Wording, anglicisme pour dire formulation

Qui dit rédaction dit formulation. Mais le contenu d’un site n’est pas fait que de phrases ; sa structure nécessite divers termes pour les titres et les onglets, placés comme autant de “pancartes” d’information à l’attention du visiteur. Le mot anglais Wording s’utilise de plus en plus pour résumer cette pratique.

Wording = Formulation

formulation

En marketing de contenu, on voit souvent passer le terme anglais wording qui, littéralement, veut dire “faire des mots”. Le verbe français “Formuler” était pourtant très bien et très clair…

La technique du Wording va plus loin qu’une simple rédaction et s’attache davantage à faire en sorte que le consommateur comprenne exactement l’information fournie et que le mot utilisé corresponde à Lire la suite “Wording, anglicisme pour dire formulation”

Ligne éditoriale, l’atout infernal

Une ligne éditoriale est obligatoire lorsque vous communiquez en ligne de manière professionnelle pour diffuser des messages réguliers. Découvrez sept points à définir absolument avant de vous lancer. 

tempart410La ligne éditoriale ?

  • C’est une charte rédactionnelle qui conditionne vos messages. Tout comme vous avez une charte graphique pour l’habillage de votre com.
  • La ligne éditoriale est donc un ensemble de règles que vous adaptez pour parvenir à vos objectifs, définis au préalable dans une stratégie éditoriale faisant partie de votre stratégie digitale… Une stratégie digitale qui doit couvrir aujourd’hui 80 % de votre communication.
  • L’intérêt est de suivre cette ligne pour créer un marketing de contenu clair et efficace sur la durée. De sa parfaite utilisation dépend l’image que vous reflétez.

Déterminer d’abord Lire la suite “Ligne éditoriale, l’atout infernal”

De l’utilité d’un contenu de qualité

Début mai, Abondance postait un billet avec cette question :
une pénalité massive appliquée contre le contenu de faible qualité ?

Ne nous emballons pas et surtout, ne voyons pas Google comme un grand méchant loup proviseur distribuant des bons points ou mettant au coin. Rumeur ou pas, de toute façon, la question importe peu si l’on a toujours adopté la démarche de base qui est d’offrir du contenu fourni et (si possible) de qualité.

Contenu de qualité : c’est-à-dire ?

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La première qualité d’un article… de qualité, devrait être son utilité ! Son contenu est-il vraiment utile ? Revêt-il un intérêt ? Apporte-t-il quelque chose à celui qui le lit ?

Est-il également agréable à lire, clair, digeste, adapté au Web, sans pour autant ramper devant le SEO ? C’est tout l’enjeu de Lire la suite “De l’utilité d’un contenu de qualité”

Ère numérique : communication holistique obligatoire

Créer votre stratégie de communication débute par une démarche simple : celle de rassembler toute votre information, de poser les outils devant soi, d’observer et d’analyser sans rien omettre.

  • Holistique : caractère de ce qui est pris dans sa globalité.

hand-stampAutrefois, je veux dire avant la vague du numérique, on créait des cartes de visite, des plaquettes, des brochures, bref, essentiellement des supports papier…
Nous sommes d’accord qu’avoir une petite carte de visite en carton sous le coude peut toujours être utile. 

Néanmoins, pour communiquer tous azimut, de manière globale, un seul adjectif revient en première ligne : holistique.
Du grec holo “tout”, cet adjectif est habituellement employé dans l’univers psychologique, humain.

Or, précisément, l’être humain est au cœur de toute communication, notamment en tant que cible.

La communication holistique va plus loin que la communication globale

Bien sûr, vous pouvez me dire, à ce stade de ce billet, que les adjectifs utilisés ici, “globale” et “holistique”, sont des synonymes et que parler de communication globale et de communication holistique revient au même. Certes. 

Pourtant, et c’est là que réside la nuance, la notion d’holistique se révèle plus large et plus puissante. Cette notion est d’ailleurs de plus en plus abordée et utilisée en management.

La communication globale possède plusieurs visages et peut donc revêtir plusieurs définitions selon la manière dont on la conduit.

C’est généralement la façon dont on communique en utilisant différentes voies dont chacune d’elle demande une forme adaptée de message : com institutionnelle, com grand public, com corporate, com interne ou externe, com financière, etc. La cible est évidemment au cœur de la stratégie.

Il n’en reste pas moins que contenu et contenant se doivent d’être le plus en osmose possible afin de diffuser un message clair et une image cohérente… en ne perdant jamais de vue la cible (le récepteur du message) de manière à la prendre en compte dans la totalité de ses aspects.

Même chose du côté de la rédaction, en créant un message qui prend en compte la totalité de ses effets (impact). Il faut penser à tout, ne rien négliger, car tout est lié.
Ce n’est pas pour rien que l’on parle de “vision globale”.

Communication holistique : un bon usage des TIC

La communication appréhendée de manière holistique n’est pas nouvelle et devrait d’ailleurs être systématique. En ces temps d’obligations numériques, la communication holistique doit s’imposer davantage.

Alors que la visibilité a explosé sur Internet, la COHÉRENCE du message dans son entier (visuel et rédactionnel) devient plus que jamais une nécessité.

Deux aspects sont à prendre en considération : le message et le récepteur

1. Le message
Le message – ou contenu – est constitué de deux choses : le fond et la forme. (La présentation est un troisième aspect que j’aborderai dans un autre billet.) 

> Le fond est à réfléchir évidemment en priorité, c’est ce qui va déterminer votre parole, vous représenter : vous n’allez donc pas dire n’importe quoi.

> La forme est la façon dont vous aller le dire. Les mots, le sens, la maîtrise des idées et de la langue, sans parler de l’aspect technique (densité, SEO lié au référencement Web).
À ce niveau, les différents relais de diffusion numériques, et notamment les réseaux sociaux, sont à prendre très au sérieux. Non seulement il s’agit de bien les maîtriser (donc de connaître leurs rouages), mais également de bien connaître leurs différences ainsi que les différents profils de ceux qui les utilisent (voir point 2.)

2. Le récepteur
L’adjectif holistique se justifie en ce que c’est toujours l’humain qui est visé par la diffusion d’une communication. Cela veut dire que la démarche doit prendre en compte la nature même de l’être.

Son comportement, ses réactions, ses avis, sont à la base de ce qu’il est intéressant d’observer et d’utiliser quand on s’adresse à lui. Le profil est une chose, mais la psychologie est une facette qui devient incontournable, tout comme l’aspect philosophique.
En marketing, on parle depuis longtemps du fait de connaître sa cible (lead puis prospect).

Mais comme on ne peut évidemment pas être expert à 100 % du comportement de chaque individu, une veille sociologique est tout aussi intéressante dans le champ holistique qui nous intéresse afin de créer une communication adaptée, séduisante.

Connaître l’âme humaine est un défi. Mais l’aspect psychosociologique des humains dans une ère donnée, et selon les générations et leurs propres références, est un élément important pour aborder la création d’un message.
On a beau créer des “buyers persona” en tout genre, on ne sera jamais vraiment dans la tête de l’Autre !

L’approche holistique se révèle d’autant plus évidente ces dernières années, que l’accent est mis sur l’interaction et la communication par le storytelling.

Autrement dit, on ne communique plus massivement et bêtement, mais on échange directement avec le client ou l’utilisateur (consommateur), qui donne son avis et à qui l’on répond directement sur son réseau.

L’intercommunication devient elle-même une histoire. Sa vie n’est plus lointaine, mais toute proche. La fibre émotionnelle (qui touche au bien-être de l’individu) entre de plus en plus en jeu. Chaque client est considéré de manière unique. On doit là aussi, le prendre comme un être dans son entier.

Pourquoi à l’ère numérique, la communication holistique est obligatoire 

Les nouveaux supports (enfin, pas si nouveaux maintenant), ont contribué à l’émergence ultra rapide de diffusion de l’information. Mais diffuser un message n’est pas anodin. Pour ne rien laisser au hasard, il est préférable de considérer votre communication comme un tout.

Donc de penser à tout, et pas seulement à son aspect global tel qu’on le définit habituellement (stratégie, type de support et identité graphique, respect de la charte graphique déclinée sur tous supports créés).

La com holistique va bien au-delà en prenant en compte le contexte. C’est une communication globale ++, qui se soucie de l’être humain (futur récepteur), qui fait passer la logique bienveillante, la cohérence, voire le beau, avant l’ambition du profit (qui de toute façon sera une conséquence si la com est bonne).

Non seulement vous respectez le récepteur, mais en plus, vous mettez toutes les chances de votre côté pour délivrer vos informations efficacement, tout en vous forgeant une bonne image.

Une stratégie holistique = une communication harmonieuse

Au-delà d’une communication basée sur un message (sous forme de storytelling ou pas) et une création graphique, la cohérence doit faire exploser les murs.

Un magasin – une épicerie par exemple – va créer une charte graphique, une enseigne, et (espérons) un site Web sur les mêmes critères, le tout décliné sur les supports qu’elle utilise selon les besoins analysés.

