas perdre de temps… 

Rédaction Web : la facilité du content spinning

matrioshkaOn parle assez peu du terme spinning. Pourtant, ce qu’il cache se produit, hélas, depuis fort longtemps. Je veux parler du content spinning ou “essorage de contenu”.
En termes de production de contenu, c’est le fait de décliner un texte (un article, un billet), en le reprenant sous plusieurs formes stylistiques. Une pratique dont le seul leitmotiv est de séduire les moteurs de recherche…

De la rédaction robotisée en quête de référencement.

 

Pas d’éthique pour le black hat

imagesAu moyen de paraphrases, on change les termes pour créer différentes versions autour de la même information ou du même sujet. Cela se fait bien sûr automatiquement ou semi-automatiquement grâce à des logiciels qui vous délivrent de toute réflexion, tout en vous faisant gagner un temps non négligeable. Ce n’est pas un duplicata total, mais cela y ressemble. Simplement, on joue sur les mots.
En savoir plus.

Voici deux articles très intéressants à ce sujet :
Le Web à l’essorage
Google et le content spanning

Pour ma part, je ne suis pas pour cette façon de faire  – même si certains ont tendance à la rendre “propre” pour être adoubés par le white hat cette fois. Certains “rédacteurs” apparaissent même tout à fait décomplexés avec cette méthode, donnant des tuyaux à tout-va.

Cela me dérange, pas seulement parce que c’est à la fois déloyal et proscrit par Google, mais aussi parce que le style devient alors souvent n’importe quoi. Le texte est comme robotisé, sans âme. Car il en va également de la richesse du contenu, de sa pertinence, non pas en termes de SEO, mais de réflexion, d’interrogation, de forme (quid de la qualité de lecture ?), de réelle information, de qualité de débat, de partage, de transmission. Bref de hauteur de vue.

Nous sommes d’accord que la plupart des internautes lisent en diagonale. Mais pourquoi, au nom d’un enjeu de visibilité, leur présenter un style médiocre dû à des logiciels qui ne font pas dans la finesse ? Je suis persuadée que l’on peut allier les deux : informer et respecter le lecteur en lui offrant un style de qualité.

Cette pratique de content spinning va évidemment plus vite que de créer “à la main”, de rédiger différemment en cherchant soi-même les synonymes. Place aux logiciels. Mais c’est alors uniquement l’info qui prime, même si c’est mal écrit. On nivelle tout, on s’éloigne de toute personnalité. Vous me direz que le style passe au second plan lorsqu’il s’agit de délivrer de l’actualité brute où le temps compte davantage. Certes.

Toutefois, engorger le flux et nourrir inutilement l’infobésité – source de surchauffe des data centers –, en créant moult versions, tout cela pour arriver le premier… C’est dommage et un peu facile.

Un exemple de doublon inutile

Lu sur le figaro.fr… :
Premier article mis en ligne le 2 octobre :
Une rue des tontons flingueurs à Nantes
Second article mis en ligne le 4 octobre :
Les tontons flingueurs font du barouf à Nantes

En plus d’avoir exactement le même sujet décliné, quasiment les mêmes mots-clés et un ou deux liens identiques (et des photos en NB issues du même film évidemment) – sans parler des coquilles –, ce doublon d’info n’a eu que très peu d’effet, l’information ayant été reprise seulement localement par Presse Océan et Ouest-France.

et exemple n’apparaît peut-être pas flagrant, mais pourquoi le même sujet à deux jours d’intervalle, alors qu’il aurait suffit d’actualiser le premier pour ajouter un lien ? (Question naïve bien entendu). Ces journalistes n’ont-ils rien d’autre à se mettre sous la dent en matière de sujets pour leur rubrique Culture ?  Si l’info en elle-même est sympathique, le sujet pouvait amener à trouver des angles largement plus éloignés. Ou alors, ils ne se sont pas concertés…

Souvent indétectable

Le problème est que cette technique passe souvent inaperçue. Les lecteurs ne sont pas (plus) habitués à faire la différence. Il faut avoir beaucoup lu pour “sentir” la prose mécanique, c’est normal. Si un duplicata (appelons un chat un chat), se retrouve en pole position sur les moteurs de recherche, il affichera un style de moindre qualité que son original, écrit au tout départ.

Là encore, dommage, ne serait-ce que par respect à la fois pour la richesse de la langue et pour le lecteur (voir plus loin). Et ne parlons pas des abondantes coquilles qui viennent “enjoliver” ledit texte, qu’il soit écrit par un humain ou réécrit par un robot d’ailleurs…

Info jetable et info de qualité

Alors évidemment, vous pensez que ce n’est pas grave, que ce qui compte, c’est le fond, le contenu, en l’occurrence l’information, mue de surcroît par une course de vitesse permanente.

