Unbubble : un moteur de recherche qui se cherche

Le moteur de recherche Unbubble (qui veut dire “déboucher”), est très peu connu des internautes. Pourtant, il a vu le jour il y a déjà quatre ans, en 2014.

Il s’affiche comme un moteur de recherche alternatif européen : “Moteur de recherche neutre et sécurisé de l’Europe” annonce son titre. Lire la suite “Unbubble : un moteur de recherche qui se cherche”

Assurer en numérique n’est pas une question d’âge !

Ce week-end, une petite phrase m’a fait tiquer. Celle d’un ministre venu vendre sa com en passant chez un retraité de 80 ans, lequel s’est mis à l’ordinateur, du moins à Internet ainsi qu’à des tâches dématérialisées et à qui le politique (chargé du Numérique apparemment) envoie un Lire la suite “Assurer en numérique n’est pas une question d’âge !”

Qui est sur (le réseau social) Ello ?

Résultat de recherche d'images pour "ELLO"Allo Ello ?

Le réseau social Ello continue d’avoir pour principe de ne pas marketer ses membres. Et donc de ne pas polluer ces derniers avec des publicités.

À l’origine, le but était de contenter tous ceux qui ne voulaient pas laisser leurs données leur échapper à des fins commerciales. Avec comme accroche imparable “vous n’êtes pas un produit !” La démarche était d’être plus respectueux des utilisateurs.

Mais a-t-il vraiment réussi à séduire ? Lire la suite “Qui est sur (le réseau social) Ello ?”

Quid du référencement sur Qwant ?

Qwant-logo3Ce matin, je tombe sur ce billet :
QWANT, la start-up qui veut contrer Google !!

Il se trouve justement que ce week-end, j’ai enfin installé le moteur de recherche français Qwant (via Firefox). Je l’avais déjà testé à ses débuts, en 2013, mais sans conviction.Heureusement, avec le temps, ses fonctionnalités et son ergonomie ont évolué.

La différence avec le moteur Google est claire :
des Lire la suite “Quid du référencement sur Qwant ?”

Où sont vos boutons de partage ?

Je ne sais pas pour vous, mais en 2016, je suis encore à chercher des boutons de partage en haut, en bas ou sur le côté d’un article, bref quelque part sur la page que l’on souhaite… partager.

boutonsresauxVous pensez que je délire ? Pas du tout : encore aujourd’hui, certains sites (même importants) n’affichent toujours pas de boutons de partage sur leur blog ou dans leurs Actus. 

Le cas des boutons cachés :
Début janvier, je tombe sur
cette info sur le site de BPI France à propos de start-up. Souhaitant la tweeter, j’ai repéré l’icône “partager” (en gris en haut de l’article), par laquelle passer pour ouvrir les boutons (au moins, il a une fonction). C’est une pratique courante maintenant. Seulement elle signifie pour le visiteur deux clics au lieu d’un…
Lire la suite “Où sont vos boutons de partage ?”

Social TV : petit état des lieux

La Social TV, ou la télévision sociale est le phénomène qui grandit dans une logique d’évolution de l’interactivité, portée par Internet via les réseaux sociaux depuis le début de leur apparition.

La social TV, éphémèrement sociale, se cherche encore

socialtvUne émission pilote en matière de Social TV en Belgique : MonStory,  la première du genre (dixit) à être présentée (animée) par un community manager et non plus par un animateur classique (ça se voit un peu que ce n’est pas son métier, mais bon).

En réalité, elle n’offre rien de transcendant, elle parle de technologies, et de temps en temps cite un tweet… Le format est assez classique avec un plateau, un public et des reportages.

Le Web, le “digital”, est aussi au cœur de Lire la suite “Social TV : petit état des lieux”

Twitter : quel oiseau êtes-vous ? (1/2)

20 profils d’oiseaux… pour découvrir à quelle famille vous pensez appartenir en tant que Twitto !