Pourtant, j’observe assez souvent que l’aspect visuel notamment pourrait aller beaucoup plus loin dans l’harmonie : les employés du magasin pourraient arborer un tablier aux couleurs de la charte, avec le logo, et pas seulement un badge sur un pull perso.

Le client serait ainsi à même de le repérer plus vite et plus facilement au lieu d’être obligé de demander “vous êtes du magasin ?”… Cela montrerait une certaine tenue (impression de propreté), mais aussi un respect vis-à-vis de la clientèle. On pense à l’autre dans les moindres détails.

Je pense particulièrement aux petites entreprises et commerçants (y compris les restaurants), les grandes chaînes ayant déjà une stratégie à ce niveau.

On sait que la première impression est la plus importante. C’est un des nombreux “petits” exemples qui vont un peu plus loin qu’une com globale classique.

Bien sûr, je ne parle pas des petites affichettes internes (prix du pain, avis de rupture de stock, etc.) qui doivent être non seulement actualisées, sans fautes, mais aussi en cohérence avec l’identité graphique de l’entreprise, si possible.

Demandez-vous pourquoi vous vous sentez bien quelque part, quand c’est le cas… C’est souvent parce que le cadre est harmonieux. La décoration intérieure est aussi une forme de communication ! Elle a toute son importance et doit faire partie d’une stratégie, à l’instar du webdesign pour un site.

Ça n’a l’air de rien, mais ça fait parfois toute la différence. Le tout est d’avoir le réflexe d’y penser.

Billet de blog ou article de blog ?

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Billet ou article de blog ? Quelle est la différence, et d’abord y en a-t-il vraiment une ?

Soyons clairs : les termes “billet” et “article” sont a priori synonymes. Néanmoins sur le plan de la longueur, un billet est plus court et moins détaillé que peut l’être un article. C’est pourquoi on parle de “petit article” pour définir un billet.

En presse écrite, c’est donc un texte ne dépassant pas quelques lignes. Un billet a pour but de donner une information courte. Il est le plus souvent apparenté à une chronique ; on parle d’ailleurs de billet d’humeur, car à l’origine, un billet était satirique, humoristique, en tout cas ironique voire irrévérencieux.

Un rapport quelconque avec un billet de banque ? La forme… Disons que justement, le volume d’un billet est censé tenir dans le rectangle d’un billet de banque. On parle aussi de billet de train, d’avion ou de spectacle, qui se rapproche beaucoup plus du “ticket”.

Un article de presse détaille davantage les faits. Il se veut plus poussé, que ce soit en terme d’information, de réflexion, de source, d’exemple, de démonstration.

Définition actuelle de billet : “Note ou article publié dans un blog”. En effet, sur le Web, on retrouve peu ou prou la même approche. Mais dans un blog par exemple – personnel ou professionnel –, un article pourra développer une réflexion en sus d’une information.

En tout état de cause, un texte de quelques lignes n’est pas suffisant pour être qualifié d’article. 

Or, aujourd’hui, quelle que soit leur longueur, les termes “billet” et “article” sont employés pour dire la même chose, c’est-à-dire pour qualifier la publication d’un contenu dans une rubrique “Blog” ou “Actualités”.

Contradiction en ligne

Pourtant, en tapant “billet de blog” et “article de blog”, dans un moteur de recherche, c’est le mot BILLET qui ressort comme étant le plus utilisé pour parler d’une rédaction de blog. Peut-être parce qu’à l’oreille, “article” fait encore penser à la presse écrite, apparenté à une image plus sérieuse d’écriture, avec une trame : un chapeau, une accroche, des réponses aux 5W, des intertitres, une chute. Le mot billet, par ailleurs est visuellement agréable, doux et facile à prononcer.

Cette habitude est d’autant plus curieuse que, toujours en recherchant ces mots-clés, mais dans la catégorie Images cette fois, c’est la formule “article de blog” qui montre le plus de résultats…

La différence peut se faire aujourd’hui tout naturellement : un article (même sur Internet) reste la production d’un média d’information, au sens classique du terme, rédigé par un journaliste. Alors que billet, plus souple, sert à tout le monde, pour tout (et parfois n’importe quoi).

Internet, et surtout la vague des blogs, nous a finalement éloignés des définitions originelles.

Dans la plupart des cas, on utilise les deux termes pour la même fonction, du moins sur le Web.
Vous me direz, billet ou article, peu importe, c’est le fond qui compte, le message.

Bien sûr, ne pas confondre ces formes d’information avec la rédaction d’une page dans un site Web, (présentation, biographie, etc.) qui reste du contenu qualifié de “texte”, qui n’est pas construit de la même manière.

Alors, à votre avis, ce texte assez court que vous venez de lire est-il un billet ou un article de blog ?…

Les dérives de la rédaction Web (3/3)

Les dérives de la rédaction Web (3/3)On apprenait en juin que la start-up Textmaster levait des fonds conséquents pour son développement : une plate-forme qui est donc supposée rentable. Et pour cause… à 6 cts le mot !

Ce troisième volet sur la rédaction Web aborde l’aspect de la course à la rentabilité (pas la même pour tous).

Selon vivre de son blog, l’affaire est entendue : le marché aux esclaves se porte bien.

Web : des contraintes qui tirent la rédaction vers le bas

Moi qui viens du journalisme classique, je ne peux que comprendre le questionnement posé par cet article paru dans l’Express le 5 juillet Course à l’audience, uniformisation, le journalisme Web tiré vers le base et qui rejoint ma précédente réflexion 2/3 (La rédaction Web est-elle compatible avec la vitesse ?).

Dans la foulée – sur ce thème de la rédaction journalistique – un excellent billet paru en 2012, sur le même sujet, mais vu de l’intérieur et bien plus détaillé ! :
Je n’avais pas signé pour ce journalisme Web“.

Mais, quelle que soit la forme rédactionnelle, la rentabilité pour un “vendeur de contenu” passe par le low cost (= rédacteur sous-payé), ce n’est pas une nouveauté hélas. Ce qui est embêtant – outre la paupérisation dudit rédacteur – est la qualité du message.

90 % des contenus sont sans réel intérêt, c’est-à-dire n’apportant rien au final. Les éléments qui définissaient sa valeur ont changé leur fusil d’épaule : la valeur d’un article n’a plus la même définition aujourd’hui, le seul but étant de faire l’audience (même si cela n’est pas nouveau).

En termes de rédaction journalistique sur le Web, par exemple, le danger est clair : terminés les reportages d’investigation, les critiques, les remises en question ; place à une pensée unique, pardon, plus de pensée… plus de recul, plus de mise en perspective, pire, pas le temps de vérifier les faits. Du gavage d’oie au premier degré en quelque sorte.

En rédaction Web, nous allons retrouver les mêmes pressions relatives à l’audience et au but principal : fédérer.
Du contenu, quel qu’il soit, pourvu qu’on ait du contenu, même insignifiant, dont le but est de pousser l’internaute à devenir un consommateur-accroc pavlovien juste bon à cliquer.

Remplir, pour générer du trafic, un point c’est tout. Par conséquent, ici, la tactique mathématique prévaut sur la qualité du propos.

Rentabilité VS Qualité : qui paie les pots cassés ?

Tout travail mérite salaire et, oui, la qualité a un coût. Si l’on veut un contenu orienté purement SEO, pour faire le clic et rien d’autre, et le plus vite possible, alors le marché aux robots a de beaux jours devant lui.

D’ailleurs, soit dit en passant, sachez que les robots vont remplacer beaucoup de choses à termes, qu’on se le dise pour ceux qui cherchent un métier…

Les humains producteurs de contenus dans ce contexte sont sous-payés, particulièrement ceux qui acceptent de passer par ces plate-formes.

Personnellement, vous ne m’y trouverez jamais n’étant pas marchande de tapis de mon état… Écraser les prix à ce point dessert la profession.

Bientôt, on nous demandera de travailler gratuitement ! Les dérives de la rédaction Web se sont installées depuis quelques années déjà. (Merci Google.)

Le but étant d’aller vite, la course à l’audience est rarement compatible avec la qualité. Mais créer du contenu demande un minimum de temps (et de savoir-faire, n’oubliez pas).

À propos des tarifs professionnels, un petit rappel s’impose avec cet excellent billet d’humeur d’une collègue qui ne mâche pas ses mots, parlant d’otages à propos des rédacteurs Web : “La vérité sur les tarifs de rédaction Web“.

Buzz immédiat VS audience durable

Heureusement, il reste (comme le village gaulois d’Astérix) des irréductibles du verbe. Voire des irréductibles de la qualité, et ce des deux côtés, c’est-à-dire des gens (fournisseurs ou sous-traitants) qui savent qu’en matière de communication, l’image passe par la qualité.

En fait, tout dépend de l’objectif. Une marque qui souhaite installer une belle image sur le long terme, aura tout intérêt à choisir un rédacteur professionnel de bon niveau (donc plus cher, enfin au tarif normal, j’ai envie de dire). C’est assez logique.