Je serais (éventuellement) d’accord lorsqu’il s’agit d’une simple info concernant un scoop ou l’actualité, si bien sûr celle-ci a été vérifiée. C’est d’ailleurs bien pourquoi cette technique se développe, même en white hat, prétextant une diffusion tous azimuts sur des supports variés qui demandent des aménagements (cible, longueur, etc.).

Il n’empêche que cette pratique reste bannie par Google et, pour une fois, nous sommes d’accord.

En revanche, un article de fond ne peut s’en accommoder. C’est là qu’intervient la différence entre une réflexion, un billet original, personnel, argumenté, sur un sujet X ou Y, venant apporter quelque chose à la communauté, et le tout-venant soumis au résultat “algorithmesque”.

Question de point de vue sur la rédaction Web…

Vous l’aurez compris, je suis davantage pour un contenu unique, au référencement naturel et non forcé, que pour une course à l’échalote. Ou, pour paraphraser, davantage pour la qualité que pour le matraquage.

Un contenu de qualité doit être un pléonasme !

file000968573066Chaque rentrée rime souvent avec nouveauté…
Mais en termes de rédaction de contenu, une règle immuable semble prête à le rester : celle qui consiste à offrir un contenu de qualité.
Pourquoi ?
Parce que tous ceux qui se “nourrissent” sur le Web aiment en ressentir une satisfaction.

Un contenu devrait donc toujours tendre vers la qualité. Ainsi, la notion de “contenu de qualité” devrait être un pléonasme !

 

Qualitas : du latin “manière d’être”

Un contenu de qualité ? C’est un contenu utile…
D’accord, mais en réalité, au moins deux aspects se distinguent sur le Web :

(a) soit un contenu de qualité est considéré comme tel parce qu’il apporte du trafic (on recherche du chiffre, l’impact quantitatif passant avant le qualitatif au sens premier du terme) ;

(b) soit un contenu de qualité est considéré comme tel par la valeur de son information.
Les deux peuvent se retrouver parfois. Il n’en reste pas moins que tout ceci est très subjectif et dépend de nombreux paramètres qui pèsent dans la balance de vos objectifs.

Un contenu utile ? C’est un contenu qui a de l’intérêt. Lycée de Versailles d’ailleurs, on pourrait dire qu’un contenu intéressant est un contenu utile…
C’est un contenu qui va apporter quelque chose aux lecteurs. Mais pas forcément la même chose à tout le monde, ni de la même façon ; la valeur d’un contenu est à différents degrés.

Intérêt minimum : que le visiteur passe un moment agréable, sans ressentir qu’il perd son temps.

Intérêt maximum : que le visiteur reparte avec une information qu’il est content de savoir (ou qu’il savait déjà, mais qui le conforte) et/ou qui lui apportera une réflexion ou une réponse par rapport à sa propre activité et/ou, cerise sur le gâteau, une information qu’il partagera.

Nota : un contenu peut simplement faire sourire, faire rire, faire plaisir, faire réfléchir, rendre triste ou dubitatif, faire réagir, bref, toutes les réactions sont permises.

Qualités possibles pouvant caractériser un contenu :
original, informatif (du plus simple renseignement jusqu’au scoop), drôle, provocateur, explicatif, vendeur, partageur, riche d’exemples, revendicatif, analyste, bien écrit…

Dans ce flux continu et exponentiel d’informations venant grossir le Web chaque jour, qu’est-ce qui fait la différence d’un article par rapport à un autre ?
C’est justement la qualité, c’est-à-dire la valeur de son intérêt.

Or, ici, SEUL le visiteur-lecteur peut en juger, en ce qu’il conviendra à la fin de sa lecture que l’article lui aura apporté quelque chose.

Ne pas perdre son temps, apprendre, s’informer, se renseigner, savoir, réfléchir, argumenter, se former, jouer, acheter, rencontrer…, des millions d’internautes surfent pour des raisons diverses, à la recherche de données qui les satisferont.

Il peut s’agir d’une seule phrase qui sera venue apporter de l’eau au moulin d’une réflexion, ou bien d’un lien renvoyant à un contenu “miraculeux” (= encore plus intéressant).

La notion de valeur est donc très subjective.
Autant dire que si l’on souhaite apporter quelque chose aux futurs récepteurs, l’émetteur (le rédacteur) doit savoir à qui il s’adresse…

file0001513888393Cible à prendre au sérieux

Le rédacteur ne doit jamais oublier qu’il n’est pas seul au monde, qu’il écrit toujours pour autrui et qu’il doit avoir cet “autre” à l’esprit du début à la fin de sa rédaction.

