Unbubble : un moteur de recherche qui se cherche

Le moteur de recherche Unbubble (qui veut dire “déboucher”), est très peu connu des internautes. Pourtant, il a vu le jour il y a déjà quatre ans, en 2014.

Il s’affiche comme un moteur de recherche alternatif européen : “Moteur de recherche neutre et sécurisé de l’Europe” annonce son titre. Lire la suite “Unbubble : un moteur de recherche qui se cherche”

Assurer en numérique n’est pas une question d’âge !

Ce week-end, une petite phrase m’a fait tiquer. Celle d’un ministre venu vendre sa com en passant chez un retraité de 80 ans, lequel s’est mis à l’ordinateur, du moins à Internet ainsi qu’à des tâches dématérialisées et à qui le politique (chargé du Numérique apparemment) envoie un Lire la suite “Assurer en numérique n’est pas une question d’âge !”

Qui est sur (le réseau social) Ello ?

Résultat de recherche d'images pour "ELLO"Allo Ello ?

Le réseau social Ello continue d’avoir pour principe de ne pas marketer ses membres. Et donc de ne pas polluer ces derniers avec des publicités.

À l’origine, le but était de contenter tous ceux qui ne voulaient pas laisser leurs données leur échapper à des fins commerciales. Avec comme accroche imparable “vous n’êtes pas un produit !” La démarche était d’être plus respectueux des utilisateurs.

Mais a-t-il vraiment réussi à séduire ? Lire la suite “Qui est sur (le réseau social) Ello ?”

Quid du référencement sur Qwant ?

Qwant-logo3Ce matin, je tombe sur ce billet :
QWANT, la start-up qui veut contrer Google !!

Il se trouve justement que ce week-end, j’ai enfin installé le moteur de recherche français Qwant (via Firefox). Je l’avais déjà testé à ses débuts, en 2013, mais sans conviction.Heureusement, avec le temps, ses fonctionnalités et son ergonomie ont évolué.

La différence avec le moteur Google est claire :
des Lire la suite “Quid du référencement sur Qwant ?”

Où sont vos boutons de partage ?

Je ne sais pas pour vous, mais en 2016, je suis encore à chercher des boutons de partage en haut, en bas ou sur le côté d’un article, bref quelque part sur la page que l’on souhaite… partager.

boutonsresauxVous pensez que je délire ? Pas du tout : encore aujourd’hui, certains sites (même importants) n’affichent toujours pas de boutons de partage sur leur blog ou dans leurs Actus. 

Le cas des boutons cachés :
Début janvier, je tombe sur
cette info sur le site de BPI France à propos de start-up. Souhaitant la tweeter, j’ai repéré l’icône “partager” (en gris en haut de l’article), par laquelle passer pour ouvrir les boutons (au moins, il a une fonction). C’est une pratique courante maintenant. Seulement elle signifie pour le visiteur deux clics au lieu d’un…

Autre particularité fréquente :
Le bouton de partage Twitter est bien visible, mais lorsque vous cliquez dessus, la fenêtre du tweet qui apparaît ne montre que le lien mais pas le titre de l’article… Lire la suite “Où sont vos boutons de partage ?”

Social TV : petit état des lieux

La Social TV, ou la télévision sociale est le phénomène qui grandit dans une logique d’évolution de l’interactivité, portée par Internet via les réseaux sociaux depuis le début de leur apparition.

La social TV, éphémèrement sociale, se cherche encore

socialtvUne émission pilote en matière de Social TV en Belgique : MonStory,  la première du genre (dixit) à être présentée (animée) par un community manager et non plus par un animateur classique (ça se voit un peu que ce n’est pas son métier, mais bon).

En réalité, elle n’offre rien de transcendant, elle parle de technologies, et de temps en temps cite un tweet… Le format est assez classique avec un plateau, un public et des reportages.

Le Web, le “digital”, est aussi au cœur de Lire la suite “Social TV : petit état des lieux”

Twitter : quel oiseau êtes-vous ? (1/2)

20 profils d’oiseaux… pour découvrir à quelle famille vous pensez appartenir en tant que Twitto !