On entend régulièrement des commerçants dirent “je veux vendre plus, je veux plus de clients, mais je ne veux pas sortir un kopeck“. Si un client ne souhaite pas mettre de budget, c’est qu’il n’a pas compris la relation entre faire marcher un commerce/une activité et une bonne communication…

Or, installer une image (notamment digitale) demande une stratégie, de la patience, de la régularité. Dans cette approche, le rédacteur a toute son importance, et le temps qu’il passe pour rendre efficace le message de son client requiert de la considération, à commencer par une juste rémunération.

La rédaction Web est-elle compatible avec la vitesse ? (2/3)

La rédaction est-elle compatible avec la vitesse ?Vous l’avez sûrement remarqué, c’est par dizaines que l’on voit passer des billets sur les mille et une façons d’écrire un article en une heure, mais aussi en 20 minutes et même en 10 minutes, voire en 5 minutes !
Mais que devient la qualité de réflexion quand celle-ci n’a plus de temps ni de recul ?

Exemples :
5 étapes pour écrire un article de blog en une heure top chrono.
Rédiger un texte propre et unique en 9 minutes.
Comment rédiger vos articles en 5 à 10 minutes.

La formule “top chrono” m’exaspère au plus haut point. Mais après quoi court-on, que diable ?
Le pire est dans ce billet “4 idées d’articles à écrire en moins de dix minutes pour blogueurs pressés et overbookés“.

Au moins ici, la démarche est justifiée : cela s’adresse à des blogueurs pressés (dommage pour eux), voire overbookés.

Oui, le summum de l’absurdité est tristement atteint. L’écriture, et encore plus si le texte se veut concis, demande du temps. Comment alors peut-on imaginer offrir de la qualité quand la notion d’immédiateté prévaut sur tout le reste ?

La vitesse : le mot magique qui stresse

La question est évidemment au cœur du problème : comment rédiger un bon article pour le Web ?… “Bon” est un adjectif aléatoire, car tout dépend de la satisfaction du lecteur en fin de lecture. Un point c’est tout.

Cela me fait penser à ces artisans qui soulignent à qui mieux mieux la notion de rapidité, comme si c’était devenu une qualité “vous vous rendez compte, et en plus, je travaille vite !“. L’argument de vente qui me donne des boutons par excellence…

Que ce soit pour de la peinture, pour de la maçonnerie, pour changer des fenêtres, pour réparer je ne sais quoi : chaque fois, c’est la même rengaine ! Mais non, justement, je ne veux pas que vous alliez vite. Au contraire, cela me fait douter du résultat final.

Combien de fois voit-on un travail certes terminé “selon les délais du devis”, mais qui s’avère salopé, bâclé ? (Sans parler de la qualité des produits utilisés…)

Un peintre en bâtiment, ou tout autre sous-traitant, qui me dit qu’il travaille vite, voire très vite, me fait peur et ne risque pas d’avoir mes faveurs. Le travail bien fait demande de s’appliquer et non pas de courir un marathon. Je sais que pour eux, le temps compte également : en effet, pourquoi répondre à cinq clients dans une journée quand on peut en faire dix ?… C’est le système économique dans lequel nous sommes imbriqués qui veut ça. Bien sûr qu’on le sait. Il n’empêche qu’on a le droit de revendiquer la qualité.

Une chose est évidente : la notion de qualité n’a pas forcément la même valeur pour tout le monde. Elle ne veut pas dire la même chose puisque d’un côté, les objectifs peuvent être différents, tout comme en face, les attentes peuvent être différentes.

La qualité d'un contenu est-elle compatible avec la vitesse ?La qualité d’un contenu est-elle compatible avec la vitesse ?

Là encore, qu’appelle-t-on un contenu de qualité :
– est-ce celui qui sera court et rempli de mots-clés basiques, mû par le désir et l’objectif unique d’être référencé (le référencement étant démoniaquement fluctuant) ?
– où bien est-ce un contenu utile, quelle que soit sa longueur (utile dans le sens d’apporter réellement de l’eau au moulin de la réflexion d’un sujet donné) ?
Vous allez me dire dans l’idéal, écrire pour le Web, c’est arriver à un équilibre entre les deux (sujet abordé dans contenu de qualité).

Rédiger à la hâte n’est pas forcément gage de qualité. L’approche n’est évidemment pas la même, l’objectif non plus, semble-t-il. Je parle notamment d’un billet de blog. Car bien évidemment, une annonce pour répondre à une crise par exemple ne pourra pas s’assurer du moindre recul ; mais dans ce cas, le vocable employé est bien souvent préparé en amont, en prévision d’aléas.

À l’inverse, ce n’est pas parce qu’on a mis du temps à rédiger un texte, qu’il soit court ou long d’ailleurs, qu’il sera forcément un article de qualité. Tout est relatif, comme dirait notre ami Einstein.

Toutefois, prendre le temps de réfléchir à ce que l’on transmet et à bien le rédiger (même pour le Web), est une forme de respect aussi pour le lecteur-internaute. Car, ne l’oublions pas, c’est d’abord pour lui que l’on écrit !

Alors vouloir se dépêcher à tout prix de publier un billet en moins de temps qu’il ne faut à un oiseau pour gober une mouche, me paraît contradictoire : est-ce alors que l’on est si pressé pour vouloir se débarrasser de cette tâche au plus vite, comme si c’était une corvée ? Serait-ce qu’elle nous passionne si peu ?

Devoir bâcler quand il s’agit d’un scoop avec une deadline, de l’actu toute chaude, cela peut encore se comprendre (“bâcler mais le mieux possible” étant la célèbre expression de Frédéric Pottecher, peut-être encore enseignée dans les écoles de journalisme). Mais pour un article ou un billet de blog, même professionnel, même soumis au temps, la vitesse est un tueur à gage, qui risque justement de ne plus pousser l’internaute à l’engagement.

Mon sous-titre met en parallèle qualité et vitesse. Le temps n’étant pas pris pour réfléchir en profondeur au sujet abordé et le développer correctement, la question peut effectivement se poser sur la qualité finale du message que l’on veut partager. On risque alors de se retrouver avec peu de matière, qui plus est toujours la même ! La pensée s’appauvrirait-elle ? C’est plutôt que pieds et points liés à la mesure imposée de rapidité, on n’a plus le temps de penser…

Un contenu écrit en dix minutes manque par définition de recul. Du coup, la forme et le fond en font souvent les frais. Alors qu’une information peut avoir de la valeur sur le fond, elle est publiée tellement vite qu’on ne s’embarrasse pas toujours de servir son réel intérêt. Elle va être exploitée en termes de temps “je suis le premier à vous le dire“, ou bien “voyez je produis du contenu, je publie tous les jours, j’existe !”.

Bravo pour le record, mais personnellement, j’ai rarement vu un billet écrit et posté à la va-vite totalement exempt de fautes – alors que l’absence d’erreurs fait aussi partie de la qualité d’une rédaction. Par conséquent, n’est-ce pas se ficher un peu de la tête du lecteur-internaute ?

Vitesse et rentabilité : un leurre

La société est tombée dans une spirale de précipitation permanente où la notion de productivité, de quantité (ici particulièrement en termes de contenu) paraît avoir tout détrôné.

Alors que d’une part et comme on le sait, la quantité n’est pas toujours forcément un gage de qualité, et que d’autre part le traitement d’un sujet en profondeur ne peut se faire que si l’on a n’a pas de train à prendre.

Rédiger “pardessus la jambe” selon l’expression, permet peut-être de buzzer temporairement sur un texte court que l’on aura truffé de techniques SEO, mais ne risque guère de rester dans les annales.

Plus encore, on continue de croire que vitesse est synonyme de rentabilité. Cela me rappelle une certaine fable de la Fontaine avec un lièvre et une tortue…

PS : en général, 1 heure est une bonne moyenne. J’ai mis environ 2 heures, en termes de mobilisation totale pour écrire cet article, le temps de choisir ce que je voulais dire sur le sujet par une petite réflexion (lecture comprise des infos mises en lien), de le laisser mariner, de revenir dessus, de couper des longueurs, de réécrire, de relire et corriger, de trouver des images libres de droit, etc.

À titre d’exemple, pour les plus longs billets de mon blog sur le storytelling, je peux mettre entre 1 heure et 4 heures. Alors 9 minutes chrono…

ET VOUS ? COMBIEN DE TEMPS PASSEZ-VOUS ?

Rédaction Web : savoir écrire, au vrai sens du terme (1/3)

Dans “rédaction Web”, il y a WEB, mais il y a aussi et d’abord RÉDACTION…

content seoQuand on parle de rédaction Web, on pense aussitôt et systématiquement à l’adaptation des mots, rebaptisés “mots-clés”, traités comme de véritables vaches sacrées, pour plaire au référencement. Car ce qui compte, semble-t-il n’est hélas plus ce que l’on dit mais comment on le dit.

Le concept calculateur de SEO s’est installé au détriment de la belle langue dont l’écriture représentait de la rédaction, enfin, au premier sens du terme…

Rédaction : action de rédiger

Dans “rédaction”, il y a d’abord le fait de rédiger, de choisir les mots justes pour créer une phrase. C’est d’ailleurs la définition originelle de ce mot : action de rédiger. Le verbe “rédiger” étant au départ défini par “écrire, formuler”.