Devant se le représenter (ou en tout cas en avoir une idée), il est donc impératif que chaque phrase qu’il tape soit sous-tendue par une capacité à se mettre à la place de l’autre. Empathie et psychologie sont par conséquent de rigueur, en plus du fait de maîtriser à la fois son sujet, sa façon d’écrire et les règles de la langue utilisée. Il s’agit de faire comme si le rédacteur était lui-même lecteur : “Qu’est-ce que j’aimerais lire ?”

Mais en dehors du champ marketing – où les vendeurs d’un produit connaissent en général assez bien le profil de leur clientèle habituelle ou de celle qu’ils visent –, définir une cible peut se révéler difficile.

En effet, on peut écrire pour plusieurs profils différents, le spectre étant très large, allant de pour tout le monde à pour soi. Les blogs personnels par exemple montrent souvent un journal intime plein d’autosatisfaction, centré sur la vie de son auteur : on écrit alors pour le plaisir.

Entre ces deux extrêmes, on sait que selon le thème abordé, le profil des lecteurs qui passeront par là sera plus ou moins le même ; on parle alors de “communauté” de “famille”, de “tribu”.

Mais il peut aussi y avoir deux ou trois profils de cibles différents dans un même lectorat, ce qui peut parfois rendre la rédaction plus complexe.

Et quand bien même on fait ce qu’il faut, on ne maîtrise ni son lecteur ni sa réaction au moment où il découvre un contenu, quelle que soit la forme de ce dernier. Une chose est sûre : on écrit parce que l’on a envie ou besoin de transmettre, de partager une information.

Dans cette démarche, on respecte l’autre. Si on le respecte, alors le contenu offert doit être de qualité ; d’où la nature potentiellement pléonasmique de la formule citée en titre.

Pourquoi offrir un contenu de qualité ?

  • Parce qu’un contenu “vide” ne sert à rien, n’apporte rien intellectuellement : il pollue la toile, prend de la place inutilement, encombrant au passage des datacenters déjà en surchauffe et écologiquement discutables pour la planète.
  • Parce qu’un contenu pauvre est contre-productif.
  • Pour l’information.
  • Parce que la médiocrité dessert à la fois les humains et le développement de la société.
  • Parce que le but est quand même de satisfaire ceux qui tomberont sur votre contenu.
  • Parce qu’il peut finir par être bien référencé.
  • Parce que on impact rejaillit aussi sur l’image de son auteur.

Nature et destin d’un contenu de qualité

La notion de “qualité” est ambiguë
Qui peut qualifier un contenu si ce n’est celui qui en aura retiré quelque chose de positif ?

Si vous rédigez un contenu que vous considérez comme de qualité (selon votre propre définition de la chose), par exemple une longue réflexion sur un sujet pointu, celle-ci sera peut-être lue par seulement deux ou trois personnes soit parce que votre blog n’est pas connu, donc peu fréquenté, soit parce que le référencement de votre article sera resté comment dire… intimiste (ou au bord de l’autoroute de l’information si vous préférez).
Or, votre article peut très bien avoir une seconde vie : trois mois, un an, voire deux ans plus

tard, alors qu’un internaute passe par là et l’apprécie, le voilà qui le remet sur le tapis en en parlant, en le partageant. Un article qui dormait au fin fond de la toile peut très bien connaître un buzz en décalage avec la date de sa parution.

Inversement, un contenu sans plus de qualité que l’information brute qu’il véhicule pour vendre un produit ou un service, peut très bien exploser en termes de nombre de lectures et de buzz, puis être aussitôt oublié (un clou chasse l’autre…) et terminer au cimetière des éphémères.

C’est en fait son “buzz” qui aura marqué mais pas forcément la qualité intrinsèque de son contenu (en général assez pauvre en matière de marketing publicitaire d’ailleurs).

C’est ce qui fait la “magie” d’Internet, et surtout son grand mystère. On voit bien ici que, même si l’on essaie de tout calculer, la vie et le destin d’un contenu restent aléatoires. S’il y avait une recette pour séduire les algorithmes de Google, cela se saurait. Mais…

Panda traque le contenu de qualité par le bon bout

La définition originelle de “qualité” a été dévoyée par l’appel de la technique et les algorithmes mis en place par les moteurs de recherche. Le mot juste qui prévalait autrefois pour magnifier une prose a perdu de son intérêt, remplacé par le mot-clé qui sera repéré…

Ainsi, bien rédiger tout en utilisant les mots-clés ad hoc – pas forcément les plus jolis ou adaptés au style – servant un hypothétique SEO, et tout en pensant à ses futurs lecteurs, est un équilibre sur trois axes assez rare à trouver. (J’ai expliqué l’an passé ce que je pensais sur la question du contenu et du SEO).