Twitter connaît quelques turbulences parfois. Pourtant, jusqu’ici, l’oiseau avait plutôt bien fait son nid. Et depuis 2006, toutes formes d’espèces (de Twittos) étaient venues coloniser cette branche du réseau mondial. On disait ce réseau social plutôt réservé aux Lire la suite “Twitter : quel oiseau êtes-vous ? (1/2)”

De l’utilité d’un contenu de qualité

Début mai, Abondance postait un billet avec cette question :
une pénalité massive appliquée contre le contenu de faible qualité ?

Ne nous emballons pas et surtout, ne voyons pas Google comme un grand méchant loup proviseur distribuant des bons points ou mettant au coin. Rumeur ou pas, de toute façon, la question importe peu si l’on a toujours adopté la démarche de base qui est d’offrir du contenu fourni et (si possible) de qualité.

Contenu de qualité : c’est-à-dire ?

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La première qualité d’un article… de qualité, devrait être son utilité ! Son contenu est-il vraiment utile ? Revêt-il un intérêt ? Apporte-t-il quelque chose à celui qui le lit ?

Est-il également agréable à lire, clair, digeste, adapté au Web, sans pour autant ramper devant le SEO ? C’est tout l’enjeu de Lire la suite “De l’utilité d’un contenu de qualité”

Orthographe du mot “start-up”

pur2dfc5cd09348de4fStart-up : depuis que ce terme circule – particulièrement concernant une activité en lien avec une technologie ou un service via Internet – on le voit écrit à toutes les sauces !

Face à mon propre doute, la curiosité m’a poussée à enquêter pour en avoir le cœur “Net” une fois pour toute.

Une recherche sur Internet montre une orthographe à 50-50 : quels que soient le support de presse, le blog, le contenu de site, ce mot est utilisé tantôt avec un trait d’union (start-up), tantôt tout attaché (startup).
Définition du mot en passant.

Startup ou start-up ?

Au tout début de son emploi aux États-Unis (il y a fort longtemps), on l’écrivait Lire la suite “Orthographe du mot “start-up””

À la recherche du sens perdu

Humeur du jour…

Ce matin, on apprend qu’un particulier – en l’occurrence un étudiant à l’époque – a eu l’idée de réserver un nom de domaine : “univ-rennes” avec l’extension .fr. Les universités rennaises fusionnant il y a peu, ont voulu choisir ce domaine pour leur visibilité en ligne. La négociation avec le jeune homme n’ayant pas abouti, l’Afnic, après hésitation, a dû trancher.

Cette anecdote me laisse perplexe. Au-delà de ce fait, touchant directement Internet et sur le fond duquel je reviendrai en seconde partie, je voudrais d’abord m’attarder sur la forme de son traitement par des journalistes et/ou webrédacteurs qui ont relayé l’information…

Un vocabulaire sensationnel qui éloigne du sens

newspaper-307829_640L’article de 20 minutes parle dans son titre de “vendre le site internet de l’université”…

Déjà, on dit site web, pas site Internet. Or ce n’était pas le site la cause de l’enjeu, mais uniquement le domaine. Le site http://univ-rennes.fr n’est même pas créé !

Ici, l’article de Digischool parle plus raisonnablement d’un étudiant qui essaie de “revendre”, mais plus loin… “son propre site internet”. Non, il s’agit d’un nom de domaine, pas d’un site !

L’article de Ouest-France, qui le premier a parlé de cette histoire, annonce “Insolite. On a voulu voler le nom de l’université de Rennes“. Que de bêtises dans un seul titre !

Premièrement, ce n’est pas insolite du tout, et plutôt courant comme pratique dans le domaine d’Internet.

Deuxièmement, ce n’est pas du vol, tout a été fait dans les règles : une personne a simplement réservé un nom de domaine disponible… Étant sur le marché, il n’appartenait à personne, et a fortiori pas à l’université de Rennes.

Troisièmement : la formulation “le nom de l’université de Rennes” n’est pas employée ici correctement. Son nom est et reste évidemment “université de Rennes”. Mais l’affaire touche simplement le nom d’un domaine qui permet de se créer une adresse URL propre à un site web ! La tentative de revente ne se faisait pas sur le nom lui-même mais sur le nom de domaine… et uniquement avec l’extention .fr…

L’article de Jactiv parle carrément de kidnapping :
Oui, vous avez bien lu…“Kidnappée” ! Ce terme, extrêmement fort, signifie enlever quelqu’un pour une rançon. Le verbe kidnapper ne vaut que pour des personnes, pas pour des objets, encore moins pour une création virtuelle comme un nommage !