Cela peut être une pensée, un message publicitaire, un cours, une démonstration, une histoire humoristique, une annonce, une réponse, un compte rendu, un reportage, un pamphlet, une critique, bref, il existe moult natures de texte et encore plus de styles d’écriture.

Néanmoins, et pour en revenir à ce qui nous intéresse, le but de toute rédaction est donc de rédiger un texte formé de phrases qui ont du sens, à la fois en elles-mêmes et dans le contexte général du texte, du message.

Mais pas seulement. Il est tout aussi important – et respectueux pour le lecteur – de créer des phrases offrant une certaine élégance, c’est-à-dire équilibrées et surtout bien écrites, sans erreurs d’ordre syntaxique, orthographique, grammatical ni même d’ordre typographique… Sans parler du style.

Car si le but premier est de se faire comprendre, il n’en reste pas moins qu’un texte dont le flux coule harmonieusement, comme une rivière, laisse un goût bien plus agréable au lecteur. Au risque de me répéter, il est évident qu’on ne pense pas assez au confort de lecture !

Or, outre une mise en page aérée, le style et le respect des règles de la langue dans laquelle on rédige, y contribuent !

Voir mon billet précédent au sujet des fautes.

Qualité d’un contenu : attention aux fautes !

UnknownJe voudrais donner mon avis sur un billet que je ne peux décemment pas laisser passer tant celui-ci m’a contrariée. Je veux parler de la qualité rédactionnelle, la vraie, pas celle focalisée sur les mots-clés en vue d’un référencement et autre trafic juteux.

 

 

Revenons aux fondamentaux

Un contenu de qualité, on ne le répètera jamais assez, passe par trois éléments : la valeur du propos (ce que l’on dit), la forme de l’écriture (comment on le dit), et enfin le respect des règles (grammaire, syntaxe, orthographe, typographie).

Ce sont les trois axes principaux : le fond – la forme – la présentation.

Ensuite, et seulement ensuite, il se trouve que pour arriver à partager avec le plus grand nombre, via Internet, le message en question doit aussi répondre à quelques critères imposés par les moteurs de recherche, pieds et points liés aux algorithmes, devenus malheureusement les arbitres du trafic.

Comme nous le savons, ce double aspect a apporté une complexité à l’écriture web. Néanmoins, on a tendance à l’oublier, et c’est bien là où le bât blesse : un contenu bien référencé et cliqué des milliers de fois, ne veut pas dire forcément contenu de qualité. Ce n’est pas parce que vous êtes le premier sur Google que vous êtes le meilleur ; je dirais même plus, attention à la réputation sur la durée.

EXEMPLE

Ce matin, je suis tombée sur un billet édité par webmarketing-com.com intitulé “Comment être embauché comme rédacteur web ?

On voit tout de suite que ce “contenu” a été structuré en priorité pour un bon référencement (ce qui peut se comprendre, particulièrement au niveau marketing).

De part son sujet, qui me touche de près, j’ai assez vite décidé de le tweeter. Mais avant, comme je le fais systématiquement pour tous les articles, je me suis mise à le lire…

Le problème est qu’il est truffé de fautes, principalement de grammaire…

Voici le peu que j’ai relevé (et je ne parle pas du style, au point qu’on dirait la rédaction d’un robot étranger) :

  • §1, ligne 11 (avant-dernière) : “aujourd’hui prioritaires” (sujet = marketing et rédaction)
  • §2, titre : “Toujours plus d’offres d’emploi”
  • §2, ligne 2 : “les postes peuvent être sensiblement différents
  • §3, ligne 1 : “quelle que soit la position (au lieu de quel que soit)
  • §4, titre : “Comment contrôler que votre contenu a fait mouche ?”
  • §4, ligne 8, (7ème puce) : Twitter
  • §5, ligne 1 : “Faites-vous”
  • §6, (Q3), titre : “Quels contenus lisez-vous ?”
  • §6, (Q3), ligne 3 : “les articles que vous avez lus dernièrement”
  • §7, (Q4), ligne 9 : “que Google établit
  • §9, (Q6), ligne 1 : “avec des exemples d’écrits tout à fait pertinents
  • §9, “Entretien”, ligne 6 : “des autres candidats que nous avons rencontrés
  • §10, avant-dernière ligne : “J’apprécierais” (oui, ce doit être au conditionnel)

Il y en a d’autres, cette liste n’est pas exhaustive…
Et je ne parle pas des majuscules, des virgules, des accents, des traits d’union ou carrément des mots, oubliés ici ou là. On a l’impression d’avoir affaire à un robot.

Il est beaucoup question d’algorithme, de page rank, mais la qualité d’une rédaction dite “web” ne se trouve pas seulement dans les mathématiques. Tout comme une rédaction classique, elle se situe d’abord sur le fond (la qualité du message en tant qu’intérêt) ET sur l’orthographe et la grammaire.

Conclusion

J’ai subi une lecture désagréable. Résultat : ce billet est certes bien référencé, mais  je n’ai pas eu envie de partager ce contenu (si ce n’est bien sûr pour vous en parler ici), car la qualité rédactionnelle laisse trop à désirer, et particulièrement le nombre de fautes.

Dans sa forme rédactionnelle, ce billet que j’ai pris en exemple, est imbuvable.

Bien sûr que l’on peut tous faire des coquilles, moi la première. Mais nous avons affaire ici à un cas de figure extrême, sinon je ne me serais pas permise. Alors que l’auteur du billet écrit lui-même très justement qu’il faut se relire…

Afin d’offrir un confort de lecture, la structure d’un article, découpée de manière équilibrée, ne suffit pas. La présentation – qui, ne l’oublions pas, est d’abord visuelle –, passe également par le respect des règles de la langue dans laquelle on rédige, règles typographiques incluses.

Je suis désolée, mais en ce qui me concerne, la qualité d’un rédacteur web se reconnaît aussi par la maîtrise de l’écrit, ne serait-ce que par respect pour le lecteur.

Alors à la question “comment être embauché comme rédacteur web ?” : sûrement pas en faisant des fautes…

Il y a contenu et contenu !

Après avoir tenté une définition du contenu il y a trois ans (déjà !), penchons-nous à nouveau sur les aspects principaux de ce fameux mot devenu magique et utilisé à tout bout de champ : le “contenu”

Deux aspects caractérisent cette notion

1. Le contenu en tant qu’élément : par exemple un texte, une image, une vidéo, un tableau, un titre, une infographie, etc.

Et en sous-éléments (comme l’idée de poupées russes qu’il m’est arrivé d’évoquer auparavant) : la nature par exemple d’un texte : article classique, brève, histoire, publicité…

Le choix de ces “supports” varie selon les objectifs du message que l’on veut partager : newsletter, email, vidéo, blog, le tout transmis de manière adaptée selon les outils-supports (ordinateur, tablette, smartphone…).

Tout cela représente la forme.

Tout comme le style du message transmis : sur un ton pédagogique, humoristique, alarmant, sérieux…

2. Mais l’idée de contenu, c’est aussi ce qui est dit : le fond. Si possible un fond qui a du sens. La première chose à laquelle je pense quand on me parle de “contenu” est non pas sous quelle forme (vidéo, texte, son, etc.), mais bel et bien ce que l’on va DIRE. Le propos servi par des mots cohérents qui vont signifier une information, une idée, une réflexion. Le sens profond du contenu, est à mes yeux, la valeur intrinsèque de ce qui se partage, quelle que soit la forme sous laquelle le message est transmis.

Or, c’est très souvent que ces deux aspects sont mélangés, ou plutôt confondus, et encore plus souvent que l’on parle de contenu dans son premier aspect. Comme si ce que l’on dit n’avait pas d’importance, on remplit parce que “allez, il faut du contenu, il faut remplir à tout prix, on va mettre une vidéo, un titre, une image, les gens adorent ça…”.

Le danger est que l’on occulte la force du message lui-même, son intérêt profond, sa qualité, ce qui fait sa valeur, non pas en termes de buzz ou de clics, mais en termes de signification, de sens du propos.

En effet, quid de ce qui est exactement dit ?  Si l’on produit du contenu pour du contenu, il est fort probable que la majorité de celui-ci contient du vent, de l’éphémère, improductif.

Car tout de même, l’intérêt d’une bonne communication n’est-il pas de transmettre un message qui serve réellement à quelque chose ?

Le flat design ne doit pas faire oublier le contenu

plat_icon_theme_by_mallendeo-d6iwfn1On a beaucoup parlé de site responsive en 2013. C’est bien et c’est toujours d’actualité. Mais cette notion a vite été rattrapée par le flat design.

Moi-même, j’ai cédé à la tentation, avec un nouvel outil très sympa, découvert ce week-end.

En moins d’une heure, voici le résultat de mon test, avec un contenu évidemment non dupliqué depuis mes autres supports.

Le flat design, effectivement, c’est chouette, puisque sur une seule page, vous pouvez montrer ce que vous voulez : terminées les arborescences alambiquées qui pouvaient décourager quelques internautes au passage.