La plupart des référenceurs n’ont pas la même vision du terme “qualité” en ce qui concerne le contenu web : les objectifs ont changé et jusqu’à il y a peu (la tendance est heureusement à nouveau en train de changer), seuls les liens pointant vers le site, action appelée linkbaiting (la pêche aux liens) étaient encensés et recherchés au détriment du fond, de même que le backlinking (liens retour) et le netlinking (échanges ou achats de liens hypertextes, et pêche aux backlinks…) ; c’est l’aspect (b) de mon premier paragraphe.

En réalité, tout dépend de ce que vous souhaitez faire de votre contenu

S’il est voué au marketing et au buzz, alors l’approche du référencement sera privilégiée, peu importe si le contenu est pauvre.

Si votre démarche est celle d’une réflexion plus longue, sans enjeux économiques au bout, et à destination d’un groupe de lecteurs avertis, alors l’approche privilégiera une rédaction classique, centrée sur un sujet fourni et bien écrit (de manière naturelle).

Selon les objectifs de celui qui écrit, un contenu ne sera pas travaillé de la même manière, même si le but commun est quand même d’être lu.

Comme la célèbre phrase lancée au Capitaine Haddock “dormez-vous la barbe en dessous ou au-dessus de la couverture ?”, même si on a confiance dans l’intérêt de son sujet pour le lecteur, la question essentielle reste : dois-je rédiger pour plaire aux internautes ou pour plaire aux moteurs de recherche ? À vous de choisir la réponse pour pallier ce dilemme.

Conclusion

Vous l’avez compris, quelles que soient les interfaces, quels que soient les supports (numériques ou non) utilisés pour transmettre une information (donnée, actualité, publicité, réflexion nourrie, etc.), la valeur de l’information véhiculée est déterminée par celui qui le reçoit. Vous aurez beau faire votre maximum, dès publication, l’impact est quelque chose qui vous échappe.

Autrement dit, on ne peut pas vraiment affirmer qu’un contenu de qualité soit un pléonasme avant qu’il n’ait satisfait au moins un lecteur… C’est lui qui juge. Un contenu doit peut-être apporter un RSI, mais au bout, c’est l’internaute le vrai roi qui tranche…

Cela dit, essayer de faire en sorte qu’un contenu de qualité soit un pléonasme à chaque fois est un bel objectif !

Un site Web a besoin d’une stratégie éditoriale

file000132267159Vous êtes une entreprise et vous vous dites qu’il est temps de vous montrer sur Internet, d’avoir (enfin) votre site, ou bien de refondre la page qui vous servait de vitrine, devenue obsolète.
Excellente idée !

Mais un site Web étant un support de communication qui parle à votre place, la seule question qui doit présider à la démarche est : qu’est-ce je mets dedans ?
Une question directement liée à vos objectifs…
Lire la suite “Un site Web a besoin d’une stratégie éditoriale”

Quelle différence entre Internet et Web

file000349823764Le Net, la toile, Internet, numérique, digital, appli, ces termes sont devenus tellement communs que l’on n’y fait plus attention, on s’en sert comme on respire. Du coup, on a tendance à tout mettre dans le même panier. 

Or, on oublie que le Web est en quelque sorte le “contenu” d’Internet mais qu’inversement, Internet n’est PAS QUE le Web.

Un petit rappel basique ne fait pas de mal :

 

Internet

L’Internet est l’ensemble des ressources pouvant être utilisées de manière virtuelle, par le biais d’un réseau informatique qui fait donc office de support transporteur. L’Internet existait avant le Web et permettait déjà d’envoyer des e-mails. Pour la petite histoire, c’est en mars 1972, que fut rédigé le premier mail…

Web

Le Web provient de world wide web, les fameux trois “w” (3W), système créé en 1991 et devenu communément le 3WC (c pour consortium), permettant d’accéder à une information sur Internet. Le Web est en réalité une application d’Internet, une ressource parmi d’autres, faite de données stockées dans un serveur.

La particularité du Web est qu’il permet de naviguer d’un document à l’autre grâce au principe d’hyperliens – le tout fonctionnant obligatoirement à l’aide d’un navigateur mis en place à cet effet, et si, bien sûr, vous avez une connexion à un fournisseur d’accès internet (FAI).

Je lis encore ici ou là que “le Web est le réseau des réseaux”. Eh bien non, c’est Internet qui représente le réseau des réseaux en ce qu’il peut connecter les ordinateurs entre eux, pour transmettre des informations. C’est finalement l’infrastructure qui permet de relier tout le monde. C’est bien pour cela qu’on l’appelle le réseau international (international network).

Le Web, quant à lui, est donc une partie de cet Internet, un des chemins qui permettent d’accéder à une information. Alors qu’Internet (le Net pour les intimes), peut également véhiculer d’autres services tels que l’échange de mails.

Faut-il dire “site web” ou “site internet” ?