Cela en est ridicule. Mais plus encore, c’est inquiétant, car cela démontre une méconnaissance des mots avec lesquels on écrit, et avec lesquels on (mal)informe.

Un titre repris bêtement par des confrères qui y ont ajouté (quand même) des guillemets. 

Les faits

Le jeune homme n’a fait que réserver un domaine qui était libre, rappelons-le. Il n’a jamais mis en ligne de site. Le “site internet de l’université” mentionné dans l’article, n’existe pas encore ! Voilà que dix ans après, au dernier moment, ces deux établissements crieraient au loup pour “vol de domaine” ? Tout de suite les grands mots. On rêve ! 

Cette propension à écrire de manière de plus en plus éloignée du sens du vocabulaire employé, soit par inculture, soit par volonté d’attirer le client-lecteur-chaland par une titraille racoleuse, est tout bonnement devenue insupportable.

Pour information – mais qui a le temps de vérifier ses sources de nos jours ? –, ce domaine a été réservé pour la première fois en octobre 2006 (Whois) : cela ne fait donc pas dix ans, mais huit ans. En fait, sept ans et demi de location par ce jeune homme, puisque les universités de Rennes l’ont récupéré gratuitement (enfin, outre les 250 € versés pour le dossier à l’Afnic) en juin 2014. Source Afnic

À noter que, du coup, elles (les universités) se sont dépêchées de réserver aussi les extensions .com .eu .org .info .net .mobi et même .biz ! (.mobi a un hébergement).
Chat échaudé craint l’eau froide…

Comment trancher entre droit et morale ?

Association_Française_pour_le_Nommage_Internet_en_Coopération_logoApparemment, le jeune homme – qui en tout légalité était détenteur de la location de ce domaine – demandait une somme (on ne sait pas laquelle). Pourquoi pas, après tout, puisqu’il semble que tout se monnaie aujourd’hui.

De deux choses l’une (oui, je sais, l’autre est le soleil) : ces universités auraient pu y penser bien avant et anticiper, pour le principe, histoire d’être tranquille. Mais en France, la notion d’anticipation s’arrête à quelques mois et non quelques années… Celui qui a réservé ce domaine essaie de le vendre ? Et alors, marchander n’est pas un crime.

Les deux universités, qui n’en feront bientôt plus qu’une, mettent en avant leur “légitimité” : certes, sont-elles peut-être un peu plus légitimes sur un plan purement intellectuel, de cohérence. Mais pas forcément légitimes sur un plan commercial (du moins jusqu’à récemment apparemment).

Ce jeune homme a eu la présence d’esprit à l’époque (mercantile ou pas, peu importe) de le faire et de le réserver. Car c’est en effet un type de domaine assez important pour ne pas rester dans la nature ! Ce domaine aurait très bien pu être pris par une plate-forme qui en fait son activité principale, dans le but unique d’un trafic juteux et pour le coup, peu honnête.

Des réactions disproportionnées de chaque côté

Dans l’idéal (qui n’existe pas), la négociation aurait pu être simple : offrir une compensation à hauteur de 60 euros avec un supplément, par exemple arrondir à 100 euros et l’étudiant n’aurait pas réservé pour rien pendant dix ans. Les universités n’auraient alors pas eu à débourser 250 euros pour le récupérer.

Bon, d’accord, ce jeune homme devait demander beaucoup plus, à l’instar de ces sites qui en font commerce dans un but effectivement totalement mercantile (voir paragraphe précédent).

Mais face à une somme qui paraît excessive, au lieu de se plaindre (alors qu’il n’y a pas de règle bafouée ici), pourquoi ne pas soupirer un bon coup, s’asseoir dessus et essayer alors de trouver un autre nom ? (Voir plus bas.)

Même en connaissant les détails de la procédure (cliquer sur ‘Source Afnic’ plus haut), cela montre encore une fois toute la difficulté de ce type de situation, au vu de l’hésitation dont a fait preuve l’association française pour le nommage Internet en coopération, vers laquelle se sont tournées les deux universités de Rennes.