Twitter connaît quelques turbulences parfois. Pourtant, jusqu’ici, l’oiseau avait plutôt bien fait son nid. Et depuis 2006, toutes formes d’espèces (de Twittos) étaient venues coloniser cette branche du réseau mondial. On disait ce réseau social plutôt réservé aux Lire la suite “Twitter : quel oiseau êtes-vous ? (1/2)”

De l’utilité d’un contenu de qualité

Début mai, Abondance postait un billet avec cette question :
une pénalité massive appliquée contre le contenu de faible qualité ?

Ne nous emballons pas et surtout, ne voyons pas Google comme un grand méchant loup proviseur distribuant des bons points ou mettant au coin. Rumeur ou pas, de toute façon, la question importe peu si l’on a toujours adopté la démarche de base qui est d’offrir du contenu fourni et (si possible) de qualité. Lire la suite “De l’utilité d’un contenu de qualité”

Orthographe du mot “start-up”

Start-up : depuis que ce terme circule – particulièrement concernant une activité en lien avec une technologie ou un service via Internet – on le voit écrit à toutes les sauces !

Face à mon propre doute, la curiosité m’a poussée à enquêter pour en avoir le cœur “Net” une fois pour toute. Lire la suite “Orthographe du mot “start-up””

À la recherche du sens perdu

Humeur du jour…

Ce matin, on apprend qu’un particulier – en l’occurrence un étudiant à l’époque – a eu l’idée de réserver un nom de domaine : “univ-rennes” avec l’extension .fr. Les universités rennaises fusionnant il y a peu, ont voulu choisir ce domaine pour leur visibilité en ligne. La négociation avec le jeune homme n’ayant pas abouti, l’Afnic, après hésitation, a dû trancher.

Cette anecdote me laisse perplexe. Au-delà de ce fait, touchant directement Internet et sur le fond duquel je reviendrai en seconde partie, je voudrais d’abord m’attarder sur la forme de son traitement par des journalistes et/ou webrédacteurs qui ont relayé l’information… Lire la suite “À la recherche du sens perdu”

Internet et la gestion du temps

Télévision via Internet : la nouvelle donne

1 Français sur 2 regarde des directs en ligne.
(
Source RTL du 2 octobre 14.)

Cette information est étonnante, je pensais que c’était plus répandu. Pour ma part, il y a plusieurs années que je n’ai plus de télévision, celle en forme de poste uniquement dédié à la transmission de programmes de chaînes… tout comme cela fait plus de quinze ans que je ne lis quasiment plus de journaux imprimés, plus du tout de quotidiens papier. Lire la suite “Internet et la gestion du temps”

Internet : comment faisait-on avant ?

Une vie passe très vite, mais lorsqu’en plus, vous tombez sur une période d’accélération et d’explosion des TIC, cela peut donner le vertige, surtout quand on jette un coup d’œil dans le rétroviseur… La question se pose alors : comment faisait-on sans Internet ?

La recherche d’information

Bibliothèque du Centre Beaubourg, qu’il faut imaginer sans ordinateurs, sauf ceux qui étaient réservés au personnel : Lire la suite “Internet : comment faisait-on avant ?”

Twitter : trop bien pour une société du moindre effort ?

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Chantera ? Chantera plus ?

En ce début du mois de mai 2014 où les oiseaux chantent à tue-tête, certains déchantent

Twitter peut avoir peur, son action plonge et avec ses fidèles followers du début, ce n’est plus vraiment le bonheur.

Fin mars, le Blog du Modérateur posait une question intéressante : pourquoi quitter Twitter ? Si la question se posait, pourquoi se poserait-elle ? Eh bien parce que justement – et c’est le buzz du moment – les équipes de Twitter réfléchissent, particulièrement depuis Lire la suite “Twitter : trop bien pour une société du moindre effort ?”

S’il te plaît Google+, dessine-moi un mouton…

sheep-161630_640Mon expérience de Google+

Même si ça m’a pris du temps, j’ai enfin plongé dans la jungle googlisante mega plus plus. Comme je m’étais bien énervée sur la façon dont fonctionnait Facebook, réseau que je n’ai jamais supporté, je n’ai pas été dépaysée dans la mesure où c’est à peu près le même procédé. Ayant repéré la page de mon business en ligne sur G+ (j’avais une adresse gmail), je me suis décidée à gérer mon image professionnelle.