A priori ce n’est pas grave de ne pas faire la différence et l’on peut continuer à employer l’un ou l’autre de ces termes si l’on veut. Tout est affaire de scrupule vis-à-vis de la sémantique…

Pour les puristes (dont je fais partie), disons que site web est plus juste. Puisque l’internet est simplement le vecteur qui achemine les données d’un ordinateur (depuis le serveur web où elles sont stockées) vers votre propre ordinateur, grâce à une connexion et le fameux protocole IP (internet protocol).

Pour faire court, je me connecte à Internet et c’est ensuite que je peux trouver telle ou telle donnée du Web qui viendra alors s’afficher, par exemple ce blog ou votre site… web.

Conclusion : c’est le même genre de différence qui existe entre communication et information, le mode de transmission et les données. Ce n’est pas plus compliqué.

Ainsi, lorsqu’une entreprise annonce “je crée un site internet”, elle devrait plutôt dire “je crée un site web“, ou bien alors “un site sur Internet“. Afficher “création de sites Internet” ne veut donc rien dire…

On parle également beaucoup de “contenu” et de “contenant”. Je n’ai pas voulu les employer ici, car cela peut renforcer la confusion, du fait que pour la création d’un site – déjà défini comme un contenu d’Internet – on parle encore de contenu et de contenant, avec d’une part, le site lui-même devenant support, et d’autre part les données qui y sont intégrées représentant les informations.

De support média en support média (numériques), on peut rapidement se retrouver avec un effet de poupées russes (voir mon billet sur le contenu), d’autant qu’un site est construit sur la base du fond (grâce au langage html) et de la forme (grâce au langage css) ; ainsi la forme, c’est-à-dire la présentation, est souvent associée au “contenant”, le fond (textes, images…) étant plus souvent nommé le contenu.

Comprendre ses petites différences, permet d’éviter toute confusion ; connaître la vraie définition des termes permet d’être clair.

URL : comment trouver un (bon) nom de domaine libre ?

wwwS’il est un phénomène que je constate de manière récurrente dans mon activité, c’est bien celui de la négligence du nom de domaine lors de sa réservation, dans le cadre d’une création (entreprise, start-up, marque, événement…).
Avec plus de 800 000 sites créés chaque jour rien qu’aux États-Unis*, comment trouver son ‘Uniform Resource Locator’ : son adresse Web ?


Ra
pide état des lieux en chiffres

Il est très difficile d’avoir une fourchette valable de données à propos du nombre de sites qui se créent (que ce soit par jour ou par an), actifs ou non, professionnels ou personnels. Certains domaines ont plusieurs extensions qui “dorment”, d’autres retrouvent leur liberté et donc le marché (voir plus bas), soit parce qu’un site meurt de sa belle mort soit parce que le domaine n’est pas renouvelé. Et ne parlons pas des blogs qui peuvent être aussi des sous-domaines !

Quoi qu’il en soit, il ne faut pas confondre nombre de sites en ligne et nombre de domaines réservés : sachant qu’un site peut être lié à plusieurs noms de domaine, ces derniers sont forcément plus nombreux.

Compte tenu de ce qui a pu être mesuré (donc uniquement ce qui est mesurable), la société Netcraft – qui effectue un calcul mensuel depuis 1995 – fait ressortir plus de 670 millions de sites Internet actifs fin avril 2013, tous profils confondus, avec presque 24 millions de nouveaux sites dans le monde en un mois.

L’Américain Brad Frost avance plus de 800 000 créations de sites par jour. En multipliant ce chiffre par 30 jours, nous arrivons effectivement à 24 millions par mois. Mais 24 millions multipliés par 12 mois font a priori 288 millions de créations de sites par an.

siteWeb

*Source : Death To Bullshit from Brad Frost

Petit calcul mathématique (pour une littéraire, c’est un défi !) mais je voudrais y voir plus clair car on peut rapidement y perdre son latin : même si certains ont parlé de 644 millions de sites en 2012, je préfère toujours me référer à Netcraft qui pour la même année calculait 580 millions de sites sur le Web. L’augmentation serait donc d’environ 100 000 millions en un an.

Or, si l’on part des 23 millions de nouveaux sites constatés depuis le mois dernier et qu’on les multiplie par 12 mois (en imaginant une stagnation), nous arrivons à 276 millions de plus en un an. Une pensée vertigineuse, surtout si l’on imagine une progression mensuelle…

Toutefois, seulement un cinquième de ces sites créés seraient réellement actifs. Cela est d’autant plus rageant quand on se met à chercher un nom de domaine (ndd) et que l’on constate que celui que l’on voulait est en stand-by, réservé mais ne servant à rien…

Sans parler de ceux qui font du pur business autour de l’achat de noms de domaine simplement pour les bloquer et essayer de les revendre : une pratique sans nom (si l’on peut dire) ; leur dernière lubie étant de réserver votre patronyme, espérant vous le vendre quelques dollars.