Place à un défilement vertical, avec un menu en haut ou sur les côtés (menu fixe bien entendu) ou bien pas de menu du tout. Chaque “rubrique” peut avoir son bandeau attitré, mais aucune obligation.

Cette tendance au design plat, c’est-à-dire surtout minimaliste, est principalement intéressante pour une start-up en préparation, pour une biographie, une histoire, un profil, pour la création d’un événementiel ou pour la mise en avant d’un seul produit ou service. C’est une solution simple, d’aspect léger.

Le contenu reste le plus important

Néanmoins, et c’est là où il s’agit de faire attention, ce n’est pas parce que l’approche est différente et plus souple, que le contenu ne doit pas en être moins bien pensé stratégiquement.

Au contraire : plus le design est minimaliste, plus le contenu se voit, plus le texte ressort !

Le visuel importe, on le sait. Et tous ces charmants pictogrammes ludiques, parfois accompagnés d’une phrase ou d’un texte, sont attachants.

Mais justement, au niveau de l’impact, le contenu rédactionnel – ce que l’on dit et la façon dont on le dit – reste primordial et compte autant que le contenu visuel : choix des couleurs, charte graphique, taille, emplacement…

Le choix des rubriques et leur ordre de défilement également (ici aussi on peut perdre des internautes en route, avant qu’ils n’arrivent tout en bas).

Un site aura beau être sous forme de flat design, s’il est vide de sens, d’intérêt, incohérent dans son contenu, voire plein de fautes, le résultat vous desservira autant que pour un site d’approche plus classique.

Quand on choisit de se montrer sur Internet en mode flat design, on devrait redoubler de prudence, tant le visuel a de l’importance. Les défauts risquent en effet de bien plus ressortir. L’impression de l’internaute est immédiate ! Tout est plus “gros”, plus direct aux yeux, puisque par définition, il y a moins d’éléments.

Par conséquent, dès la première seconde, l’effet psychologique induit est encore plus fort. Vous devez donc, dans l’intérêt de votre image, redoubler de soin.

Attention notamment à l’harmonie des couleurs entre elles ; à la couleur des titres aussi et à leur contraste (particulièrement illisible sur une image de fond bariolée). Etc.

Quant au texte, s’il est lui aussi minimaliste, soignez vos mots !
Pas de doute, si l’aspect d’un site en flat design est tout de suite plus attractif, il ne doit en aucun cas faire oublier le CONTENU.

Je ne connaissais pas strikingly.com et je dois dire avoir découvert une plate-forme tout à fait sympathique et techniquement très simple d’utilisation, intuitive et sans avoir à passer par une démo. (N. B. : je suis restée à la version de base, gratuite.)

Mais si je me suis bien amusée, cela ne m’a pas empêchée de passer un peu de temps en amont à choisir les mots exacts que je voulais y mettre… provisoirement.

Comme vous l’avez compris : le flat design ne doit pas faire oublier le contenu.

 

Partage d’articles et boutons de réseaux sociaux

PARTAGECeci est un billet d’humeur concernant le partage d’information, plus précisément ce dont on parle peu : la gestion des boutons de partage. Partager l’information est le minimum d’une action de communication. Je lis beaucoup, je tweete pas mal et j’aime être réactive. Mais lorsque je souhaite partager un article, c’est alors que la quête du Graal commence… La quête du Graal ? Tout simplement la recherche des boutons de partage…

Partager vite ? Oui, mais comment ?

Vous allez me dire que je n’ai qu’à raccourcir… Certes, on peut toujours partager un article “à la main”. En copiant l’URL en question et réduisant ce lien grâce à des outils prévus pour, listés ici.
MAIS cette manipulation peut durer 10 secondes en tout. C’est déjà trop lorsque l’on veut partager un contenu tout de suite (surtout sur Twitter).

Si vous êtes un partageur compulsif, dix fois par jour, c’est déjà 100 secondes (soit 1 min 40). Vous arrivez vite à environ une demi-heure par mois, rien que pour ça !

Alors s’il vous plaît, merci de PENSER À INSTALLER des boutons de partage (puisqu’ils existent). Vous aurez la surprise et le plaisir d’avoir peut-être même davantage de clics donc de visibilité.

Car ne nous y trompons pas, “pas de boutons, pas de bonbons”. En effet, à moins d’une information importante ou utile, la frustration peut rapidement engendrer un acte d’abandon.

Ainsi, après lecture d’un contenu non accompagné de boutons permettant de le partager en deux clics, il faut décider de prendre le temps de réduire l’URL, en sachant que cela occasionnera pas moins de cinq gestes (voir sept si l’on copie-colle le titre de l’article), jusqu’au partage. Cela fait plusieurs mois qu’une certaine frustration me gagne à ce sujet, surtout lorsque cela se répète.

Cela peut paraître étonnant, mais c’est un fait que je constate encore sur beaucoup de sites, français ou pas d’ailleurs (exemple : drakkaronline.com). Parmi ceux-ci, des blogs, mais aussi des poids lourds à fort taux de visiteurs. Le plus incroyable est qu’il s’agit parfois de sites d’information ! Ces derniers n’ont pas toujours des liens de partage totalement au point.

Conséquence : je passe pas mal d’articles à la trappe au lieu de les retweeter. Pas le temps de raccourcir l’URL ou bien de changer de navigateur !

Social links : des boutons pas toujours opérationnels

ID-10091994Si par bonheur, des boutons existent, certains plugins ne sont pas toujours actualisés et ont pour effet de ne pas bien fonctionner. Vous avez beau cliquer dessus, rien ne se passe…
Phénomène également souvent observé, le bouton Twitter est le seul à ne pas apparaître visuellement, voire à ne pas marcher du tout : double perte de temps, double frustration.

Problème avec Safari 6.1

En fait, cela dépend du navigateur utilisé
Sous Safari 6*, le bouton de partage Twitter apparaît parfois en texte à côté des autres boutons, alors que sous Firefox et Chrome, tous les boutons sont visibles (très courant)…
Toujours sous Safari 6, parfois aucun bouton de partage n’apparaît (leparisien.fr, boursorama.com). Ou alors, ils apparaissent, mais sont inactifs.

Sur ouest-france.fr (et ses petits frères jactiv.ouest-france.fr et entreprises.ouest-france.fr), aucun bouton de partage ne s’affiche ! Même sous la version 6.1 et 6.1.1 de Safari !

Pareillement, les deux boutons “imprimante” et mail”, pourtant visibles, ne fonctionnent pas toujours.

Je lance donc un petit appel aux gestionnaires de sites de contenu : vérifiez bien la fonctionnalité de vos liens sociaux et n’oubliez pas que Safari vient de passer deuxième des navigateurs web les plus utilisés en France…

Parce que, non, on n’a pas forcément envie de naviguer sous IE, Chrome, Firefox ou Opéra ! Et tout le monde ne pense pas à updater les dernières versions dès qu’elles sortent.

Car si les utilisateurs de Safari ne se pressent pas pour télécharger les dernières versions (en l’occurrence 7 et 7.1) qui devraient apporter quelques correctifs, c’est justement parce que souvent, d’autres bugs ou nouvelles incompatibilités apparaissent.
La prudence alors est d’attendre un peu.
Plus d’info.

* Apparemment, la dernière version 6 de Safari n'est utilisable que sur iMac. Pour Safari sous Windows, utilisez une version antérieure ou installer la version 7, à vos risques.

Optimiser les fonctions de partage

Il arrive aussi que, même si tous les boutons de partage sont affichés et fonctionnent, en cliquant dessus, la petite fenêtre qui s’ouvre (pour Twitter notamment) ne propose que le lien mais pas le titre de l’article, que vous devez alors retaper ou copier-coller…

Certains plugins proposent le raccourci automatique (pratique), mais pas tous. À vous de voir si vous laissez le lien tel que ou si vous prenez le temps de le raccourcir.
Dans tous les cas, une solution qui permet de minimiser les compatibilités de lecture, est d’ajouter soi-même “à la main” un code pour chaque bouton, à placer à la fin de chaque article…

Autre observation : certaines pages n’affichent parfois pas plus de deux boutons…, qui plus est ceux de réseaux sociaux de moindre fréquentation et moins utilisés que Facebook ou Twitter. Or, un article est quand même fait pour être lu, donc partagé. Non ?

Enfin
, on voit parfois les boutons placés en haut (top) plutôt qu’en fin d’article (bottom). Cela reste un choix. On peut aussi les mettre sur le côté, ce qui est assez pratique quand ceux-ci descendent au fur et à mesure de votre lecture ; attention cependant à leur bonne fonctionnalité en cas de responsive design. On les trouve de plus en plus avant l’article.

Mais au terme d’une lecture entière, pour peu que le contenu soit assez long et que l’on ait envie de le partager, on peut se retrouver Gros-Jean comme devant, face à une absence de liens sociaux en bas, ce qui oblige l’internaute à remonter en haut du site…

Je ne dis ça, je ne dis rien, mais ma préférence reste logiquement à une présence de boutons de partage en bas d’article. (Et bien sûr, vous êtes libre de les placer à la fois en haut ET en bas.)