Évidemment, j’ai découvert que pour ce faire, il fallait d’abord posséder un profil perso. Je dois avouer avoir un peu hésité au moment de choisir une autre adresse gmail dédiée. Parce que, monopole oblige, ce réseau pousse à la fois à la consom’ et à la centralisation. Mais bon.

Ce faisant, j’ai donc ouvert l’année dernière mon profil perso Google+ où je me suis présentée.
Mais dans mon esprit, ce n’était pas pour le boulot, car un profil personnel reste quelque chose de souple, de libre. Je tenais à bien faire la différence avec une page pro créée pour mon activité professionnelle et actualisée de posts ad hoc.

Puis comme j’ai déménagé cet été, c’est seulement à la rentrée que j’ai trouvé le temps de gérer cette page “Entreprise”. J’ai suivi la procédure, et, bonne surprise, cela s’est très bien passé, et même plutôt vite. Google m’a envoyé en quelques jours un courrier avec mon code. Mon entreprise a été reconnue, acceptée et validée. C’était à l’automne 2013…
Lire la suite “S’il te plaît Google+, dessine-moi un mouton…”

Le flat design ne doit pas faire oublier le contenu

plat_icon_theme_by_mallendeo-d6iwfn1On a beaucoup parlé de site responsive en 2013. C’est bien et c’est toujours d’actualité. Mais cette notion a vite été rattrapée par le flat design.

Moi-même, j’ai cédé à la tentation, avec un nouvel outil très sympa, découvert ce week-end.

En moins d’une heure, voici le résultat de mon test, avec un contenu évidemment non dupliqué depuis mes autres supports.

Le flat design, effectivement, c’est chouette, puisque sur une seule page, vous pouvez montrer ce que vous voulez : terminées les arborescences alambiquées qui pouvaient décourager quelques internautes au passage.

Place à un défilement vertical, avec un menu en haut ou sur les côtés (menu fixe bien entendu) ou bien pas de menu du tout. Chaque “rubrique” peut avoir son bandeau attitré, mais aucune obligation.

Cette tendance au design plat, c’est-à-dire surtout minimaliste, est principalement intéressante pour une start-up en préparation, pour une biographie, une histoire, un profil, pour la création d’un événementiel ou pour la mise en avant d’un seul produit ou service. C’est une solution simple, d’aspect léger.

Le contenu reste le plus important

Néanmoins, et c’est là où il s’agit de faire attention, ce n’est pas parce que l’approche est différente et plus souple, que le contenu ne doit pas en être moins bien pensé stratégiquement.

Au contraire : plus le design est minimaliste, plus le contenu se voit, plus le texte ressort !

Le visuel importe, on le sait. Et tous ces charmants pictogrammes ludiques, parfois accompagnés d’une phrase ou d’un texte, sont attachants.

Mais justement, au niveau de l’impact, le contenu rédactionnel – ce que l’on dit et la façon dont on le dit – reste primordial et compte autant que le contenu visuel : choix des couleurs, charte graphique, taille, emplacement…

Le choix des rubriques et leur ordre de défilement également (ici aussi on peut perdre des internautes en route, avant qu’ils n’arrivent tout en bas).

Un site aura beau être sous forme de flat design, s’il est vide de sens, d’intérêt, incohérent dans son contenu, voire plein de fautes, le résultat vous desservira autant que pour un site d’approche plus classique.

Quand on choisit de se montrer sur Internet en mode flat design, on devrait redoubler de prudence, tant le visuel a de l’importance. Les défauts risquent en effet de bien plus ressortir. L’impression de l’internaute est immédiate ! Tout est plus “gros”, plus direct aux yeux, puisque par définition, il y a moins d’éléments.

Par conséquent, dès la première seconde, l’effet psychologique induit est encore plus fort. Vous devez donc, dans l’intérêt de votre image, redoubler de soin.

Attention notamment à l’harmonie des couleurs entre elles ; à la couleur des titres aussi et à leur contraste (particulièrement illisible sur une image de fond bariolée). Etc.