La prudence serait donc que chacun d’entre nous réserve son domaine personnel, pour être tranquille. Mais la démarche est encore loin d’être systématique. On se souvient à ce propos, de l’aventure que vécut Inès de la Fressange. Or, même si vous n’êtes pas connu, même si vous ne représentez pas une marque, répétons ici que “prudence est mère de sûreté”.

Nom de domaine, nom tout court…

Un client croit souvent que trouver un domaine est facile, qu’il suffit de l’acheter (certains ne savent pas encore qu’il s’agit d’une location, tout comme pour l’hébergement).

La première difficulté lorsqu’un client qui n’est pas rôdé à Internet vous demande de trouver un nom, c’est lorsqu’il arrive avec ses propres propositions dont vous savez pertinemment qu’elles sont déjà évidemment toutes indisponibles… Il s’agit alors de gérer dans la foulée à la fois sa surprise et sa déception. C’est d’ailleurs assez curieux, car il se comporte comme s’il était seul au monde. Comme s’il n’arrivait pas à se représenter, à visualiser, le volume de flux vertigineux qui vit sur la toile. Il ne pense pas que le nom qu’il souhaite puisse être déjà pris…

En termes d’appropriation de noms et de dépôt de marques, Internet est évidemment venu tout bousculer. Et certaines TPE qui se réveillent actuellement pour créer (enfin) leur site, peuvent découvrir que leur nom est déjà réservé, voire actif en ligne, et cela bien que leur nom de société soit à l’INPI

La création d’un nom, société ou marque, est aujourd’hui directement liée à la disponibilité d’un domaine. Et comme la toile est incontournable pour la communication que vous allez forcément devoir faire, il vaut mieux vérifier à deux fois au moment où vous déposez un nom (voir plus bas).

Ces différents paramètres compliquent donc la tâche… S’ajoutent à cela les noms de domaine des applications. Comme dirait Sempé, “rien n’est simple, tout se complique” avec la multitude d’extensions ou tld (top level domain), que le client a d’ailleurs tendance à confondre avec le nom de domaine lui-même…

Pour pallier cette croissance des noms de domaine, l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) – qui y réfléchissait depuis 2008 – permet maintenant un choix élargi avec par exemple des extensions de régions (.corsica .bzh), ou de villes (.berlin .paris) (1). Mais aussi prochainement les .marque et les noms d’entreprise. Et bien sûr le .appli qui est au smartphone ce que le .com est à l’ordinateur.

En termes de nombre, les applications risquent d’ailleurs non seulement de rattraper les sites Web, mais certainement de les dépasser. Les extensions se diversifient et l’on pourra bientôt choisir n’importe quel mot.

Bref, attendons-nous à un bel imbroglio au niveau référencement et surtout à un petit coup de massue budgétaire pour peu que l’on veuille (doive) sécuriser son image en additionnant différentes extensions à un même nom de domaine, en plus de le décliner (au pluriel, collé, etc.)

(1) Espérons que la Ville de Paris se soit mise dans les starting-blocks pour pré-réserver “paris.paris”, qui résonne si bien…

La réponse qui tue : ” Parce que j’aime bien”

La deuxième difficulté est de gérer le désir du client, lequel est rarement compatible avec la réalité et une stratégie qui vise un impact (communication, référencement).

En général, le client (et c’est légitime) demande un nom court, sympa, moderne, parfois en anglais ” parce que ça fait bien “, ou bien exactement le nom de sa boîte ou de son produit ou service.

Toute la difficulté est, entre autres :

  • de lui décrire l’ampleur de la situation ;
  • de lui demander d’imaginer les millions de réservations déjà effectuées sur tous les mots de quatre lettres ainsi que tous les noms simples et courants ;
  • de lui faire comprendre que si on ne lui a rien proposé d’emblée, c’est parce que l’on sait déjà quelle est la réponse à une vérification ;
  • de lui souligner que l’anglais risque d’être contre-productif si les clients qu’il cible sont uniquement francophones ;
  • de justifier du temps dépensé à lui faire découvrir une problématique qu’il ne soupçonnait pas.

S’il vous dit qu’il aimerait tel ou tel nom de domaine, le défi est d’arriver à lui faire comprendre

que de toute façon, TOUS LES MOTS de trois, quatre (voire bientôt cinq) lettres ne sont pas disponibles. En passant, vous pouvez lui rappeler qu’un “ndd” peut se composer de lettres de l’alphabet, de tirets mais aussi de chiffres.