Bref, quel que soit le navigateur, et même si l’on n’est jamais à l’abri de défauts de leur part, notamment dus aux différentes versions, rappelons à tous les blogueurs et gestionnaires de sites de contenu de faire des tests. Parce que les boutons de partage restent indispensables.

Mon vœu pour 2014 ? Des boutons de partage qui ne font pas perdre de temps… 

Contenu : le roi est nu !

radis assiette #1On répète tous les jours que le contenu est ROI. Et c’est vrai.

Mais alors pourquoi est-il si souvent la cinquième roue du carrosse ?
Ou pire, qu’il soit obligé de courir tout nu derrière ?

Un site sans stratégie de contenu ne sert à rien.
Lire la suite “Contenu : le roi est nu !”

Rédaction Web : la facilité du content spinning

matrioshkaOn parle assez peu du terme spinning. Pourtant, ce qu’il cache se produit, hélas, depuis fort longtemps. Je veux parler du content spinning ou “essorage de contenu”.
En termes de production de contenu, c’est le fait de décliner un texte (un article, un billet), en le reprenant sous plusieurs formes stylistiques. Une pratique dont le seul leitmotiv est de séduire les moteurs de recherche…

De la rédaction robotisée en quête de référencement.

 

Pas d’éthique pour le black hat

imagesAu moyen de paraphrases, on change les termes pour créer différentes versions autour de la même information ou du même sujet. Cela se fait bien sûr automatiquement ou semi-automatiquement grâce à des logiciels qui vous délivrent de toute réflexion, tout en vous faisant gagner un temps non négligeable. Ce n’est pas un duplicata total, mais cela y ressemble. Simplement, on joue sur les mots.
En savoir plus.

Voici deux articles très intéressants à ce sujet :
Le Web à l’essorage
Google et le content spanning

Pour ma part, je ne suis pas pour cette façon de faire  – même si certains ont tendance à la rendre “propre” pour être adoubés par le white hat cette fois. Certains “rédacteurs” apparaissent même tout à fait décomplexés avec cette méthode, donnant des tuyaux à tout-va.

Cela me dérange, pas seulement parce que c’est à la fois déloyal et proscrit par Google, mais aussi parce que le style devient alors souvent n’importe quoi. Le texte est comme robotisé, sans âme. Car il en va également de la richesse du contenu, de sa pertinence, non pas en termes de SEO, mais de réflexion, d’interrogation, de forme (quid de la qualité de lecture ?), de réelle information, de qualité de débat, de partage, de transmission. Bref de hauteur de vue.

Nous sommes d’accord que la plupart des internautes lisent en diagonale. Mais pourquoi, au nom d’un enjeu de visibilité, leur présenter un style médiocre dû à des logiciels qui ne font pas dans la finesse ? Je suis persuadée que l’on peut allier les deux : informer et respecter le lecteur en lui offrant un style de qualité.

Cette pratique de content spinning va évidemment plus vite que de créer “à la main”, de rédiger différemment en cherchant soi-même les synonymes. Place aux logiciels. Mais c’est alors uniquement l’info qui prime, même si c’est mal écrit. On nivelle tout, on s’éloigne de toute personnalité. Vous me direz que le style passe au second plan lorsqu’il s’agit de délivrer de l’actualité brute où le temps compte davantage. Certes.

Toutefois, engorger le flux et nourrir inutilement l’infobésité – source de surchauffe des data centers –, en créant moult versions, tout cela pour arriver le premier… C’est dommage et un peu facile.

Un exemple de doublon inutile

Lu sur le figaro.fr… :
Premier article mis en ligne le 2 octobre :
Une rue des tontons flingueurs à Nantes
Second article mis en ligne le 4 octobre :
Les tontons flingueurs font du barouf à Nantes

En plus d’avoir exactement le même sujet décliné, quasiment les mêmes mots-clés et un ou deux liens identiques (et des photos en NB issues du même film évidemment) – sans parler des coquilles –, ce doublon d’info n’a eu que très peu d’effet, l’information ayant été reprise seulement localement par Presse Océan et Ouest-France.

et exemple n’apparaît peut-être pas flagrant, mais pourquoi le même sujet à deux jours d’intervalle, alors qu’il aurait suffit d’actualiser le premier pour ajouter un lien ? (Question naïve bien entendu). Ces journalistes n’ont-ils rien d’autre à se mettre sous la dent en matière de sujets pour leur rubrique Culture ?  Si l’info en elle-même est sympathique, le sujet pouvait amener à trouver des angles largement plus éloignés. Ou alors, ils ne se sont pas concertés…

Souvent indétectable

Le problème est que cette technique passe souvent inaperçue. Les lecteurs ne sont pas (plus) habitués à faire la différence. Il faut avoir beaucoup lu pour “sentir” la prose mécanique, c’est normal. Si un duplicata (appelons un chat un chat), se retrouve en pole position sur les moteurs de recherche, il affichera un style de moindre qualité que son original, écrit au tout départ.

Là encore, dommage, ne serait-ce que par respect à la fois pour la richesse de la langue et pour le lecteur (voir plus loin). Et ne parlons pas des abondantes coquilles qui viennent “enjoliver” ledit texte, qu’il soit écrit par un humain ou réécrit par un robot d’ailleurs…

Info jetable et info de qualité

Alors évidemment, vous pensez que ce n’est pas grave, que ce qui compte, c’est le fond, le contenu, en l’occurrence l’information, mue de surcroît par une course de vitesse permanente.

Je serais (éventuellement) d’accord lorsqu’il s’agit d’une simple info concernant un scoop ou l’actualité, si bien sûr celle-ci a été vérifiée. C’est d’ailleurs bien pourquoi cette technique se développe, même en white hat, prétextant une diffusion tous azimuts sur des supports variés qui demandent des aménagements (cible, longueur, etc.).

Il n’empêche que cette pratique reste bannie par Google et, pour une fois, nous sommes d’accord.

En revanche, un article de fond ne peut s’en accommoder. C’est là qu’intervient la différence entre une réflexion, un billet original, personnel, argumenté, sur un sujet X ou Y, venant apporter quelque chose à la communauté, et le tout-venant soumis au résultat “algorithmesque”.

Question de point de vue sur la rédaction Web…

Vous l’aurez compris, je suis davantage pour un contenu unique, au référencement naturel et non forcé, que pour une course à l’échalote. Ou, pour paraphraser, davantage pour la qualité que pour le matraquage.

Langage oral : des tics en rafale

0007644534Q-849x565Si vous avez une écoute attentive, il ne vous aura pas échappé que chacun d’entre nous peut présenter un tic de langage… (y compris votre serviteur). Il y a ceux qui débutent presque toutes leurs phrases par “c’est vrai que”, ceux qui placent un très agaçant “effectivement” ou “absolument” à tout bout de champ, ceux qui ont toujours besoin de commencer par “écoutez”, etc. De quoi vous faire dresser l’oreille !

.

Et vous, quel est votre tic de langage ?

Quelques fins de phrases :

… on va dire.       (Un des plus énervants ! Je ne l’ai jamais compris…)
… quelque part.  (Aussi énervant que le précédent.)
… voilà.                (Se place aussi bien en milieu de phrase qu’à la fin…)
… quoi.                 (Celui-là dépend des régions.)
… tu vois.
… d’accord ?        (S’entend souvent chez les parents s’adressant à leur enfant.)
… point barre.     (Un point, c’est déjà pas mal.)
mais pas que.  (A supplanté “mais pas seulement”.)
… ou pas.              (Ce tic récent est pratique en diplomatie. Mais, il peut devenir lassant.)

Quelques débuts de phrases :

Tout à fait…         (Quand il est répété dix fois.)
C’est vrai que…   (Idem.)
C’est clair…          
(Vient souvent en simple réponse, tout comme “carrément”.)
Sérieux…              (Erreur syntaxique qui a remplacé “Sérieusement”.)
En fait…
J’vais t’dire…
Disons que…       

Des erreurs récurrentes

Dire “entre parenthèses” au lieu de “entre guillemets”.
Ces expressions ne sont pas toujours utilisées à bon escient. Lorsque vous digressez (pour détailler une info ou pour donner un avis), vous ouvrez donc une parenthèse, que vous refermez ensuite, et vous pouvez le dire oralement.

Lorsque vous vous exprimez au figuré ou bien lorsque vous prononcez une phrase ou un mot de manière ironique par exemple, vous soulignez alors le fait que, bien sûr, c’est entre guillemets que vous le dites… Cela sous-entend un “si l’on peut dire” ou “si j’ose dire”.

Il y a aussi pêle-mêle : “j’veux dire”, “ça le fait”, “au taquet”, “genre”, “juste”, “malgré que”, “en même temps”, “attends”, “tu m’étonnes”, “grave”, “surréaliste”. Pour ce dernier terme, j’avoue avoir moi-même la fâcheuse manie de formuler un “c’est Star Trek”…

Il y en a ainsi des dizaines qui écorchent nos oreilles au quotidien. D’ailleurs, l’on s’aperçoit que ce sont toujours les mêmes qui passent en boucle. La plupart de ces tics malmènent la syntaxe du français sans états d’âme.