Dans un premier temps, l’Afnic refuse à nos deux universités bretonnes la récupération de ce domaine (jusque-là c’est logique). Mais dans un second temps, l’Afnic revient sur sa décision, prétextant que toute collectivité territoriale française reconnue comme telle est, de fait, prioritaire. (Les règles juridiques concernant Internet évoluent chaque jour, rendant complexe la gestion de leur application.)

Beaucoup de bruit pour rien !

Nous avons affaire à une réaction très française. Aux États-Unis, les universités auraient payé un paquet pour racheter cette réservation et l’Icann aurait trouvé cela normal. “Ce domaine n’est pas libre ? Débrouillez-vous, premier arrivé, premier servi.”
Autre solution donc, se trouver un autre domaine…

Exemples : rennes-univ.fr est libre. Oui, juste l’inverse, tout simplement.
À titre d’information, le domaine suivant universites-de-rennes.fr (avec un s) est libre.

Il se trouve, de plus, que le domaine universite-de-rennes.fr (au singulier) est apparemment réservé depuis 2007 par l’université de Rennes 1 elle-même. Il suffisait d’ajouter un s…
En tout cas, pas de quoi en faire un fromage ! Las, le jeune homme restant Gros-Jean comme devant, aurait peut-être laissé tomber sa location devenue inutile.

(Voir aussi mon article sur les noms de domaine.)

Internet et la gestion du temps

Télévision via Internet : la nouvelle donne

Family_watching_television_19581 Français sur 2 regarde des directs en ligne.
(
Source RTL du 2 octobre 14.)

Cette information est étonnante, je pensais que c’était plus répandu. Pour ma part, il y a plusieurs années que je n’ai plus de télévision, celle en forme de poste uniquement dédié à la transmission de programmes de chaînes… tout comme cela fait plus de quinze ans que je ne lis quasiment plus de journaux imprimés, plus du tout de quotidiens papier.

Concernant la diffusion d’un programme audiovisuel, quel qu’il soit, l’évolution majeure de ces deux dernières décennies, dans le développement d’Internet, est la possibilité de gérer son temps d’écoute et son moment de visionnage. Les plus jeunes, les tous derniers-nés, trouvent cela normal. Mais en réalité, les replay et autres podcast, ont libéré la gestion de notre temps.

Me cultiver ou me divertir quand je veux

gestion du tempsChoisir de gérer son temps de distraction ou d’information change réellement la donne. On se sent moins pieds et poings liés. On programme, on met de côté pour plus tard, on peut rattraper des épisodes ou émissions. Bref, une approche qui nous rend plus autonomes et peut-être moins stressés. (Je dis “peut-être”.)


La “socialTV” au diapason

Autre phénomène que les réseaux sociaux ont bien compris en se positionnant sur ce secteur et en passant contrat avec des chaînes, publiques ou privées : comme on peut le constater principalement en soirée, via les TT sur Twitter, la moitié des sujets se rapporte à un programme télé, commenté par des personnes s’exprimant sur les réseaux au même moment.

La social TV s’étend et le nombre d’émissions proposant un lien avec un hashtag est devenu la norme. Devant son écran, le spectateur est moins passif. Il devient acteur et cela lui plaît.

En tout cas, pour les programmes télé, c’est une nouvelle donne incontournable. Les films n’y coupent pas.

Toutes les formes d’émotion, les critiques, les avis, le partage, bref, le besoin de dire, si profondément ancré chez l’être humain, fait que les timelines se mettent à chauffer lors d’une “communion” en direct.

Social TVCe phénomène suppose qu’un groupe conséquent d’individus regardent en même temps ces programmes, donc en dehors de toute liberté de choix de visionnage.

En le regardant ultérieurement, en replay, on peut bien sûr en parler sur son réseau et même avec un hashtag, mais la portée n’est évidemment plus la même.

La “socialTV” est totalement liée au direct. Son impact est plus grand puisque le public est plus nombreux.

D’où la question de son avenir d’ailleurs, considérant que de plus en plus de gens décident de leur planning et choisissent leurs heures de visionnage.