Par ailleurs, un bon nom – car oui, au fait, qu’entend-on par “bon” ? – est aujourd’hui un ou plusieurs mots qui vous identifient tout de suite, qui fait comprendre votre secteur d’activité ou votre démarche, mais pas que. En fait, le référencement (parce qu’on en est là quand même), commence par le mot-clé qui fait office de tête de gondole dans votre URL.

Par habitude, le .com reste la base de référence (aux côtés de l’extension de votre pays). Quand un nom est libre, il est préférable de réserver plusieurs extensions pour être tranquille. Mais pas seulement : il est aussi conseillé de réserver des noms de domaine approchant… avec traits d’union (on dit plus souvent “tiret”) et tout attachés (on dit plus souvent “collés”), ou encore une version au pluriel s’il est au singulier, et inversement.

En effet, après les noms courts et les noms en anglais, les noms en forme de “phrase” est une troisième tendance, faisant donc apparaître plusieurs mots-clés. Pour un meilleur référencement, il vaut mieux les séparer.

EXEMPLE

Prenons un domaine qui apparaît libre le jour où j’écris ce billet (11 mai 2013) :
la communication transmedia“.

Il est donc possible de réserver au moins :

lacommunicationtransmedia.com
la-communication-transmedia.com

Le second URL est certes plus long mais plus lisible et si un seul de ces mots est “googlisé”, au niveau de la sémantique, il pourra être mieux repéré et mieux positionné qu’un bloc de lettres attachées. En effet, les moteurs de recherche ont plus de mal à séparer les mots s’ils sont collés.

Notre second URL serait donc choisi pour l’hébergement.
Mais on sera également inspiré de réserver lacommunicationtransmedia.fr et bien sûr la-communication-transmedia.fr

Or, tant qu’on y est, il faut penser aussi à le faire sans l’article :

communicationtransmedia.com
communicationtransmedia.fr
communication-transmedia.com
communication-transmedia.fr

Ainsi,  l’adresse principale rattachée à l’hébergement pourrait être :
http://communication-transmedia.com 

ndd1     ndd2
Cliquez pour zoomer.

Et si vous voulez vraiment dormir sur vos deux oreilles, vous pouvez dans la foulée réserver les deux versions (collées et avec tiret) en .org et .net…

Tout ce petit monde pourra ensuite pointer vers l’URL choisi officiellement pour votre site Web.
(À souligner que ces deux termes, “communication” et “transmedia”, sont les mêmes en anglais…).

Pour cet exemple, nous avons donc vérifié sa disponibilité, écrit à toutes les sauces. Il est intéressant de constater que le 30 janvier 2013, un Franco-Brésilien vivant à Paris a réservé, via Gandi, uniquement communicationtransmedia.fr et pas le .com ni même communication-transmedia.fr (source : afnic). Quatre mois et demi et toujours rien en ligne…
Que faire ?

Deux solutions se présentent : soit vous laissez tomber et trouvez autre chose, soit de votre côté, vous avez un projet dont l’objet est directement lié à ces deux mots-clés et décidez d’utiliser cette appellation : vous réservez alors tous les exemples cités plus haut (en ajoutant pourquoi pas quelques extensions, histoire de blinder), vous créez votre site, développez votre projet (ou inversement). Vous êtes donc heureux.

En passant, voici une petite astuce au cas où vous mettriez du temps à fignoler votre site avant sa mise en ligne, et qui permettrait un crawl plus rapide le jour-j…

À ce stade, pris de cours (et peut-être dépité), le loueur du domaine communicationtransmedia.fr, abandonnera son unique URL que vous vous empresserez de récupérer. Bien sûr, cela dépend aussi du profil de celui qui a réservé un domaine avec une seule extension. Il s’agit vraiment de peser le pour et le contre, de discerner (un professionnel d’un particulier par exemple), de deviner leurs ambitions.

Tout ceci demande une veille et une recherche supplémentaire, histoire de vérifier.

Par exemple, en cherchant bien, nous avons découvert que le domaine communication-transmedia.gd était pris (.gd pour Grenade). Mais cela laisse de la marge ! De toute façon, dans la mesure où le transmedia est une approche qui va se développer rapidement et largement, il serait surprenant que le top level reste libre très longtemps pour ce domaine.
Tout cela peut paraître évident à certains, mais je préfère le préciser et le répéter car malheureusement, je constate encore pas mal de jeunes startupeurs qui n’y pensent pas forcément, trop contents d’avoir trouvé un “super” nom !

Pensez à verrouiller, même si cela coûte quelques euros de plus.

Réseaux sociaux : anticiper, vérifier, décliner

Dans cette course non pas à l’échalote mais à une e-cohérence, et avant de crier victoire, il s’agit d’anticiper la disponibilité d’un nom au-delà de l’URL et de l’extension : il faut penser aujourd’hui aux réseaux sociaux, particulièrement et en priorité à Twitter, Facebook… Ce devrait être automatique, même si vous n’avez pas l’intention de passer par ces plateformes.