Concernant particulièrement le mot juste, on le retrouve très souvent placé n’importe où.

Par exemple : “C’est juste pas possible.” Cette expression, dont la syntaxe a été jetée aux oubliettes, est légèrement différente d’un simple “ce n’est pas possible”, puisque “juste” apparaît ici comme une notion de limite, venant appuyer un effet catégorique, sans autre alternative.

Inversement – et plus justement –, on l’utilise aussi pour souligner la simplicité d’une idée, d’une action : “C’est juste un petit bobo.

L’adverbe “TROP” qui revient comme un ronron

Impossible de ne pas avoir perçu ce phénomène de mode, très partagé chez les ados (ou alors vous habitez Pluton) : “trop pas” étant l’ultime expression pour le moins absconse.

Cette inversion, qui n’a absolument rien à voir avec “pas trop”, souligne l’intensité de la nature du sujet qualifié. Donc “trop pas” signifie ici “pas du tout !”.

L’adverbe “trop” doit en principe compléter un verbe (il travaille trop) ou venir renforcer un adjectif ou un autre adverbe (elle parle trop vite ; la mer est trop basse pour se baigner).

Mais ce “trop” est également mis à toutes les sauces. Certains l’utilisent sans s’en rendre compte dans presque toutes leurs phrases… Que de tics en stock !

Rappelons que le mot trop évoque l’idée de quantité et veut dire à l’excès, de manière démesurée. Cela me permet donc de faire cette pirouette en disant que “trop, c’est trop !”.

Des exemples ? Il vous suffit simplement de taper dans Twitter le hashtag #trop pour vérifier à la fois la popularité de ce tic et la moyenne d’âge des twittos…

Il est trop, lui” : trop quoi ? On ne sait pas. Utilisé à tort comme un adjectif, cet adverbe peut en effet prêter à confusion, aucun vrai adjectif explicite n’étant employé à la suite.

Du coup, cela peut sous-entendre tout et son contraire : par exemple, le fait d’être un drôle de zigoto mais dans un sens négatif (voleur, menteur, baratineur…) donc trop “mauvais” dans son attitude ; ou alors dans le sens positif (il est malin, il est beau, il est drôle, etc.).

Même si l’on peut évidemment comprendre ce qui est exprimé grâce au contexte de la conversation et/ou au ton employé, cette habitude de ne pas terminer une phrase ouvre la porte à toute sorte d’interprétations appauvrissant la liste d’adjectifs extraordinaires, autrefois proprement utilisés, réduits aujourd’hui à un seul et même ridicule petit mot.

Goody : essayez de répéter à haute voix ce mot devant votre chat : “trop, trop, trop trop, trop, trop, trop, trop, trop, trop, trop”… Il va vous adorer.

Le double sujet…

La cerise sur le gâteau : le tic qui s’est installé insidieusement dans notre langage courant est une forme grammaticale, ou plutôt un effet de style employé par à peu près tout le monde. Je veux parler du sujet utilisé deux fois de suite de manière systématique.

Exemples :
La pizza, elle est froide.” (Au lieu de “la pizza est froide”…)
L’ordi, il est cassé.” (Au lieu de “l’ordi est cassé”.)
Ma fille, elle veut changer son portable.. (Au lieu d’un simple “Ma fille veut changer son portable..)
Monsieur Trucmuche, il est au forum des entreprises” (Au lieu de “Monsieur Trucmuche est au forum des entreprises..)

Ce tic de langage – qui crée un pléonasme – a malheureusement atteint aussi les journalistes ou animateurs radio, ainsi que leurs invités, quels qu’ils soient. C’est une véritable épidémie.
“Trop la honte quoi !”

Un contenu de qualité doit être un pléonasme !

file000968573066Chaque rentrée rime souvent avec nouveauté…
Mais en termes de rédaction de contenu, une règle immuable semble prête à le rester : celle qui consiste à offrir un contenu de qualité.
Pourquoi ?
Parce que tous ceux qui se “nourrissent” sur le Web aiment en ressentir une satisfaction.

Un contenu devrait donc toujours tendre vers la qualité. Ainsi, la notion de “contenu de qualité” devrait être un pléonasme !

 

Qualitas : du latin “manière d’être”

Un contenu de qualité ? C’est un contenu utile…
D’accord, mais en réalité, au moins deux aspects se distinguent sur le Web :

(a) soit un contenu de qualité est considéré comme tel parce qu’il apporte du trafic (on recherche du chiffre, l’impact quantitatif passant avant le qualitatif au sens premier du terme) ;

(b) soit un contenu de qualité est considéré comme tel par la valeur de son information.
Les deux peuvent se retrouver parfois. Il n’en reste pas moins que tout ceci est très subjectif et dépend de nombreux paramètres qui pèsent dans la balance de vos objectifs.

Un contenu utile ? C’est un contenu qui a de l’intérêt. Lycée de Versailles d’ailleurs, on pourrait dire qu’un contenu intéressant est un contenu utile…
C’est un contenu qui va apporter quelque chose aux lecteurs. Mais pas forcément la même chose à tout le monde, ni de la même façon ; la valeur d’un contenu est à différents degrés.

Intérêt minimum : que le visiteur passe un moment agréable, sans ressentir qu’il perd son temps.

Intérêt maximum : que le visiteur reparte avec une information qu’il est content de savoir (ou qu’il savait déjà, mais qui le conforte) et/ou qui lui apportera une réflexion ou une réponse par rapport à sa propre activité et/ou, cerise sur le gâteau, une information qu’il partagera.

Nota : un contenu peut simplement faire sourire, faire rire, faire plaisir, faire réfléchir, rendre triste ou dubitatif, faire réagir, bref, toutes les réactions sont permises.

Qualités possibles pouvant caractériser un contenu :
original, informatif (du plus simple renseignement jusqu’au scoop), drôle, provocateur, explicatif, vendeur, partageur, riche d’exemples, revendicatif, analyste, bien écrit…

Dans ce flux continu et exponentiel d’informations venant grossir le Web chaque jour, qu’est-ce qui fait la différence d’un article par rapport à un autre ?
C’est justement la qualité, c’est-à-dire la valeur de son intérêt.

Or, ici, SEUL le visiteur-lecteur peut en juger, en ce qu’il conviendra à la fin de sa lecture que l’article lui aura apporté quelque chose.

Ne pas perdre son temps, apprendre, s’informer, se renseigner, savoir, réfléchir, argumenter, se former, jouer, acheter, rencontrer…, des millions d’internautes surfent pour des raisons diverses, à la recherche de données qui les satisferont.

Il peut s’agir d’une seule phrase qui sera venue apporter de l’eau au moulin d’une réflexion, ou bien d’un lien renvoyant à un contenu “miraculeux” (= encore plus intéressant).

La notion de valeur est donc très subjective.
Autant dire que si l’on souhaite apporter quelque chose aux futurs récepteurs, l’émetteur (le rédacteur) doit savoir à qui il s’adresse…

file0001513888393Cible à prendre au sérieux

Le rédacteur ne doit jamais oublier qu’il n’est pas seul au monde, qu’il écrit toujours pour autrui et qu’il doit avoir cet “autre” à l’esprit du début à la fin de sa rédaction.

Devant se le représenter (ou en tout cas en avoir une idée), il est donc impératif que chaque phrase qu’il tape soit sous-tendue par une capacité à se mettre à la place de l’autre. Empathie et psychologie sont par conséquent de rigueur, en plus du fait de maîtriser à la fois son sujet, sa façon d’écrire et les règles de la langue utilisée. Il s’agit de faire comme si le rédacteur était lui-même lecteur : “Qu’est-ce que j’aimerais lire ?”

Mais en dehors du champ marketing – où les vendeurs d’un produit connaissent en général assez bien le profil de leur clientèle habituelle ou de celle qu’ils visent –, définir une cible peut se révéler difficile.

En effet, on peut écrire pour plusieurs profils différents, le spectre étant très large, allant de pour tout le monde à pour soi. Les blogs personnels par exemple montrent souvent un journal intime plein d’autosatisfaction, centré sur la vie de son auteur : on écrit alors pour le plaisir.

Entre ces deux extrêmes, on sait que selon le thème abordé, le profil des lecteurs qui passeront par là sera plus ou moins le même ; on parle alors de “communauté” de “famille”, de “tribu”.

Mais il peut aussi y avoir deux ou trois profils de cibles différents dans un même lectorat, ce qui peut parfois rendre la rédaction plus complexe.

Et quand bien même on fait ce qu’il faut, on ne maîtrise ni son lecteur ni sa réaction au moment où il découvre un contenu, quelle que soit la forme de ce dernier. Une chose est sûre : on écrit parce que l’on a envie ou besoin de transmettre, de partager une information.

Dans cette démarche, on respecte l’autre. Si on le respecte, alors le contenu offert doit être de qualité ; d’où la nature potentiellement pléonasmique de la formule citée en titre.

Pourquoi offrir un contenu de qualité ?