Quant au texte, s’il est lui aussi minimaliste, soignez vos mots !
Pas de doute, si l’aspect d’un site en flat design est tout de suite plus attractif, il ne doit en aucun cas faire oublier le CONTENU.

Je ne connaissais pas strikingly.com et je dois dire avoir découvert une plate-forme tout à fait sympathique et techniquement très simple d’utilisation, intuitive et sans avoir à passer par une démo. (N. B. : je suis restée à la version de base, gratuite.)

Mais si je me suis bien amusée, cela ne m’a pas empêchée de passer un peu de temps en amont à choisir les mots exacts que je voulais y mettre… provisoirement.

Comme vous l’avez compris : le flat design ne doit pas faire oublier le contenu.

 

Numérique ou digital ? Une ambiguïté bien française

file0002120440786Petit rappel de base

DIGITAL en français vient de digitus (doigt). Il s’agit de tout ce qui requiert l’utilisation des doigts. Par extension, cela inclut tous les supports aux contenus dits virtuels auxquels on peut accéder en usant de ses mains : que ce soit par un clavier ou par un écran tactile.

  • À noter qu’en anglais, digital relève des numéros puisque “digit” veut dire chiffre

Là où cela peut prêter à sourire, c’est qu’écrire à la plume, pardon, au stylo – oui, vous savez sur un papier en bois d’arbre… – demande aussi l’utilisation de la main, les doigts bien rassemblés autour de l’outil. Donc logiquement, on peut penser qu’ici, l’approche est tout aussi digitale…

NUMÉRIQUE vient de numerus (nombre) et sous-entend une numérotation.

Quand on dit “numérique”, on pense souvent à “en ligne” on pense aussi à électronique, symbolisé par le “e” (voir plus bas).

Digital = numérique (et inversement)

Notez-le une fois pour toute : l’adjectif anglais digital se traduit en français par “numérique”. Les deux termes sont donc SYNONYMES !

Comme le préconise la règle avancée par l’Académie française, le terme francophone à employer est donc bien numérique.

Le problème est que la réalité est tout autre : notamment parce que les termes anglo-saxons envahissent aisément la sphère lexicale dans des domaines aussi divers que la communication, le marketing, l’innovation et bien sûr les technologies : “raconter une histoire pour des supports numériques” est évidemment plus long que de dire digital storytelling

D’autre part, avant 1968, le terme français digital(e) ne se référait pas aux nombres, mais aux doigts ; de plus, il n’a toujours rien à voir avec son faux-ami anglo-saxon !
Le terme anglais digital, quant à lui, s’applique à l’informatique depuis 1945.
Encore un quiproquo qui tend à nourrir la confusion ! (Voir plus bas.)
En savoir plus.

En français, beaucoup de mots possèdent plusieurs définitions. L’idéal serait de les connaître toutes…

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Utilisation

Bref, le terme “digital” est utilisé de plus en plus à toutes les sauces.
Mais en matière informatique, “numérique” convient en français. Il est d’ailleurs utilisé pour des objets concrets, comme par exemple un appareil photo, auquel on attribue le qualificatif “numérique” : boîtier numérique, caméra numérique (les Anglais disent digital camera donc), tableau numérique, tablette numérique (ou tactile).

On prononce parfois uniquement l’adjectif, qui devient alors tout à fait librement un nom commun : “Passe-moi ton numérique” !
(Notons, en passant, que l’on se met à dire également “le digital” comme nom donné au champ qu’il recouvre.)

L’adjectif “numérique” s’emploie également pour d’autres aspects :

  • cantine numérique, école numérique, bibliothèque numérique, comme par exemple la BSN (espaces, lieux scientifique ou culturel) ; on parle également de “territoire numérique”.
  • salon du numérique, assises du numérique, transition numérique (événement, période) ;
  • journal numérique (que l’on peut appeler aussi journal électronique…), d’ailleurs on parle aussi souvent de “document électronique”.

Personnellement, j’aime assez utiliser l’adjectif “électronique” car au moins, il veut dire la même chose en anglais et en français. On voit tout de suite de quoi on parle. Il permet de mettre tout le monde d’accord dans cette ambiguïté purement francophone.