Cette recherche fait déjà partie de la stratégie de communication globale et anticipatrice, nécessaire si vous ne voulez pas vous prendre un mur par la suite. Préparer le terrain (anticiper), c’est réserver tout de suite, si bien sûr le nom en question est libre partout.
(Je ferai ultérieurement un billet sur la question des comptes Twitter.)

Il faut donc penser à se projeter pour sécuriser votre future image et pouvoir créer une communication logique sans interférences. Et comme dirait Monsieur de la Palisse, communiquer à partir d’une image cohérente offre un meilleur impact.

Réfléchir à une communication globale dès le début

Pour une start-up, le défi est d’être à la fois efficace, avoir si possible du sens et être référençable : bref, trouver un “bon” nom de domaine aujourd’hui, relève du casse-tête chinois (pléonasme).

Le choix d’un nom de domaine pour son activité dépend aussi de son secteur, de son profil, de sa cible, du marché sur lequel on se positionne. Une boutique en ligne de vêtements pour bébés par exemple n’aura pas du tout la même démarche de réflexion sur la question qu’une start-up technologique qui propose un nouveau logiciel.

Pour une boutique en ligne, de création, de mode, ou tout autre produit d’ailleurs, cela se révèlera plus “facile”, plus souple, plus ouvert : vous pouvez lister vos atouts et en retirer des mots-clés que vous utiliserez pour créer un univers.

D’ailleurs, ces derniers temps, la tendance est aux domaines longs (parfois même des phrases entières) reprenant ce qu’un internaute serait susceptible de taper dans un moteur de recherche. Par exemples : jechercheunchat.com ; jeprepareunvoyage.com ce qui permet un référencement plus pertinent.

Penser son concept et sa communication en même temps que son nom de domaine.
Après, tout dépend de vos objectifs, de la concurrence, etc. Le marketing entre en jeu très rapidement. Ne l’oubliez pas lorsque vous démarrez votre petite entreprise sur Internet.

La question de la langue étrangère 

Par ailleurs, pour le fondateur qui ambitionne de développer sa start-up à l’international, il s’agit de bien penser son projet et ses objectifs de développement (même théoriques) en amont. En effet, même si ce n’est pas à l’ordre du jour et que vous vous développez pour le moment uniquement dans votre pays (par exemple, en France), vous serez bien heureux de pouvoir toucher un jour (voire, très vite) le marché américain.

Quid alors du nom de domaine et des extensions ? Soit votre nom est en français et il faut l’imaginer en anglais : donc vérifier s’il est déjà pris ou pas (s’il est pris, à vous de l’adapter différemment) ; soit votre nom est déjà en anglais, qui plus est, réservé en .com et alors a priori le chemin semble plus ouvert.

Quoi qu’il en soit, veillez toujours à réfléchir de manière globale avant de faire quoi que ce soit. Anticiper évite des pertes de temps, voire d’argent, et de désagréables surprises, sans compter des nuits blanches à trouver des alternatives.

PS : même si vous êtes bilingue anglais, faites appel à une personne dont c’est la langue maternelle, car l’américain tout comme l’anglais recèlent parfois des pièges, et ce serait idiot de vous développer avec un URL dont une signification populaire qui vous aurait échappé vous fasse devenir la risée d’un pays.

Une astuce qui vaut ce qu’elle vaut

Comme il est, vous l’aurez compris, très difficile d’établir un super nom peu ou pas du tout utilisé, il est parfois intéressant de surfer sur les forums et les réseaux pour lire les pseudos, car certains peuvent donner des idées, être suffisamment imaginatifs et surtout se révéler disponibles… Parce qu’on ne le répétera jamais assez, en matière de nom de domaine, c’est “le premier qui dit qui y est” !

Tenter le rachat ?

Une seconde chance : avec ces millions de domaines en circulation, beaucoup finissent aux oubliettes, redevenant disponibles, après avoir eu une vie… et un référencement. Eh oui ! Pourquoi ne pas penser à utiliser un “ancien” domaine si celui-ci convient à votre profil, votre activité, vos objectifs, votre image ?

Pour les connaître, Kevin Lion a eu la bonne idée de lancer adopteundomaine.com ce qui peut s’avérer pratique vu le contexte. Il explique ici le pourquoi du comment de son site qu’il positionne à juste titre comme le spécialiste des noms de domaine expirés.

Si vous rachetez un domaine pour en faire quelque chose avec une stratégie de communication derrière, pensez à vérifier si ce nom est aussi utilisé sur les divers réseaux et comment il se présente en tant que pseudo.

Goody !

Je termine avec un peu d’humour sur ce sujet inépuisable : pour l’anecdote.