Rédaction : le sens des mots

Le français est une langue merveilleuse. Mais attention à bien la maîtriser pour se faire comprendre. Pour cela, il n’y a pas de mystère, il s’agit, entre autres, de connaître la bonne définition du vocabulaire employé.
MEMEARNOLD

EXEMPLE
La Tribune publiait en juillet 2015 un article intitulé :
le digital n’épargnera personne !

(Les twittos surfeurs observeront d’ailleurs que la phrase utilisée dans la balise meta pour le SEO, contient, à la place, le terme « numérique ».)

Mais ici, c’est le verbe « épargner » qui questionne.

SIGNIFICATIONS Lire la suite « Rédaction : le sens des mots »

Wording, anglicisme pour dire formulation

Qui dit rédaction dit formulation. Mais le contenu d’un site n’est pas fait que de phrases ; sa structure nécessite divers termes pour les titres et les onglets, placés comme autant de « pancartes » d’information à l’attention du visiteur. Le mot anglais Wording s’utilise de plus en plus pour résumer cette pratique.

Wording = Formulation

En marketing de contenu, on voit souvent passer le terme anglais wording qui, littéralement, veut dire « faire des mots ». Le verbe français « Formuler » était pourtant très bien et très clair…
Lire la suite « Wording, anglicisme pour dire formulation »

Mots, sigles, visuels, notre bain quotidien

Tous les jours, que dis-je, chaque seconde, nos yeux sont sollicités. Nous « voyons » et surtout nous déchiffrons. On n’y pense plus, mais notre quotidien est cerné d’écriture, que ce soit sous forme de mot, de dessin, de sigle, bref, de visuels… Nous baignons dans les signes.

Langage croate datant de l'an 1100.
Langage croate datant de l’an 1100.

.
Nous sommes entourés de visuels

Imaginez : dès le matin, vous ouvrez un œil, puis deux, et la première chose que vous voyez ce sont les couleurs puis dans la centième de seconde les formes qui portent les couleurs en question (votre commode, votre store, votre tapis, votre poster sur le mur…). Vous voilà rassuré(e), vous êtes bien dans le cocon de votre chambre.

Ensuite très vite, vous avez faim, alors direction la cuisine pour un petit-déjeuner peut-être : là, machinalement, vous attrapez la brique de lait, le paquet de café, de chocolat, de thé ou de céréales, selon vos habitudes. Ces paquets ont certes un design, une couleur que vous reconnaissez, avec le plus souvent un logo qui vous est familier.

Tous ces éléments vous font comprendre et vous assurent que c’est bien le bon produit dont votre main se saisit… Nous sommes là dans du visuel, même si sur les paquets en question sont imprimés avec un titre, une marque, une formule, une étiquette, voire une recette (de la com écrite donc).

Maintenant, imaginez que votre frigo renferme deux jus de fruits quasi-identiques : certes, vous allez d’abord chercher la différence de dessin qui montre les fruits. Mais inconsciemment, comme pour vous en assurer complètement, votre regard balayant les bouteilles se posera aussi sur l’écrit : « pamplemousse » ou « pommes », histoire encore une fois d’être tout à faire sûr(e). Tout ceci de manière à la fois automatique, quasi-instantanée et inconsciente.

Une fois prêt(e), vous sortez pour vous rendre soit au bureau, à l’école, ou dans un magasin, chez un ami, bref à vos occupations obligataires ou choisies. Sur le chemin, en voiture, à vélo, en transport en commun, votre regard va nécessairement, à un moment ou à un autre, se poser sur un support qui attire l’œil, une pollution visuelle (le plus souvent une grande affiche publicitaire 4×4).

Et pour peu que vous soyez arrêté(e) à un feu, vous allez même peut-être lire l’information qui ressort de cette publicité. Un slogan court que votre cerveau va happer dès le matin. Encore et toujours de la communication…

Des visuels à l’intérieur comme à l’extérieur

Et ne parlons pas des panneaux de signalisation (qui portent bien leur nom donc) : vous vous rendez dans un lieu pour la première fois, les panneaux vont vous indiquer si vous êtes dans la bonne direction (car non, le GPS ne fait pas tout). Et même arrivé(e) à destination grâce uniquement au GPS ou à votre smartphone, il vous viendra le besoin de vérifier sur place.

Votre recherche va donc solliciter une fois de plus vos yeux pour chercher de l’information, comme par exemple une affichette indiquant l’étage où se tient la réunion, ou tout simplement le nom de la salle indiqué sur la porte… Tout ceci n’a l’air de rien et va très vite.

Tout ce que je viens de décrire, on le fait machinalement. Ce que je veux dire, c’est que l’on a tout le temps besoin de communication.
drapeau plage #1

Même de simples visuels en couleur peuvent servir d’indication. Par exemple, en été, dès votre arrivée sur votre plage préférée, vous jetez un œil sur le drapeau : Orange ? je fais attention… Vert ? youpi, je peux me baigner !

De même, vous êtes en train de faire la course pour montrer votre magnifique crawl ; mais soudain, les sauveteurs de la plage brandissent leur porte-voix pour signaler aux baigneurs qu’il est préférable de sortir de l’eau, un énorme banc de méduses ayant été repéré à proximité. Vous avez décodé ce son et l’avez compris en tant que message préconisant de faire demi-tour. Langage = communication = Information. Encore faut-il partager la même langue…

En symbiose avec les symboles

Les signes sont d’abord des visuels !

La colonisation de votre main par le smartphone est venue amplifier le phénomène – vous déconcentrant par une focalisation (mais ceci est un autre sujet) – et le balayage de votre regard a cette fois pour but la recherche d’info à tout prix : mails, tweets, blog, actu, SMS, appli, météo… du visuel et encore beaucoup d’écrit. Un mot, une lettre ou un signe reconnaissable dans le petit carré qui sert de logo à une application, suffit pour vous renseigner, vous guider…

Je souhaitais simplement rappeler que l’écriture est partout. Le langage régit notre vie et nous ne nous en apercevons même plus. Pourtant cela reste extraordinaire ! Oui, un langage est une merveille. C’est un code qui permet à celui qui le connaît, de s’informer, d’échanger, de s’exprimer, de se déplacer, de se cultiver, de vivre en société.

Alors que le mois d’août se prélasse dans une parenthèse propice à l’oubli, J’avais envie de remettre à l’honneur cet « outil », servi par les mots, ces mêmes mots qui m’ont permis d’écrire ce billet et à vous, de le lire…

Langage : origine, utilité, évolution :