Électronique : le premier terme apparu, avec le e de electronic collé devant, fut sans nul doute le e-mail. On voit souvent passer des e-book, sans parler de e-commerce, de e-boutique, de e-marketing, de e-learning. On a “franglisé” peu à peu, en raccourcissant les termes afin de rester au plus proche de ce qui se dit dans le monde (donc en anglais).
Et puis le “e” devant un terme est vraiment un symbole international que tout le monde identifie tout de suite comme relatif à ce qui est virtuel, c’est-à-dire en ligne. Aujourd’hui, le trait d’union tend à disparaître et c’est de plus en plus souvent que l’on peut lire : ebook, email, epub, etc.

Le français entretien la confusion

Exemple : dans son titre de référencement nancy numérique se définit comme un “cluster de l’économie digitale“.

Alors que la cantine numérique de Toulouse, “La Mêlée”, se définit comme “association fédératrice des acteurs de l’économie numérique

Il existe ainsi des centaines d’exemples. Tantôt certains acteurs utilisent l’adjectif “digital(e)” quand d’autres utilisent “numérique”. En France, on a tendance à utiliser tour à tour l’un ou l’autre de ces termes pour dire la même chose, puisque ce sont des synonymes.

Et quand on hésite ? Libération précise les deux dans un titre !!

La confusion est constamment entretenue entre ces deux termes, d’autant plus qu’un troisième “sens” intervient pour parler de cette notion de manière plus générale…

Digital au sens large

En effet, le terme digital est aujourd’hui beaucoup plus souvent employé au sens large pour parler de tout ce qui suppose se rapporter aux technologies numériques (aux supports, aux réseaux), mais aussi aux services et autres notions professionnelles relatives à une utilisation de la sphère numérique.

Cela vient essentiellement du fait que le jargon utilisé dans certaines disciplines, garde les termes anglais. Le vocabulaire anglo-saxon s’installe et s’étend dans tous les pays de fait.

Ainsi : digital content (pour contenu numérique), digital 2.0, digital storytelling, digital media, digital branding, digital native, etc. Mais au lieu de traduire par exemple digital marketing en marketing numérique, les professionnels ont pris l’habitude de dire “marketing digital”.

“Digital” devient une norme. Et du coup, on se met à franciser : communication digitale, foyer digital… Ce qui est risqué et faux au niveau du sens (si l’on s’en tient aux définitions de base). Par exemple, il est plus logique de dire technologies numériques que technologies digitales.

De même, “empreinte digitale” (empreinte des doigts…) n’a rien à voir avec la formule “empreinte numérique” qui n’a pas vraiment de sens.

Pourtant, il faut se rendre à l’évidence que “contenu numérique” est un peu malheureux à l’oreille avec cette double syllabe “nu”.

Du coup, comme “contenu digital” n’est pas juste, on a tendance à garder la version anglaise digital content (qui elle, est juste). Vous suivez ?

Pour les francophones, “numérique” est logiquement la réponse au titre de ce billet !
Alors, digital ou numérique ? Les deux mon Général, à condition de savoir les utiliser correctement, dans le bon contexte.
Si les Français étaient bilingues anglais (rêvons un peu), l’ambiguïté serait plus facile à lever car ils pourraient mieux comprendre la différence linguistique.


Une chose est sûre : en France, on aime bien se compliquer la vie. De quoi en perdre son latin !
Surtout quand on se pose d’autres questions pertinentes comme FrenchWeb l’a fait dernièrement avec cet article “Où est le digital dans la transformation digitale ?“.


Et “Tactile” ?

Un support tactile est un support qui réagit quand on le touche :  toute chose vivante, par définition, est tactile. Mais sur le plan technologique, l’informatique propose depuis pas mal d’années maintenant des écrans tactiles : un écran qui peut prendre différentes formes (tablette, smartphone, montre, borne, tv, plateau table…) et qui réagit lorsqu’on le touche. Créant une interactivité, sans fil, sans clavier.