C’est le point central de ce sujet sur la gestion du temps. Je ne parle évidemment pas des grands événements qui peuvent intéresser certains, comme un match de football important, etc. De nouveaux enjeux publicitaires sont d’ailleurs au cœur de la social TV.

Le direct, le différé, le replay, la vod – sans parler de l’arrivée de plates-formes comme Netflix… – a poussé les acteurs de l’audiovisuel à rebattre les cartes. Tout comme les acteurs de la e-publicité, ont dû revoir leur façon de faire, à l’arrivée des supports numériques, notamment via la technique du transmédia.

Les dangers de la social TV pour les chaînes

cat-374909_640Mais justement, si elle peut être sympa pour les Twittos, cette pratique de la social TV se révèle aussi très dangereuse pour les producteurs. Le téléspectateur fait en effet de plus en plus la pluie et le beau temps…

Aujourd’hui, il n’est plus rare qu’un animateur se voit recadré par sa hiérarchie, par exemple sur son comportement, après avoir engendré un bad buzz sur les réseaux. La mauvaise impression est dite, lue, partagée en un rien de temps, et elle ne pardonne pas.

Des émissions à qui l’on offrait au moins un trimestre pour trouver leur place, il y a encore quelques années, peuvent disparaître de la grille de programmation en moins de temps qu’il n’en faut à un chat pour manger sa pâtée !

Mais la social TV est-elle adaptée aux web tv ? Des “chaînes” de télé sur le Web se sont en effet installées depuis longtemps et gagnent peu à peu du terrain. Voici d’ailleurs une liste de webtv.

L’autre temps des web-séries

À noter qu’un autre phénomène vit un essor important : celui des web-séries. Celles-ci existent pourtant déjà depuis vingt ans.

C’est récemment qu’elles ont acquis leur titre de noblesse, notamment grâce à Noob qui a connu un succès certain. Ou encore Typique , bien apprécié des internautes belges. Les web-séries explosent et c’est tant mieux pour la création. Les fans ont leur préféré. Et il y en a aujourd’hui pour tous les goûts. Sans parler des inconditionnels d’animations japonaises que l’on peut facilement suivre sur des plates-formes comme Wakanim par exemple.

Des articles traitent régulièrement du sujet : ce 10 octobre, on peut encore lire ” ces webséries que je vous cache . C’est loin d’être un épiphénomène et les créations des chaînes de télé “classiques” savent qu’elles ont du mouron à se faire.

D’ailleurs, pour illustrer les approches différentes dont le but est de capter l’attention du téléspectateur-internaute, voici une variante de la célèbre émission d’Antoine de Maximy “J’irai dormir chez vous”, longtemps diffusée sur France 5 : avec des notions de proximité et d’interaction, les émissions cherchent, semble-t-il à s’aligner pour être sur Internet. Le temps de la télé à papa est bien fini, on vous dit.

Quoi qu’il en soit, avec Internet, le choix est bien là, de regarder ce que l’on veut, où l’on veut et surtout quand on veut ! D’où la contradiction d’Internet : à la fois fil à la patte et à l’origine d’une certaine liberté de choix, quant à sa propre gestion du temps…

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Internet : comment faisait-on avant ?

Une vie passe très vite, mais lorsqu’en plus, vous tombez sur une période d’accélération et d’explosion des TIC, cela peut donner le vertige, surtout quand on jette un coup d’œil dans le rétroviseur… La question se pose alors : comment faisait-on sans Internet ?

La recherche d’information

Bibliothèque du Centre Beaubourg, qu’il faut imaginer sans ordinateurs, sauf ceux qui étaient réservés au personnel : Lire la suite “Internet : comment faisait-on avant ?”

Twitter : trop bien pour une société du moindre effort ?

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Chantera ? Chantera plus ?

En ce début du mois de mai 2014 où les oiseaux chantent à tue-tête, certains déchantent

Twitter peut avoir peur, son action plonge et avec ses fidèles followers du début, ce n’est plus vraiment le bonheur.

Fin mars, le Blog du Modérateur posait une question intéressante : pourquoi quitter Twitter ? Si la question se posait, pourquoi se poserait-elle ? Eh bien parce que justement – et c’est le buzz du moment – les équipes de Twitter réfléchissent, particulièrement depuis Lire la suite “Twitter : trop bien pour une société du moindre effort ?”