  • Parce qu’un contenu “vide” ne sert à rien, n’apporte rien intellectuellement : il pollue la toile, prend de la place inutilement, encombrant au passage des datacenters déjà en surchauffe et écologiquement discutables pour la planète.
  • Parce qu’un contenu pauvre est contre-productif.
  • Pour l’information.
  • Parce que la médiocrité dessert à la fois les humains et le développement de la société.
  • Parce que le but est quand même de satisfaire ceux qui tomberont sur votre contenu.
  • Parce qu’il peut finir par être bien référencé.
  • Parce que on impact rejaillit aussi sur l’image de son auteur.

Nature et destin d’un contenu de qualité

La notion de “qualité” est ambiguë
Qui peut qualifier un contenu si ce n’est celui qui en aura retiré quelque chose de positif ?

Si vous rédigez un contenu que vous considérez comme de qualité (selon votre propre définition de la chose), par exemple une longue réflexion sur un sujet pointu, celle-ci sera peut-être lue par seulement deux ou trois personnes soit parce que votre blog n’est pas connu, donc peu fréquenté, soit parce que le référencement de votre article sera resté comment dire… intimiste (ou au bord de l’autoroute de l’information si vous préférez).
Or, votre article peut très bien avoir une seconde vie : trois mois, un an, voire deux ans plus

tard, alors qu’un internaute passe par là et l’apprécie, le voilà qui le remet sur le tapis en en parlant, en le partageant. Un article qui dormait au fin fond de la toile peut très bien connaître un buzz en décalage avec la date de sa parution.

Inversement, un contenu sans plus de qualité que l’information brute qu’il véhicule pour vendre un produit ou un service, peut très bien exploser en termes de nombre de lectures et de buzz, puis être aussitôt oublié (un clou chasse l’autre…) et terminer au cimetière des éphémères.

C’est en fait son “buzz” qui aura marqué mais pas forcément la qualité intrinsèque de son contenu (en général assez pauvre en matière de marketing publicitaire d’ailleurs).

C’est ce qui fait la “magie” d’Internet, et surtout son grand mystère. On voit bien ici que, même si l’on essaie de tout calculer, la vie et le destin d’un contenu restent aléatoires. S’il y avait une recette pour séduire les algorithmes de Google, cela se saurait. Mais…

Panda traque le contenu de qualité par le bon bout

La définition originelle de “qualité” a été dévoyée par l’appel de la technique et les algorithmes mis en place par les moteurs de recherche. Le mot juste qui prévalait autrefois pour magnifier une prose a perdu de son intérêt, remplacé par le mot-clé qui sera repéré…

Ainsi, bien rédiger tout en utilisant les mots-clés ad hoc – pas forcément les plus jolis ou adaptés au style – servant un hypothétique SEO, et tout en pensant à ses futurs lecteurs, est un équilibre sur trois axes assez rare à trouver. (J’ai expliqué l’an passé ce que je pensais sur la question du contenu et du SEO).

La plupart des référenceurs n’ont pas la même vision du terme “qualité” en ce qui concerne le contenu web : les objectifs ont changé et jusqu’à il y a peu (la tendance est heureusement à nouveau en train de changer), seuls les liens pointant vers le site, action appelée linkbaiting (la pêche aux liens) étaient encensés et recherchés au détriment du fond, de même que le backlinking (liens retour) et le netlinking (échanges ou achats de liens hypertextes, et pêche aux backlinks…) ; c’est l’aspect (b) de mon premier paragraphe.

En réalité, tout dépend de ce que vous souhaitez faire de votre contenu

S’il est voué au marketing et au buzz, alors l’approche du référencement sera privilégiée, peu importe si le contenu est pauvre.

Si votre démarche est celle d’une réflexion plus longue, sans enjeux économiques au bout, et à destination d’un groupe de lecteurs avertis, alors l’approche privilégiera une rédaction classique, centrée sur un sujet fourni et bien écrit (de manière naturelle).

Selon les objectifs de celui qui écrit, un contenu ne sera pas travaillé de la même manière, même si le but commun est quand même d’être lu.

Comme la célèbre phrase lancée au Capitaine Haddock “dormez-vous la barbe en dessous ou au-dessus de la couverture ?”, même si on a confiance dans l’intérêt de son sujet pour le lecteur, la question essentielle reste : dois-je rédiger pour plaire aux internautes ou pour plaire aux moteurs de recherche ? À vous de choisir la réponse pour pallier ce dilemme.

Conclusion

Vous l’avez compris, quelles que soient les interfaces, quels que soient les supports (numériques ou non) utilisés pour transmettre une information (donnée, actualité, publicité, réflexion nourrie, etc.), la valeur de l’information véhiculée est déterminée par celui qui le reçoit. Vous aurez beau faire votre maximum, dès publication, l’impact est quelque chose qui vous échappe.

Autrement dit, on ne peut pas vraiment affirmer qu’un contenu de qualité soit un pléonasme avant qu’il n’ait satisfait au moins un lecteur… C’est lui qui juge. Un contenu doit peut-être apporter un RSI, mais au bout, c’est l’internaute le vrai roi qui tranche…

Cela dit, essayer de faire en sorte qu’un contenu de qualité soit un pléonasme à chaque fois est un bel objectif !

Des contenus oui, des fautes non (1)

Oh là là, mais apportez-moi une gomme !Il est beaucoup question de contenu (production de, création de, rédaction de… comme vous voulez). C’est l’enjeu majeur du Web.

Concernant la communication globale d’une marque ou d’une entreprise, l’impact de son message sur son image ne passe pas seulement par le fond (ce qui est dit), mais aussi par la forme, et je ne parle pas uniquement du style.

Outre le contenu, une rédaction de qualité demande de faire aussi attention aux règles de la langue utilisée (grammaire, orthographe, syntaxe, ponctuation), particulièrement dans le cadre d’une communication professionnelle.
Des contenus oui, des fautes non !

Pour bien commencer la rentrée, voici un premier mémo sur les erreurs les plus fréquentes.

L’erreur numéro un (en tête de gondole si j’ose dire)

Elle est d’ordre grammatical :

QUELQUE(S) vs QUEL QUE (QUELLE QUE, QUELS QUE, QUELLES QUE)

Exemple 1

Cet article lu sur e-marketing, pourtant intéressant et pas mal écrit, aborde justement le sujet de l’image d’une entreprise, notamment en termes de communication. Nous découvrons un florilège de “quelque soit” (que le sujet soit singulier ou pluriel, masculin ou féminin, d’ailleurs) : paragraphes 2, 4 et 8.

Exemple 2

Cet article du jour lu sur Numerama (article tout aussi intéressant), dans le paragraphe qui suit la troisième puce concernant les préalables : “quelque soit le type de réseau”.
J’en lis ainsi des centaines par jour… Le problème est quand l’erreur apparaît sur des sites d’agence de communication, de publicité, de grande marque, ou dans des articles de presse…

Petit rappel

Si le terme en question est placé devant un adjectif, un nom ou un adverbe :

> on écrit “quelque” en un seul mot.

Si le terme en question est placé devant un VERBE :

> on le détache en l’accordant avec le sujet (masculin-singulier ; masculin-pluriel ; féminin-singulier ; féminin-pluriel). Quel devient en effet attribut du sujet et s’accorde avec lui.

Ce qui donne 

        • Quel que soit le contenu d’un site, celui-ci doit être irréprochable.
        • Quels que soient les sujets d’un blog, ceux-ci doivent intéresser.
        • Quelle que soit la cible, le storytelling est un bon moyen de communication.
        • Quelles que soient les règles, elles doivent être respectées.

Précisions

  • En cas de double sujet, c’est le masculin qui l’emporte. Par exemple : quels que soient les supports utilisés et la technique employée… ou bien quels que soient la date et le lieu de rendez-vous…
  • “Quelque” est utilisé soit comme adjectif soit comme adverbe : l’adjectif se réfère à une quantité (j’ai mangé quelques olives) ; l’adverbe s’accorde avec le sujet : quelque ambition qu’il ait, cela lui prendra du temps ; quelques objectifs qu’il impose, ses employés devront s’adapter ; à quelques mots-clés près, le SEO s’en ressent.
  • “Quel que” est une locution et le verbe employé après quel que ou quelque est au subjonctif… : quoi que je dise, il n’en tiendra pas compte. Quelques bêtises qu’il fasse, il s’en sortira toujours.

Pourquoi est-ce important ?

Pour l’impact que cela peut avoir sur l’image (de l’entreprise ou de l’auteur).
Pour le lecteur : cela peut avoir un impact psychologique gênant.

Autant, pour un simple blog d’un particulier, cela peut passer – après tout, on ne peut pas se rappeler de toutes les règles (nombreuses en Français !) –, autant lorsqu’il s’agit d’un article, d’une publicité, d’une information ou d’un billet de blog émanant d’une marque ou d’un professionnel, de telles erreurs peuvent avoir un effet négatif.

En effet, cela peut vouloir dire que le rédacteur n’a pas pris le temps de se relire, donc par extension qu’il se fiche un peu de sa cible… Inconsciemment, cela pourra aussi être pris pour une forme de mépris vis-à-vis du lecteur.

Conclusion : si la stratégie de contenu est primordiale, n’oubliez pas que le diable se cache dans les détails. 😉

Bonne rentrée !