GOODY

Partage d’articles et boutons de réseaux sociaux

PARTAGECeci est un billet d’humeur concernant le partage d’information, plus précisément ce dont on parle peu : la gestion des boutons de partage. Partager l’information est le minimum d’une action de communication. Je lis beaucoup, je tweete pas mal et j’aime être réactive. Mais lorsque je souhaite partager un article, c’est alors que la quête du Graal commence… La quête du Graal ? Tout simplement la recherche des boutons de partage…

Partager vite ? Oui, mais comment ?

Vous allez me dire que je n’ai qu’à raccourcir… Certes, on peut toujours partager un article “à la main”. En copiant l’URL en question et réduisant ce lien grâce à des outils prévus pour, listés ici.
MAIS cette manipulation peut durer 10 secondes en tout. C’est déjà trop lorsque l’on veut partager un contenu tout de suite (surtout sur Twitter).

Si vous êtes un partageur compulsif, dix fois par jour, c’est déjà 100 secondes (soit 1 min 40). Vous arrivez vite à environ une demi-heure par mois, rien que pour ça !

Alors s’il vous plaît, merci de PENSER À INSTALLER des boutons de partage (puisqu’ils existent). Vous aurez la surprise et le plaisir d’avoir peut-être même davantage de clics donc de visibilité.

Car ne nous y trompons pas, “pas de boutons, pas de bonbons”. En effet, à moins d’une information importante ou utile, la frustration peut rapidement engendrer un acte d’abandon.

Ainsi, après lecture d’un contenu non accompagné de boutons permettant de le partager en deux clics, il faut décider de prendre le temps de réduire l’URL, en sachant que cela occasionnera pas moins de cinq gestes (voir sept si l’on copie-colle le titre de l’article), jusqu’au partage. Cela fait plusieurs mois qu’une certaine frustration me gagne à ce sujet, surtout lorsque cela se répète.

Cela peut paraître étonnant, mais c’est un fait que je constate encore sur beaucoup de sites, français ou pas d’ailleurs (exemple : drakkaronline.com). Parmi ceux-ci, des blogs, mais aussi des poids lourds à fort taux de visiteurs. Le plus incroyable est qu’il s’agit parfois de sites d’information ! Ces derniers n’ont pas toujours des liens de partage totalement au point.

Conséquence : je passe pas mal d’articles à la trappe au lieu de les retweeter. Pas le temps de raccourcir l’URL ou bien de changer de navigateur !

Social links : des boutons pas toujours opérationnels

ID-10091994Si par bonheur, des boutons existent, certains plugins ne sont pas toujours actualisés et ont pour effet de ne pas bien fonctionner. Vous avez beau cliquer dessus, rien ne se passe…
Phénomène également souvent observé, le bouton Twitter est le seul à ne pas apparaître visuellement, voire à ne pas marcher du tout : double perte de temps, double frustration.

Problème avec Safari 6.1

En fait, cela dépend du navigateur utilisé
Sous Safari 6*, le bouton de partage Twitter apparaît parfois en texte à côté des autres boutons, alors que sous Firefox et Chrome, tous les boutons sont visibles (très courant)…
Toujours sous Safari 6, parfois aucun bouton de partage n’apparaît (leparisien.fr, boursorama.com). Ou alors, ils apparaissent, mais sont inactifs.

Sur ouest-france.fr (et ses petits frères jactiv.ouest-france.fr et entreprises.ouest-france.fr), aucun bouton de partage ne s’affiche ! Même sous la version 6.1 et 6.1.1 de Safari !

Pareillement, les deux boutons “imprimante” et mail”, pourtant visibles, ne fonctionnent pas toujours.

Je lance donc un petit appel aux gestionnaires de sites de contenu : vérifiez bien la fonctionnalité de vos liens sociaux et n’oubliez pas que Safari vient de passer deuxième des navigateurs web les plus utilisés en France…

Parce que, non, on n’a pas forcément envie de naviguer sous IE, Chrome, Firefox ou Opéra ! Et tout le monde ne pense pas à updater les dernières versions dès qu’elles sortent.

Car si les utilisateurs de Safari ne se pressent pas pour télécharger les dernières versions (en l’occurrence 7 et 7.1) qui devraient apporter quelques correctifs, c’est justement parce que souvent, d’autres bugs ou nouvelles incompatibilités apparaissent.
La prudence alors est d’attendre un peu.
Plus d’info.