S’il te plaît Google+, dessine-moi un mouton…

sheep-161630_640Mon expérience de Google+

Même si ça m’a pris du temps, j’ai enfin plongé dans la jungle googlisante mega plus plus. Comme je m’étais bien énervée sur la façon dont fonctionnait Facebook, réseau que je n’ai jamais supporté, je n’ai pas été dépaysée dans la mesure où c’est à peu près le même procédé. Ayant repéré la page de mon business en ligne sur G+ (j’avais une adresse gmail), je me suis décidée à gérer mon image professionnelle.

Évidemment, j’ai découvert que pour ce faire, il fallait d’abord posséder un profil perso. Je dois avouer avoir un peu hésité au moment de choisir une autre adresse gmail dédiée. Parce que, monopole oblige, ce réseau pousse à la fois à la consom’ et à la centralisation. Mais bon.

Ce faisant, j’ai donc ouvert l’année dernière mon profil perso Google+ où je me suis présentée.
Mais dans mon esprit, ce n’était pas pour le boulot, car un profil personnel reste quelque chose de souple, de libre. Je tenais à bien faire la différence avec une page pro créée pour mon activité professionnelle et actualisée de posts ad hoc.

Puis comme j’ai déménagé cet été, c’est seulement à la rentrée que j’ai trouvé le temps de gérer cette page “Entreprise”. J’ai suivi la procédure, et, bonne surprise, cela s’est très bien passé, et même plutôt vite. Google m’a envoyé en quelques jours un courrier avec mon code. Mon entreprise a été reconnue, acceptée et validée. C’était à l’automne 2013…
Lire la suite “S’il te plaît Google+, dessine-moi un mouton…”

Le flat design ne doit pas faire oublier le contenu

plat_icon_theme_by_mallendeo-d6iwfn1On a beaucoup parlé de site responsive en 2013. C’est bien et c’est toujours d’actualité. Mais cette notion a vite été rattrapée par le flat design.

Moi-même, j’ai cédé à la tentation, avec un nouvel outil très sympa, découvert ce week-end.

En moins d’une heure, voici le résultat de mon test, avec un contenu évidemment non dupliqué depuis mes autres supports.

Le flat design, effectivement, c’est chouette, puisque sur une seule page, vous pouvez montrer ce que vous voulez : terminées les arborescences alambiquées qui pouvaient décourager quelques internautes au passage.

Place à un défilement vertical, avec un menu en haut ou sur les côtés (menu fixe bien entendu) ou bien pas de menu du tout. Chaque “rubrique” peut avoir son bandeau attitré, mais aucune obligation.

Cette tendance au design plat, c’est-à-dire surtout minimaliste, est principalement intéressante pour une start-up en préparation, pour une biographie, une histoire, un profil, pour la création d’un événementiel ou pour la mise en avant d’un seul produit ou service. C’est une solution simple, d’aspect léger.

Le contenu reste le plus important

Néanmoins, et c’est là où il s’agit de faire attention, ce n’est pas parce que l’approche est différente et plus souple, que le contenu ne doit pas en être moins bien pensé stratégiquement.

Au contraire : plus le design est minimaliste, plus le contenu se voit, plus le texte ressort !

Le visuel importe, on le sait. Et tous ces charmants pictogrammes ludiques, parfois accompagnés d’une phrase ou d’un texte, sont attachants.

Mais justement, au niveau de l’impact, le contenu rédactionnel – ce que l’on dit et la façon dont on le dit – reste primordial et compte autant que le contenu visuel : choix des couleurs, charte graphique, taille, emplacement…

Le choix des rubriques et leur ordre de défilement également (ici aussi on peut perdre des internautes en route, avant qu’ils n’arrivent tout en bas).

Un site aura beau être sous forme de flat design, s’il est vide de sens, d’intérêt, incohérent dans son contenu, voire plein de fautes, le résultat vous desservira autant que pour un site d’approche plus classique.

Quand on choisit de se montrer sur Internet en mode flat design, on devrait redoubler de prudence, tant le visuel a de l’importance. Les défauts risquent en effet de bien plus ressortir. L’impression de l’internaute est immédiate ! Tout est plus “gros”, plus direct aux yeux, puisque par définition, il y a moins d’éléments.

Par conséquent, dès la première seconde, l’effet psychologique induit est encore plus fort. Vous devez donc, dans l’intérêt de votre image, redoubler de soin.

Attention notamment à l’harmonie des couleurs entre elles ; à la couleur des titres aussi et à leur contraste (particulièrement illisible sur une image de fond bariolée). Etc.

Quant au texte, s’il est lui aussi minimaliste, soignez vos mots !
Pas de doute, si l’aspect d’un site en flat design est tout de suite plus attractif, il ne doit en aucun cas faire oublier le CONTENU.

Je ne connaissais pas strikingly.com et je dois dire avoir découvert une plate-forme tout à fait sympathique et techniquement très simple d’utilisation, intuitive et sans avoir à passer par une démo. (N. B. : je suis restée à la version de base, gratuite.)

Mais si je me suis bien amusée, cela ne m’a pas empêchée de passer un peu de temps en amont à choisir les mots exacts que je voulais y mettre… provisoirement.

Comme vous l’avez compris : le flat design ne doit pas faire oublier le contenu.

 

Numérique ou digital ? Une ambiguïté bien française

file0002120440786Petit rappel de base

DIGITAL en français vient de digitus (doigt). Il s’agit de tout ce qui requiert l’utilisation des doigts. Par extension, cela inclut tous les supports aux contenus dits virtuels auxquels on peut accéder en usant de ses mains : que ce soit par un clavier ou par un écran tactile.

  • À noter qu’en anglais, digital relève des numéros puisque “digit” veut dire chiffre

Là où cela peut prêter à sourire, c’est qu’écrire à la plume, pardon, au stylo – oui, vous savez sur un papier en bois d’arbre… – demande aussi l’utilisation de la main, les doigts bien rassemblés autour de l’outil. Donc logiquement, on peut penser qu’ici, l’approche est tout aussi digitale…

NUMÉRIQUE vient de numerus (nombre) et sous-entend une numérotation.

Quand on dit “numérique”, on pense souvent à “en ligne” on pense aussi à électronique, symbolisé par le “e” (voir plus bas).

Digital = numérique (et inversement)

Notez-le une fois pour toute : l’adjectif anglais digital se traduit en français par “numérique”. Les deux termes sont donc SYNONYMES !

Comme le préconise la règle avancée par l’Académie française, le terme francophone à employer est donc bien numérique.

Le problème est que la réalité est tout autre : notamment parce que les termes anglo-saxons envahissent aisément la sphère lexicale dans des domaines aussi divers que la communication, le marketing, l’innovation et bien sûr les technologies : “raconter une histoire pour des supports numériques” est évidemment plus long que de dire digital storytelling

D’autre part, avant 1968, le terme français digital(e) ne se référait pas aux nombres, mais aux doigts ; de plus, il n’a toujours rien à voir avec son faux-ami anglo-saxon !
Le terme anglais digital, quant à lui, s’applique à l’informatique depuis 1945.
Encore un quiproquo qui tend à nourrir la confusion ! (Voir plus bas.)
En savoir plus.

En français, beaucoup de mots possèdent plusieurs définitions. L’idéal serait de les connaître toutes…

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Utilisation

Bref, le terme “digital” est utilisé de plus en plus à toutes les sauces.
Mais en matière informatique, “numérique” convient en français. Il est d’ailleurs utilisé pour des objets concrets, comme par exemple un appareil photo, auquel on attribue le qualificatif “numérique” : boîtier numérique, caméra numérique (les Anglais disent digital camera donc), tableau numérique, tablette numérique (ou tactile).

On prononce parfois uniquement l’adjectif, qui devient alors tout à fait librement un nom commun : “Passe-moi ton numérique” !
(Notons, en passant, que l’on se met à dire également “le digital” comme nom donné au champ qu’il recouvre.)

L’adjectif “numérique” s’emploie également pour d’autres aspects :

  • cantine numérique, école numérique, bibliothèque numérique, comme par exemple la BSN (espaces, lieux scientifique ou culturel) ; on parle également de “territoire numérique”.
  • salon du numérique, assises du numérique, transition numérique (événement, période) ;
  • journal numérique (que l’on peut appeler aussi journal électronique…), d’ailleurs on parle aussi souvent de “document électronique”.