* Apparemment, la dernière version 6 de Safari n'est utilisable que sur iMac. Pour Safari sous Windows, utilisez une version antérieure ou installer la version 7, à vos risques.

Optimiser les fonctions de partage

Il arrive aussi que, même si tous les boutons de partage sont affichés et fonctionnent, en cliquant dessus, la petite fenêtre qui s’ouvre (pour Twitter notamment) ne propose que le lien mais pas le titre de l’article, que vous devez alors retaper ou copier-coller…

Certains plugins proposent le raccourci automatique (pratique), mais pas tous. À vous de voir si vous laissez le lien tel que ou si vous prenez le temps de le raccourcir.
Dans tous les cas, une solution qui permet de minimiser les compatibilités de lecture, est d’ajouter soi-même “à la main” un code pour chaque bouton, à placer à la fin de chaque article…

Autre observation : certaines pages n’affichent parfois pas plus de deux boutons…, qui plus est ceux de réseaux sociaux de moindre fréquentation et moins utilisés que Facebook ou Twitter. Or, un article est quand même fait pour être lu, donc partagé. Non ?

Enfin
, on voit parfois les boutons placés en haut (top) plutôt qu’en fin d’article (bottom). Cela reste un choix. On peut aussi les mettre sur le côté, ce qui est assez pratique quand ceux-ci descendent au fur et à mesure de votre lecture ; attention cependant à leur bonne fonctionnalité en cas de responsive design. On les trouve de plus en plus avant l’article.

Mais au terme d’une lecture entière, pour peu que le contenu soit assez long et que l’on ait envie de le partager, on peut se retrouver Gros-Jean comme devant, face à une absence de liens sociaux en bas, ce qui oblige l’internaute à remonter en haut du site…

Je ne dis ça, je ne dis rien, mais ma préférence reste logiquement à une présence de boutons de partage en bas d’article. (Et bien sûr, vous êtes libre de les placer à la fois en haut ET en bas.)

Bref, quel que soit le navigateur, et même si l’on n’est jamais à l’abri de défauts de leur part, notamment dus aux différentes versions, rappelons à tous les blogueurs et gestionnaires de sites de contenu de faire des tests. Parce que les boutons de partage restent indispensables.

Mon vœu pour 2014 ? Des boutons de partage qui ne font pas perdre de temps… 

Rédaction Web : la facilité du content spinning

matrioshkaOn parle assez peu du terme spinning. Pourtant, ce qu’il cache se produit, hélas, depuis fort longtemps. Je veux parler du content spinning ou “essorage de contenu”.
En termes de production de contenu, c’est le fait de décliner un texte (un article, un billet), en le reprenant sous plusieurs formes stylistiques. Une pratique dont le seul leitmotiv est de séduire les moteurs de recherche…

De la rédaction robotisée en quête de référencement.

 

Pas d’éthique pour le black hat

imagesAu moyen de paraphrases, on change les termes pour créer différentes versions autour de la même information ou du même sujet. Cela se fait bien sûr automatiquement ou semi-automatiquement grâce à des logiciels qui vous délivrent de toute réflexion, tout en vous faisant gagner un temps non négligeable. Ce n’est pas un duplicata total, mais cela y ressemble. Simplement, on joue sur les mots.
En savoir plus.

Voici deux articles très intéressants à ce sujet :
Le Web à l’essorage
Google et le content spanning

Pour ma part, je ne suis pas pour cette façon de faire  – même si certains ont tendance à la rendre “propre” pour être adoubés par le white hat cette fois. Certains “rédacteurs” apparaissent même tout à fait décomplexés avec cette méthode, donnant des tuyaux à tout-va.

Cela me dérange, pas seulement parce que c’est à la fois déloyal et proscrit par Google, mais aussi parce que le style devient alors souvent n’importe quoi. Le texte est comme robotisé, sans âme. Car il en va également de la richesse du contenu, de sa pertinence, non pas en termes de SEO, mais de réflexion, d’interrogation, de forme (quid de la qualité de lecture ?), de réelle information, de qualité de débat, de partage, de transmission. Bref de hauteur de vue.