Personnellement, j’aime assez utiliser l’adjectif “électronique” car au moins, il veut dire la même chose en anglais et en français. On voit tout de suite de quoi on parle. Il permet de mettre tout le monde d’accord dans cette ambiguïté purement francophone.

Électronique : le premier terme apparu, avec le e de electronic collé devant, fut sans nul doute le e-mail. On voit souvent passer des e-book, sans parler de e-commerce, de e-boutique, de e-marketing, de e-learning. On a “franglisé” peu à peu, en raccourcissant les termes afin de rester au plus proche de ce qui se dit dans le monde (donc en anglais).
Et puis le “e” devant un terme est vraiment un symbole international que tout le monde identifie tout de suite comme relatif à ce qui est virtuel, c’est-à-dire en ligne. Aujourd’hui, le trait d’union tend à disparaître et c’est de plus en plus souvent que l’on peut lire : ebook, email, epub, etc.

Le français entretien la confusion

Exemple : dans son titre de référencement nancy numérique se définit comme un “cluster de l’économie digitale“.

Alors que la cantine numérique de Toulouse, “La Mêlée”, se définit comme “association fédératrice des acteurs de l’économie numérique

Il existe ainsi des centaines d’exemples. Tantôt certains acteurs utilisent l’adjectif “digital(e)” quand d’autres utilisent “numérique”. En France, on a tendance à utiliser tour à tour l’un ou l’autre de ces termes pour dire la même chose, puisque ce sont des synonymes.

Et quand on hésite ? Libération précise les deux dans un titre !!

La confusion est constamment entretenue entre ces deux termes, d’autant plus qu’un troisième “sens” intervient pour parler de cette notion de manière plus générale…

Digital au sens large

En effet, le terme digital est aujourd’hui beaucoup plus souvent employé au sens large pour parler de tout ce qui suppose se rapporter aux technologies numériques (aux supports, aux réseaux), mais aussi aux services et autres notions professionnelles relatives à une utilisation de la sphère numérique.

Cela vient essentiellement du fait que le jargon utilisé dans certaines disciplines, garde les termes anglais. Le vocabulaire anglo-saxon s’installe et s’étend dans tous les pays de fait.

Ainsi : digital content (pour contenu numérique), digital 2.0, digital storytelling, digital media, digital branding, digital native, etc. Mais au lieu de traduire par exemple digital marketing en marketing numérique, les professionnels ont pris l’habitude de dire “marketing digital”.

“Digital” devient une norme. Et du coup, on se met à franciser : communication digitale, foyer digital… Ce qui est risqué et faux au niveau du sens (si l’on s’en tient aux définitions de base). Par exemple, il est plus logique de dire technologies numériques que technologies digitales.

De même, “empreinte digitale” (empreinte des doigts…) n’a rien à voir avec la formule “empreinte numérique” qui n’a pas vraiment de sens.

Pourtant, il faut se rendre à l’évidence que “contenu numérique” est un peu malheureux à l’oreille avec cette double syllabe “nu”.

Du coup, comme “contenu digital” n’est pas juste, on a tendance à garder la version anglaise digital content (qui elle, est juste). Vous suivez ?

Pour les francophones, “numérique” est logiquement la réponse au titre de ce billet !
Alors, digital ou numérique ? Les deux mon Général, à condition de savoir les utiliser correctement, dans le bon contexte.
Si les Français étaient bilingues anglais (rêvons un peu), l’ambiguïté serait plus facile à lever car ils pourraient mieux comprendre la différence linguistique.


Une chose est sûre : en France, on aime bien se compliquer la vie. De quoi en perdre son latin !
Surtout quand on se pose d’autres questions pertinentes comme FrenchWeb l’a fait dernièrement avec cet article “Où est le digital dans la transformation digitale ?“.


Et “Tactile” ?

Un support tactile est un support qui réagit quand on le touche :  toute chose vivante, par définition, est tactile. Mais sur le plan technologique, l’informatique propose depuis pas mal d’années maintenant des écrans tactiles : un écran qui peut prendre différentes formes (tablette, smartphone, montre, borne, tv, plateau table…) et qui réagit lorsqu’on le touche. Créant une interactivité, sans fil, sans clavier.

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