Nous sommes d’accord que la plupart des internautes lisent en diagonale. Mais pourquoi, au nom d’un enjeu de visibilité, leur présenter un style médiocre dû à des logiciels qui ne font pas dans la finesse ? Je suis persuadée que l’on peut allier les deux : informer et respecter le lecteur en lui offrant un style de qualité.

Cette pratique de content spinning va évidemment plus vite que de créer “à la main”, de rédiger différemment en cherchant soi-même les synonymes. Place aux logiciels. Mais c’est alors uniquement l’info qui prime, même si c’est mal écrit. On nivelle tout, on s’éloigne de toute personnalité. Vous me direz que le style passe au second plan lorsqu’il s’agit de délivrer de l’actualité brute où le temps compte davantage. Certes.

Toutefois, engorger le flux et nourrir inutilement l’infobésité – source de surchauffe des data centers –, en créant moult versions, tout cela pour arriver le premier… C’est dommage et un peu facile.

Un exemple de doublon inutile

Lu sur le figaro.fr… :
Premier article mis en ligne le 2 octobre :
Une rue des tontons flingueurs à Nantes
Second article mis en ligne le 4 octobre :
Les tontons flingueurs font du barouf à Nantes

En plus d’avoir exactement le même sujet décliné, quasiment les mêmes mots-clés et un ou deux liens identiques (et des photos en NB issues du même film évidemment) – sans parler des coquilles –, ce doublon d’info n’a eu que très peu d’effet, l’information ayant été reprise seulement localement par Presse Océan et Ouest-France.

et exemple n’apparaît peut-être pas flagrant, mais pourquoi le même sujet à deux jours d’intervalle, alors qu’il aurait suffit d’actualiser le premier pour ajouter un lien ? (Question naïve bien entendu). Ces journalistes n’ont-ils rien d’autre à se mettre sous la dent en matière de sujets pour leur rubrique Culture ?  Si l’info en elle-même est sympathique, le sujet pouvait amener à trouver des angles largement plus éloignés. Ou alors, ils ne se sont pas concertés…

Souvent indétectable

Le problème est que cette technique passe souvent inaperçue. Les lecteurs ne sont pas (plus) habitués à faire la différence. Il faut avoir beaucoup lu pour “sentir” la prose mécanique, c’est normal. Si un duplicata (appelons un chat un chat), se retrouve en pole position sur les moteurs de recherche, il affichera un style de moindre qualité que son original, écrit au tout départ.

Là encore, dommage, ne serait-ce que par respect à la fois pour la richesse de la langue et pour le lecteur (voir plus loin). Et ne parlons pas des abondantes coquilles qui viennent “enjoliver” ledit texte, qu’il soit écrit par un humain ou réécrit par un robot d’ailleurs…

Info jetable et info de qualité

Alors évidemment, vous pensez que ce n’est pas grave, que ce qui compte, c’est le fond, le contenu, en l’occurrence l’information, mue de surcroît par une course de vitesse permanente.

Je serais (éventuellement) d’accord lorsqu’il s’agit d’une simple info concernant un scoop ou l’actualité, si bien sûr celle-ci a été vérifiée. C’est d’ailleurs bien pourquoi cette technique se développe, même en white hat, prétextant une diffusion tous azimuts sur des supports variés qui demandent des aménagements (cible, longueur, etc.).

Il n’empêche que cette pratique reste bannie par Google et, pour une fois, nous sommes d’accord.

En revanche, un article de fond ne peut s’en accommoder. C’est là qu’intervient la différence entre une réflexion, un billet original, personnel, argumenté, sur un sujet X ou Y, venant apporter quelque chose à la communauté, et le tout-venant soumis au résultat “algorithmesque”.

Question de point de vue sur la rédaction Web…

Vous l’aurez compris, je suis davantage pour un contenu unique, au référencement naturel et non forcé, que pour une course à l’échalote. Ou, pour paraphraser, davantage pour la qualité que pour le matraquage.